Qu’est-ce qu’on fait quand…

…tout va mal sur un chantier et que les travaux n’avancent pas à notre goût?

On en commence un deuxième! :D

(excusez ma photo de piètre qualité)

Il y avait longtemps qu’on parlait d’aménager le salon, et j’ai enfin réussi à convaincre Alex que c’était le remontant dont on avait besoin. J’avais raison, nous avons passer un beau week-end à arracher, peinturer et reconstruire au son des chansons qu’on écoutait quand on était ado. Alex a posé de belles plinthes toutes belles, je suis super fière de son travail. Et on a essayé un gun à clous :) Outil efficace et satisfaisant… On a presque envie de ramasser nos sous pour s’en acheter un ;)

Ça ressemble pas mal plus aux rénovations telles que je les imaginais avant d’emménager : un projet de couple, de nouvelles expériences, des apprentissages, de gros outils, le sentiment d’accomplir quelque chose.

Le plafond et les moulures sont peints en Blanc nébuleux, et les murs en Argent brossé, deux couleurs de chez Benjamin Moore. J’ai été inspirée entre autres par ce billet de Door Sixteen (découvert récemment, et Oh! Que je l’adore!). Nos murs seront tous pâles, mais nos portes (de belles portes en bois à cinq panneaux) seront peintes en… NOIR!

Ah, que j’ai hâte :)

(Bien sûr, pour le moment ça n’a pas l’air de grand chose…)

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Les travaux sont terminés! Voici mon bureau…

Pour voir mon bureau avant la transformation, c’est par ici!

Ça y est, depuis quelques semaines, je travaille dans le nouveau bureau que j’ai rêvé, planifié, et monté de mes mains nues. En tout, ça aura pris près de 3 mois pour arriver à ce résultat. Planification, achats (au moins 10 aller-retours chez IKEA…), peinture, montage de ma table de travail en bois, assemblage des meubles, installation et décoration finale… Je n’ai pas fait de compromis (ou presque), je voulais une transformation complète, comme dans les émissions de décoration!

En ce qui concerne l’aménagement, j’ai assez bien respecté le plan que je m’étais fait au départ. Je crois que je peux en conclure qu’il était solide. Pour ce qui est de la décoration, toutefois, j’ai vraiment appris à découvrir mon style personnel. Il s’est imposé de lui-même, de façon naturelle, malgré mon idée initiale de faire un décor mêlant art déco et Hollywood Regency (à part le tissu des rideaux, il n’y a pas vraiment de traces de ces 2 styles). Ceux qui me connaissent me reconnaîtront dans cette pièce.

Mes deux gros défis ont été la pose du papier peint (encore!) et le placage de mon bureau.

(La courbe du bureau est créée par l’objectif de ma caméra… En réalité, c’est plus droit.)

Le ?$%#*?%& de papier peint

Vous voyez le beau papier peint dans le fond des bibliothèques? À peine? Et bien il est là, croyez-moi. Je le sais, je l’ai posé deux fois. DEUX FOIS!!! Je dois avoir le pire karma de papier peint au monde…

On s’y était pourtant prise comme des pros… Emmanuelle était venue pour m’aider, et on s’était transformées en machine à poser du papier peint. Coupe colle coupe colle. C’était rapide, précis, sans niaisage. J’étais fière de moi (de nous). Puis on a laissé sécher les fonds de bibliothèques nouvellement tapissés…

Lorsque je suis retournée les voir, pour m’assurer que tout était OK… Je ne suis pas sûre, mais je pense que j’ai crié. C’est encore un peu flou dans ma tête. Le choc, vous savez… Je ne m’en suis pas encore tout à fait remise. TOUT ÉTAIT DÉCOLLÉ!!! Gentiment, comme si on avait passé l’avant-midi à coller du papier peint avec de l’eau (question de se pratiquer, hein)!

J’avais pourtant acheté une colle plus forte que la dernière fois, mais les panneaux étaient trop lisses pour que quoi que ce soit y adhère. Bon. J’admets que j’avais un mauvais feeling en étendant la colle et en la voyant perler, mais je faisais confiance aux instructions du pot de colle : “Aucune préparation requise. Appliquez un apprêt si le mur est trop poreux”. Pas de problème, le mien est entièrement imperméable…

Alors voilà, finalement, on a sablé les panneaux, on a appliqué un apprêt à colle, puis on a appliqué la colle. Et ça tient encore.

