23 Apr
Une alternative aux papiers peints
Anne-Laure, du site Au présent du subjectif, m’a envoyé une question dernièrement, et en tentant d’y répondre, j’ai pensé que l’information pourrait vous intéresser.
Psss! Anne-Laure, j’ai répondu à ma façon habituelle (longue et noyée dans tout ce que j’avais envie de dire), sans m’adresser précisément à toi. J’espère que tu trouveras quelques gemmes d’informations utiles dans tout ça ;)

[...] Parmi mes idées farfelues, il y a celle de tapisser une pièce (ou un mur pour commencer) avec autre chose que du papier peint. Je pensais a priori à des pages de livre. Papier plus épais et qui jaunit moins, il me semble, que du papier journal, mais contenu pas trop dense quand même (pour pas avoir un effet chargé comme avec un mur tapissé de photos). Ça pourrait être des textes étrangers, ou des partitions de musique… pourquoi pas?! ;)
Mais je me demande comment faire ça proprement. [...]
Qu’est-ce que tu penses de ça toi? Tu ferais comment? [...]
Il y a un moment déjà que je m’intéresse aux alternatives au papier peint pour tapisser mes murs… Il y a tellement de possibilités créatives et (très important!) économiques. C’est donc avec plaisir que j’ai fait quelques recherches pour répondre à cette question.
Tout d’abord, je me dois de faire une remarque rabat-joie : si vous ne pensez pas rester une éternité dans votre logement, il est important de garder la valeur de revente en tête avant d’entreprendre des projets. Au Québec, c’est très important, et il ne faut rien faire de trop créatif ou extravagant, au risque de faire peur aux acheteurs. Après avoir visionné des centaines de House Hunter, je crois que je peux conclure que les acheteurs ne sont généralement pas emballés par les projets de bricolage des autres :) Peut-être est-ce différent dans d’autres villes, à Paris par exemple, où le marché de l’immobilier semble si saturé que n’importe quoi peut se vendre sans problème… Mais, il me semblait important de soulever ce possible problème ;) Généralement, quand j’ai des idées trop farfelues, mon amoureux me ramène les pieds sur terre.
Méthode suggérée
Si je voulais tapisser une pièce de pages de livres (mais ça pourrait aussi être des partitions de musiques, comme le suggérait Anne-Laure, ou alors du papier d’origami, du papier fin, des cartes du monde, du papier d’emballage, etc.), je m’y prendrais de cette façon :
- Apprêt : J’appliquerais un apprêt à mur, pour bien préparer la surface (il est important que le mur soit bien blanc, car on verra sûrement la couleur au travers des pages). Si votre mur est déjà blanc et en bon état, vous pourriez remplacer cette étape par l’application d’un apprêt pour colle à papier peint.
- Colle : J’utiliserais une colle à papier peint (on applique généralement la colle sur les murs, et on colle ensuite le papier).Certaines personnes recommandent un mélange 50/50 de colle acrylique et de colle à papier peint (la colle à papier peint est un peu moins forte que la colle acrylique) lorsqu’on désire coller un autre matériel que le papier peint. On a ainsi une colle qui tient bien (grâce à l’acrylique), et qui est anti-moisissure et tout le fatras des colles à papier peint. Il pourrait être intéressant de tester la colle sur vos pages, pour vous assurer que l’encre ne coule pas…
- Lissage : Comme lors de la pose de n’importe quelle papier peint, il faut prendre soin de lisser le papier une fois qu’il est au mur pour enlever toutes bulles d’airs. Le procédé devrait être facilité par la petite taille des pages de livres, mais il faudra faire attention pour ne pas abîmer le papier, qui est plus fragile que le papier peint. J’utiliserais un petit rouleau à papier peint, qu’on peut se procurer dans toutes bonnes quincailleries.
- Attente : J’attendrais que la colle soit bien sèche. Parfois, les bulles d’airs apparaissent tardivement. S’il reste des bulles d’airs, vous devrez les crever à l’aide d’une petite incision, et lisser. Soyez patient, attendez au moins 24 heures.
- Couche de protection : Je couvrirais ensuite mes pages collées d’un vernis au polyuréthane mat (ou d’un autre fini, dépendant du degré de brillance recherché). Je ferais des tests sur une page du livre avant, question de voir si la couleur de la page change avec le vernis. Certains vernis jauniront la page, ce qui peut donner un effet “antique” intéressant, si c’est ce que vous cherchez. Vous pouvez aussi délibérément choisir un vernis légèrement teinté.
À propos de la colle, Anne-Laure me demandait :
J’ai lu des trucs sur la colle Mod podge, qui permettrait plus ou moins de coller et de vernir en même temps si j’ai bien compris…
Je ne crois pas que ce serait un bon choix pour cette application. Il me semble que ça pourrait coûter cher à utiliser sur une si grande surface. De plus, la colle Mod podge reste toujours collante. Il faut appliquer un produit par-dessus pour enlever cet effet, alors on ne peut pas dire qu’on sauve une étape en collant et vernissant en même temps…
Exemples glanés sur le Web
Voici un exemple d’une pièce qui a été tapissée avec la méthode que j’ai décrite. Le vernis utilisé est ambré (un choix malheureux, à mon avis… mais, vous savez, les goûts et les couleurs…). Évidemment, cette méthode est permanente et promet un beau calvaire aux chanceux qui voudront s’en débarrasser.
Sur Curbly, on a tapissé un mur de pages de journaux. On suggère d’appliquer nos pages à l’aide de papier collant à double face, ou d’un mélange de colle Elmer et d’eau (selon leur dire, ce mélange serait même écologique, puisque cette colle est non toxique!). On ne parle pas de vernis. Facile, mais est-ce que ça tient bien? Est-ce que ça s’entretient bien? Ça me semble être une méthode temporaire, histoire de faire un shooting pour un magazine, ou épater la galerie pour quelques mois. Plus longtemps que ça, ça doit accumuler la poussière et d’autres trucs (je me souviens avoir trouvé de vieilles araignées derrière mes affiches lorsque j’étais ado… beurk!). Avec mes allergie et ma sensibilité à la poussière, ça me semble une méthode moyenne. Mais si ça vous convient, pourquoi pas?
Sur un des sites de Better Homes and Gardens, on suggère d’installer d’abord une doublure à papier peint (je ne suis pas sûre de la traduction, n’ayant pas réussi à trouver le produit en français… En anglais, ils appellent ça “wallpaper lining”). Il s’agit d’une couche de papier à installer avant le papier peint (ou, dans notre cas, nos pages de livres). C’est habituellement utilisé sur les murs avec des imperfections, mais dans le cas d’un projet comme le nôtre, ça faciliterait la tâche au moment d’enlever les pages (parce qu’il viendra, tôt ou tard). L’avantage, c’est que vous n’aurez pas à gratter individuellement chaque page que vous aurez posée. Le désavantage, c’est qu’on perd un peu le principe d’économie et de facilité d’application…
Voici un autre exemple relevé sur le site Apartment Therapy. Aucun détail n’était partagé quant à la méthode utilisée. En tout cas, comme le faisait remarquer quelqu’un dans les commentaires, si vous recouvrez vos murs de salle de bain ainsi, vous ne manquerez jamais de lecture sur le trône ;)
Moi, personnellement, je…
Comme vous pouvez le voir, l’idée est simple, mais les résultats diffèrent. Personnellement, je ne ferais JAMAIS un mur entier. Les méthodes temporaires ne me semblent pas satisfaisantes (question propreté, allergies, et facilité à enlever versus facilité à poser), et les méthodes permanentes (avec vernis) présagent de beaux dégâts au moment d’enlever.
Ce que je tenterais, toutefois, c’est d’essayer cette technique à plus petite échelle (d’autant plus sage si vous n’êtes pas particulièrement bricoleur). Autant on peut être créatifs dans le choix des matériaux, autant on peut l’être dans le choix de la surface sur laquelle appliquer notre papier peint (ou simili papier peint, selon). Quelques idées en vrac (les photos ont été prises sur le site de Martha Stewart) :

- Recouvrir un meuble, comme une tête de lit, une bibliothèque, un dessus de table, un coffre, etc.