Pour les portes, c’était ultra simple : les portes TOMBO sont faites expressément pour insérer du papier décoratif. J’ai découpé mon papier peint à la grandeur désirée, et je l’ai collé avec du papier collant double-face (j’en avais marre de la colle à papier peint!). C’est solide et ça tiens bien puisque c’est protégé par une vitre.

Le table-de-travail-qui-à-l’air-d’être-en-bois-mais-non

Ah! Ma table de travail… Que de recherches, que de cassage de tête pour en arriver à ce résultat.

On dirait qu’elle est en bois, mais il s’agit en fait de deux portes creuses bon marché que je me suis procurées à la quincaillerie, que j’ai assemblées à l’aide de goujons et de colle à bois, et que j’ai recouvertes de placage d’érable. J’ai ensuite teint et vernis le placage. Ça a l’air simple dit comme ça, mais c’est beaucoup de travail…

Si jamais vous vous ennuyez et que ça vous tente de faire le bordel et de relever un défi, posez du placage de bois. J’ai suivi les instructions de Manon et je m’en suis sortie indemne (ou presque… j’ai échappé un peu de verni sur une de mes paires de jeans -_-).

Ça vaut la peine, pour se faire dire “Ayoye! C’est TOI qui as fait ça?!” Ben oui. Ça a l’air qu’il y en a qui doutaient de mes compétences de menuisière… ;p

C’est où? C’est combien?

Ça n’intéressera pas tout le monde, mais moi j’adore quand les magazines incluent les prix et les endroits où ont été achetés les articles. Les prix sont en dollars canadiens et incluent les taxes (sauf les articles de chez IKEA) et les frais de transport. Ils sont parfois approximatifs (à cause des différents transferts de devises… et de ma mémoire).

Coin bureau

Peinture moulures et plafond, Blanc nébuleux, Benjamin Moore, 45 $. Peinture murs, Esquisse, Sico, 35 $. Modules BESTA, IKEA, 215 $ pour les 3. Portes TOMBO, IKEA, 135 $ pour les 3. Table plaquée en bois, environ 200 $ pour les matériaux et la patte. Plafonnier FADO, IKEA, 29.99 $. Tissu à rideau, Hollywood, Alexander Henry, 70 $. Pôle à rideau, Club Tissus, 30 $. Papier peint, Fern Living, 170 $. Tiroir pour clavier, Bureau en gros, 65 $. Cadres FANAHOLM, de 5.99 $ à 12.99 $, + 15 $ pour la peinture noire satinée en aérosol. Reproductions d’Å“uvres par Anne-Julie Aubry (une Française!), Art & Ghosts et Heisuke Kitazawa, moins de 50 $ pour l’ensemble. Cage d’oiseau, Home Sense, 18 $. Pot, champignon et plantes artificielles, Scarderra, 30 $. Escabeau BEKVÄM, IKEA, 19.99 $, + 13 $ pour la canne de peinture (j’aurais dû utiliser une peinture en aérosol). Tapis de protection pour le sol (pas très déco, mais…), Bureau en gros, 35 $.

Coin rangement

Console TROLLSTA, IKEA, 449 $. Modules BESTA, IKEA, 165 $ pour les 3. Portes TOMBO, IKEA, 60 $ pour les deux. Cadre FANAHOLM, 18.99 $. Reproduction, Heisuke Kitazawa, 30 $. Boites KASSETT, IKEA, de 6.99 $ à 11.99 $ par pairs. Range-revues KASSETT, IKEA, 4.99 $.

Coin avec les portes et le cadre

Cadre “Keep Calm And Carry On”, BluLima, 15 $. Vous ne voyez pas la poignée,mais elle est bien belle…

Remerciements

Certaines personnes m’ont extorqué des remerciements, alors voici :

Merci maman, Jeanine, Nicole, Emmanuelle et Alex. Vous avez de bonnes idées, vous êtes forts, vous êtes les meilleurs! :D

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Des cadeaux faits à la main, édition 2008

Voici mes suggestions de 2008 pour des cadeaux de Noël faits à la main :

  • Des chandelles dans des tasses de thé
  • Des cadres recouverts de tissus
  • Des mélanges à cocktails, du limoncello ou des bitters pour ajouter de la saveur à vos drinks
  • Une tartinade de caramel au bourbon et à la vanille
  • Un terrarium (l’assembler à l’avance, et le laisser vivre un peu pour s’assurer qu’il… survive)
  • Des cadres de bonbons, ou de tout autres objets
  • Des portraits en silhouettes
  • Un mobile d’oiseaux
  • Des assiettes ou des tasses personnalisées (la peinture spécialisée se trouve dans n’importe quel magasin de bricolage… Certaines nécessitent un temps de cuisson, d’autres non.)
  • Des boîtes, des pots à crayons, des ranges revue personnalisés (IKEA offre plusieurs items en bois que l’on peu décorer à notre goût. La peinture acrylique est très bien pour la peinture sur bois, et est disponible dans une variété de couleurs. Pour des effets spéciaux, essayez les diluants, les médiums, les produits craquelant, etc. N’oubliez pas la touche finale: le vernis!)
  • Des plateaux à gâteau faits d’assiettes vintage

Je crois que les gens apprécient de plus en plus les cadeaux faits à la main. Vos amis seront touchés que vous ayez pris le temps de leur confectionner quelque chose juste pour eux. Le secret du succès est dans la personnalisation, l’emballage et l’amour :)

Créez des thèmes de couleurs qui correspondent aux goûts de vos amis, utilisez leurs saveurs préférées pour aromatiser les recettes, n’hésitez pas à faire des clins d’Å“il à certains traits de leur personnalité, ou encore à utiliser des running gags ou des insides jokes que vous partagez. C’est l’occasion de faire du sur mesure, et de leur montrer que vous les écoutez!

Profitez de l’emballage pour solidifier votre thème : un emballage en tissus pour un cadeau en lien avec la couture, un papier imprimé en lien avec le cadeau, un emballage qui reprend ou complimente les couleurs du cadeau… Les retailles de tissus peuvent devenir des rubans ou des fleurs qui remplacent avantageusement les traditionnels choux. Soyez aux aguets pour de petits objets décoratifs (des bâtons de cannelle, de vieux bijoux, des petits baumes pour les lèvres, des décorations pour arbres de Noël miniatures, des sachets de thé, des ustensiles pour accompagner les cadeaux gourmands, etc.); accrochés à une boucle ils ajoutent une nouvelle dimension à l’emballage (et au cadeau!). Créativité et récupération, le meilleur combo pour des emballages qui ont de l’impact :)

Mais surtout: amusez-vous! Les cadeaux faits à la main ne sont pas nécessairement moins chers à offrir, mais ils vous permettent d’en avoir doublement pour votre argent: le plaisir de la confection et le plaisir d’offrir :)

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Bienvenue dans mon chantier :)

Enfin, voilà, je suis enfin prête à vous présenter la toute petite entrée de notre nouvelle maison. Elle a beau être petite, c’est une pièce importante, où ont lieu des transactions cruciales: c’est là qu’on reçoit les livreurs de pizza :)

Le lambris foncé sur les murs et au plafond et le papier-peint-texturé-vomi-de-bébé rendaient cette pièce plus oppressante qu’elle ne l’est réellement.

Après beaucoup de grattage (pas tant que ça… le papier peint s’enlevait étonnamment bien… sa seule qualité), pas mal de sablage, 5 couches de peinture, un rouleau de papier peint, un pot de colle qui ne colle pas, des tringles à rideaux aimantées, un peu de couture et bien du niaisage, je crois avoir réussi à rajeunir cette entrée et à l’avoir grandement rafraîchie. En tout cas, c’est comme ça que je l’imaginais dès que je l’ai vu, alors je suis satisfaite :)

  • Peinture: Blanc nébuleux, Benjamin Moore
  • Papier peint: Woods, Cole & Son
  • Rideau: Panneau de chez Ikea

Je vous ai déjà parlé de mon expérience douloureuse avec le papier peint, mais je n’avais pas élaboré sur le sujet. Même si je suis maintenant capable d’apprécier le fruit de cet effort, je dois dire que j’ai des spasmes juste à l’idée de devoir recommencer…

J’ai acheté mon rouleau chez Fabrics and Papers, une entreprise située en Angleterre. Le prix d’un rouleau était semblable à ce qu’il y avait sur les autres sites européens, mais les frais d’envois pour un seul rouleau étaient bien plus bas que partout ailleurs: ça ne m’a coûté que 13$! (si je voulais plus d’un rouleau, c’était pas loins de 50$, toutefois… bizarre) Et comme j’ai eu la chance de ne pas payer de frais de douanes, le coût total du rouleau s’est élevé à environ 130 CAD.