- Recouvrir un support plat de grand format, comme une planche de MDF ou de bois, pour ensuite l’accrocher au mur, ou simplement le déposer contre le mur.
- Transformer des portes ordinaires en appliquant un motif sur une section, et en encadrant le motif de cimaises (bordures).
Ces projets me semblent tout indiqués pour apprivoiser la méthode, et ils ont l’avantage de pouvoir vous suivre si vous déménagez :)
Psss!
Avez-vous déjà tenté quelque chose de semblabe? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires!
Est-ce que vous avez une question sur laquelle vous aimeriez connaître mon avis (qui ne vaut pas mieux que celui d’un autre, mais à défaut d’avoir l’autre…)? Vous n’avez qu’à visiter cette page pour trouver mon adresse courriel :)
25 Mar
Que pouvez vous tirer des rénovations de mon bureau?
Ce que j’aime le plus des émissions ou des magazines de décoration, c’est lorsque je peux en tirer quelque chose à appliquer à mon propre décor. Ce n’est pas toujours évident de voir ce que l’on peut retirer du projet de décoration d’un autre : le contexte peut être diamétralement opposé (budget, ressources disponibles, grandeurs de la pièce, etc.), ou alors le style particulier peut être tellement loin du nôtre qu’il nous empêche de voir les idées qui se cachent derrière. Je me suis donc amusée à relever les idées générales de mon projet qui pourraient être reprises dans des décors différents et s’adapter à d’autres styles.

Concevoir des meubles pseudo-custom
à partir de modules IKEA
Je trouve qu’on peut souvent amener un design à un niveau supérieur lorsqu’on conçoit des meubles sur mesure pour notre espace et nos besoins. Plutôt que de laisser le mobilier modeler l’organisation de l’espace, on part de nos besoins pour modeler le mobilier qui s’intégrera parfaitement à l’espace! Non seulement c’est plus fonctionnel, mais c’est également plus personnel. La façon facile pour les gens ordinaires (qui, comme moi, ne sont pas Sarah Richardson, n’ont pas accès à un menuisier/charpentier et/ou n’ont pas un budget illimité), c’est d’utiliser des modules IKEA. Il n’y a pas de raison pour que les modules de cuisine soient limités à la cuisine, ou pour que les modules BESTA soient confinés au salon. Avec le choix de portes disponibles et la possibilité de les modifier à votre goût, la seule limite est celle de votre imagination (et des grandeurs disponibles).
Poser le papier peint ailleurs que sur vos murs
Dans mon cas, le papier peint est la seule touche “vu dans un magazine de déco” que je peux me payer… et encore, je ne peux m’en payer qu’un seul rouleau! Qu’à cela ne tienne, même en petite touche, le papier peint ajoute de l’intérêt à une pièce, et transforme des meubles génériques en créations uniques!
et pourquoi s’arrêter au papier peint?
Vous n’êtes pas prêts à vous permettre ce petit luxe (il faut tout de même avoir un certain coup de cÅ“ur pour justifier le coût d’un rouleau qui s’élève souvent au-dessus de 100$) ? Regardez du côté des papiers d’emballage ou des papiers fins dans des boutiques comme L’Essence du papier ou DeSerre. Si vous vous sentez capable, vous pouvez même créer votre propre motif à l’aide d’un pochoir (merci Valérie pour l’idée!).
Utiliser des portes creuses
Les portes creuses, c’est mon coup de cÅ“ur découverte personnel. Comme elles sont creuses, elles sont plus légères qu’une planche de MDF ou de bois. Comme elle viennent en plusieurs profondeurs, elles peuvent servir de bureau, de table de bricolage, de comptoir, de tablettes… Bref, c’est la surface plane par excellence! Et n’allez pas croire qu’elle est moins solide parce qu’elle est creuse… Elles cachent habituellement un système de colonnes en carton pouvant supporter un bon poids. Bien entendu, c’est comme n’importe quoi, il existe plusieurs qualités de portes. À vous de tester leur résistance avant d’entreprendre votre projet. On en trouve à bon prix dans toutes les quincailleries, ou alors on peut récupérer des portes qui ont déjà servi.