C’est un très bon prix, si on compare avec la boutique Rose and Radish, dont le prix de détail pour un rouleau de Woods est de 195$ US. Si j’avais voulu me procurer ce papier peint localement, la boutique Empire à Montréal (selon mes recherches, les seuls distributeurs grand public de la marque Cole and Son au Québec) m’offrait de commander un rouleau pour 275 CAD. Je suis folle dingue de ce papier peint, mais ces prix me font grincer des dents…

Bon à savoir lorsqu’on compare les prix: quand on parle de papier peint, on parle souvent de “double-roll”. Eh bien sachez qu’un “double-roll” n’est pas nécessairement le double d’un rouleau. Généralement, tous les papiers peints viennent en rouleau double, puisque ça permet d’avoir de plus grandes longueurs sans coupures. Comme c’est pas mal la norme, plusieurs boutiques ne mentionnent pas le “double”. Ainsi donc, Rose and Radish vend un double rouleau de 33 pieds, tandis que Fabrics and Papers vend un rouleau de 10 m. Lequel est plus avantageux? Les deux sont exactement de la même longueur! Je tenais à le mentionner, parce que j’ai vu plusieurs personnes, sur le blog de Decor8, entre autres, faire l’erreur de croire qu’ils achetaient un rouleau plus long…

Lorsque j’ai reçu mon rouleau (à peine 10 jours plus tard), je me suis mise à la recherche de colle pour l’appliquer. Sur le site de Cole and Son, on conseille l’utilisation d’une colle à base d’amidon. J’ai fait plusieurs magasins (magasins spécialisés en décoration et grandes surfaces pour la rénovation), mais le choix était très pauvre (exactement la seule et même marque partout). J’ai finalement opté pour une colle à la cellulose, qui semblait être la plus douce. Bien qu’elle n’ait pas abîmé le papier peint, elle collait très peu, ce qui a rendu la pose vraiment infernale. Je regrette de ne pas avoir fait plus de démarche (auprès d’Empire, par exemple) pour me procurer la colle exacte.

Enfin, ce qui n’a pas aidé mon calvaire, c’est d’avoir acheté une quantité trop juste de papier peint. J’en avais suffisamment pour couvrir mon mur, mais étant donné la grosseur du motif, il y avait des pertes, et j’ai dû rabouter quelques bouts. À un endroit, on peut voir que j’ai collé cinq morceaux (CINQ!) pour couvrir une longueur de mur. Personne n’a vraiment remarqué (ou personne n’a osé faire de commentaires, étant donné le trémolo dans ma voix et les veines de mon cou qui palpitent chaque fois que le sujet de mon papier peint est abordé…), mais c’est là. JE le sais. Cinq morceaux. CINQ! Et puis, même s’il vaut mieux commencer dans un petit espace, poser du papier dans l’équivalent d’une cabine téléphonique a tendance à accentuer la moindre tendance claustrophobe (vous saviez que l’adjectif claustrophobique n’existe pas? Je trouve pourtant que ça sonne bien).

Et est-ce que je vous ai dit que tout ce temps, mon amoureux jouait sur la PlayStation juste à côté de moi? Eh! Il a bien voulu m’aider quelques fois, mais, vous savez, les hommes ne font pas de très bons assistants. Si moi je dois me taper des heures à rester plantée près de lui pour tenir des clous et passer des outils, lui, en revanche, avait bien du mal à rester debout pour “seulement” veiller à ce que le papier peint ne me tombe pas dessus… Mais je le comprends: il valait mieux se tenir loin de moi ce jour-là ;) Pour sa défense, il avait pris congé du boulot afin de se reposer. Il a travaillé tellement fort sur le reste de la maison… Et le papier peint, c’était MON idée et MON projet. Je ne lui en veux donc pas, même si sa présence détendue et joyeuse était irritante sur le moment.

Ouf! Merci de m’avoir écoutée. Je ne pensais pas qu’il m’en restait autant sur le cÅ“ur après autant de temps (ça fait deux mois, quand même…). Est-ce que je vais reposer du papier peint? Oui, sûrement. C’est trop beau. Mais je crois que je vais m’en tenir à couvrir des fonds de bibliothèques, des paravents, ou des trucs du genre.

Et si vous venez chez moi: pas de doigts sur les murs de mon entrée, compris? :D

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Joies de propritétaires…

Quatre mois après le déménagement, il est temps que je fasse une pause pour réfléchir à tout ce qui s’est passé dans les derniers mois. Notre emménagement dans la nouvelle maison n’a pas été de tout repos, et on a testé nos limites (limite de caractère, limites de notre couple, limite de notre énergie, limite de crédit), et tout ce qu’on m’avait dit et que je ne voulais croire s’est révélé vrai (”vous allez voir, c’est dur pour le couple, les rénovations”, “vous verrez, la première année c’est la plus difficile pour les finances”, “vous ne serez pas capable de tout faire en même temps”, et un million d’autres trucs plates à entendre, mais oh! combien réalistes…).

De notre cuisine et notre salle de bain à refaire, on s’est finalement concentré sur la cuisine. L’horrible salle de bain bleue et moisie que je qualifiais d’absolument intolérable est “vivable”, en fin de compte, et on l’endurera le temps qu’il faut pour régénérer notre porte-feuille. La cuisine a été toute une aventure, et on est très heureux de ne pas avoir entrepris les deux projets en même temps.

Parlons-en de la cuisine. Je n’ai pas encore pris les photos (on a terminé de peinturer dimanche seulement, je posais les rideaux ce soir, et il manque encore la touche “déco”…), mais j’y cuisine déjà depuis le début de juillet. J’avais une revanche à prendre, après 2 mois de resto et de take-out (et quelques livres en plus, ne se le cachons pas). Le résultat? Presque tout ce que j’avais souhaité. Niveau fonctionnalité, c’est pratiquement parfait. Je l’ai réfléchie tellement longtemps! Mais bon, il fallait faire avec le budget (qui nous limitait au préfabriqué), les disponibilités, notre talent limité (dans certains cas), et notre peu d’expérience. Elle est bien belle, mais disons qu’après tant d’effort (et d’argent, bordel!), on est un peu plus critique. Et puis Ikea a le don de sortir de nouveaux items juste comme on vient d’installer notre dernière acquisition. Peut-être que j’écoute trop d’émission de déco et que ça me rend un peu folle. Peut-être aussi qu’il faudra un peu de temps pour ressentir la simple fierté d’avoir monté cette cuisine à partir de rien, plutôt que de revivre le stress et la fatigue de cette épreuve chaque fois que je pose les yeux dessus…

En plus de la cuisine, il y a eu le semi-aménagement de notre chambre: on y a installé un super système de garde-robe qui fait tout le mur… Depuis le temps qu’on en rêvait, après le minuscule garde-robe qu’on partageait dans notre ancien appartement. C’est le meuble le plus difficile que j’aie monté de ma vie. Ça a pris 4 jours! Le meuble était trop gros pour être monté sur le sol, puis redressé: on a dû l’assembler debout! Des heures de plaisirs (et de sacres, et de soupirs). Merci à Fred et Karine pour leur aide ;)

Puis il y a eu la peinture des plafonds de l’entrée et du couloir (cinq couches chaque, oui madame!).

Et le tab%&?@?$&*@$?* de papier peint importé pas précollé que j’ai posé dans l’entrée (plus jamais!).

Et les deux (on s’est arrêté là, mais il y aurait pu en avoir plus, j’en suis certaine) machines d’air conditionné qui ont: 1) cessé de fonctionné; 2) brisé 2 de nos fenêtres (une belle infiltration d’eau nous laisse avec un beau travail de joints et de peinture à refaire).

Et les fenêtres fantômes du sous-sol: d’anciennes fenêtres qui ont été condamnées en broche à foin par un cabochon. Résultat: l’eau ruisselle sur les murs… en arrière de nos boîtes électriques!!!

Pleins de surprises, d’apprentissages et de leçons. Je sais que tous ceux qui ont déjà passé par là on le sourire en coin et se disent “ils n’ont encore rien vu!”. Je ne tiens pas à le savoir, merci bien. Il faut ménager le peu d’enthousiasme et de naïveté qu’il nous reste.

Un sentiment amer/heureux à la fois. On espère se reposer cet hiver (on n’a pas eu de vacances cet été). Croisons nos doigts pour que le ciel ne nous tombe pas sur… non, je suis mieux de ne rien dire pour ne pas nous attirer de malheurs!

(Un soir, on a réécouté le vieux film “La foire aux malheurs” (”The Money Pit”), avec Tom Hanks. Ce n’est pas très bon, mais ça faisait du bien du voir pire que nous. Même si on riait jaune parfois…)

(Et puis, est-ce que je suis normale si, même si je suis totalement écoeurée des rénovations, j’ai envie de recommencer ailleurs en sachant tout ce que je sais maintenant? On devrait avoir droit à un coup de pratique!)

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