Investir dans un couteau à passe-partout
Si vous avez plus d’une Å“uvre à encadrer, ça peut valoir la peine d’investir dans un couteau pour la coupe de passe-partout. Dans mon cas, le couteau m’a coûté le même prix que si j’avais fait faire mes passe-partout par un professionnel. Mon achat est déjà rentable, et je ne l’ai utilisé que pour une pièce! Je prépare un autre article à ce sujet, qui devrait paraître d’ici peu ;)
Cage d’oiseaux + plante = yé!
Voilà , ça dit tout. Une plante ajoute immédiatement de la vie à une pièce (même si elle est en plastique, comme la mienne!), et les cages d’oiseaux sont à la mode ces temps-ci. Et même si elles ne l’étaient pas, le résultat va toujours rester joli :) Bon, j’admets, ce n’est pas pour tous les décors…
J’ai créé mon montage avec un pot à fleurs pas trop lourd, un carré de mousse synthétique pour piquer mes plantes, et 2 branches de plantes tombantes artificielles. Une seule branche se sépare en plusieurs lianes, et je les ai toutes séparées à l’aide d’un ciseau très coupant conçu exprès pour couper les plantes artificielles. J’avais ainsi plus de contrôle pour modeler la forme de ma plante, sa façon de tomber, et sa façon de se faufiler à travers les barreaux de ma cage.
Ça prend un peu de patience; j’ai recommencer 3-4 fois avant d’obtenir le résultat que je voulais, mais maintenant j’ai une plante qui sera verte à longueur d’année et que je n’ai pas besoin d’arroser (et qui attire moins mon chat qu’une vraie plante).
La peinture en aérosol pour personnaliser les objets
Combien de fois avez-vous vu un objet intéressant… mais pas de la bonne couleur? Si l’objet n’est pas très cher, pourquoi ne pas tenter de le peinturer? Personnellement, c’était la première fois que j’utilisais la peinture en aérosol et j’ai adoré :) C’est rapide et le résultat est très professionnel. Petit conseil toutefois : vaut mieux attendre l’été, car ça sent très fort et que vous risquez de faire du dégât. J’avais installé des housses dans mon sous-sol, mais la peinture est allée bien au-delà . Et ça a senti la peinture pendant des jours… Yeurk!
Mais surtout…
Au risque de faire gnangnan, s’il y a quelque chose dont j’aimerais vous convaincre (enfin, celles qui en doutaient), c’est que vous êtes capables! Capables de vous dégager un peu de temps pour bricoler! Capables de concevoir un projet de rénovation de A à Z! Capables d’entreprendre les travaux! Capables de les terminer (oui! oui!)! Capables de réaliser votre vision! …et même de la dépasser!
23 Mar
Les travaux sont terminés! Voici mon bureau…
Pour voir mon bureau avant la transformation, c’est par ici!
Ça y est, depuis quelques semaines, je travaille dans le nouveau bureau que j’ai rêvé, planifié, et monté de mes mains nues. En tout, ça aura pris près de 3 mois pour arriver à ce résultat. Planification, achats (au moins 10 aller-retours chez IKEA…), peinture, montage de ma table de travail en bois, assemblage des meubles, installation et décoration finale… Je n’ai pas fait de compromis (ou presque), je voulais une transformation complète, comme dans les émissions de décoration!
En ce qui concerne l’aménagement, j’ai assez bien respecté le plan que je m’étais fait au départ. Je crois que je peux en conclure qu’il était solide. Pour ce qui est de la décoration, toutefois, j’ai vraiment appris à découvrir mon style personnel. Il s’est imposé de lui-même, de façon naturelle, malgré mon idée initiale de faire un décor mêlant art déco et Hollywood Regency (à part le tissu des rideaux, il n’y a pas vraiment de traces de ces 2 styles). Ceux qui me connaissent me reconnaîtront dans cette pièce.
Mes deux gros défis ont été la pose du papier peint (encore!) et le placage de mon bureau.
(La courbe du bureau est créée par l’objectif de ma caméra… En réalité, c’est plus droit.)
Le ?$%#*?%& de papier peint
Vous voyez le beau papier peint dans le fond des bibliothèques? À peine? Et bien il est là , croyez-moi. Je le sais, je l’ai posé deux fois. DEUX FOIS!!! Je dois avoir le pire karma de papier peint au monde…
On s’y était pourtant prise comme des pros… Emmanuelle était venue pour m’aider, et on s’était transformées en machine à poser du papier peint. Coupe colle coupe colle. C’était rapide, précis, sans niaisage. J’étais fière de moi (de nous). Puis on a laissé sécher les fonds de bibliothèques nouvellement tapissés…
Lorsque je suis retournée les voir, pour m’assurer que tout était OK… Je ne suis pas sûre, mais je pense que j’ai crié. C’est encore un peu flou dans ma tête. Le choc, vous savez… Je ne m’en suis pas encore tout à fait remise. TOUT ÉTAIT DÉCOLLÉ!!! Gentiment, comme si on avait passé l’avant-midi à coller du papier peint avec de l’eau (question de se pratiquer, hein)!
J’avais pourtant acheté une colle plus forte que la dernière fois, mais les panneaux étaient trop lisses pour que quoi que ce soit y adhère. Bon. J’admets que j’avais un mauvais feeling en étendant la colle et en la voyant perler, mais je faisais confiance aux instructions du pot de colle : “Aucune préparation requise. Appliquez un apprêt si le mur est trop poreux”. Pas de problème, le mien est entièrement imperméable…
Alors voilà , finalement, on a sablé les panneaux, on a appliqué un apprêt à colle, puis on a appliqué la colle. Et ça tient encore.
Pour les portes, c’était ultra simple : les portes TOMBO sont faites expressément pour insérer du papier décoratif. J’ai découpé mon papier peint à la grandeur désirée, et je l’ai collé avec du papier collant double-face (j’en avais marre de la colle à papier peint!). C’est solide et ça tiens bien puisque c’est protégé par une vitre.
Le table-de-travail-qui-à -l’air-d’être-en-bois-mais-non
Ah! Ma table de travail… Que de recherches, que de cassage de tête pour en arriver à ce résultat.
On dirait qu’elle est en bois, mais il s’agit en fait de deux portes creuses bon marché que je me suis procurées à la quincaillerie, que j’ai assemblées à l’aide de goujons et de colle à bois, et que j’ai recouvertes de placage d’érable. J’ai ensuite teint et vernis le placage. Ça a l’air simple dit comme ça, mais c’est beaucoup de travail…
Si jamais vous vous ennuyez et que ça vous tente de faire le bordel et de relever un défi, posez du placage de bois. J’ai suivi les instructions de Manon et je m’en suis sortie indemne (ou presque… j’ai échappé un peu de verni sur une de mes paires de jeans -_-).
Ça vaut la peine, pour se faire dire “Ayoye! C’est TOI qui as fait ça?!” Ben oui. Ça a l’air qu’il y en a qui doutaient de mes compétences de menuisière… ;p
C’est où? C’est combien?
Ça n’intéressera pas tout le monde, mais moi j’adore quand les magazines incluent les prix et les endroits où ont été achetés les articles. Les prix sont en dollars canadiens et incluent les taxes (sauf les articles de chez IKEA) et les frais de transport. Ils sont parfois approximatifs (à cause des différents transferts de devises… et de ma mémoire).
Coin bureau
Peinture moulures et plafond, Blanc nébuleux, Benjamin Moore, 45 $. Peinture murs, Esquisse, Sico, 35 $. Modules BESTA, IKEA, 215 $ pour les 3. Portes TOMBO, IKEA, 135 $ pour les 3. Table plaquée en bois, environ 200 $ pour les matériaux et la patte. Plafonnier FADO, IKEA, 29.99 $. Tissu à rideau, Hollywood, Alexander Henry, 70 $. Pôle à rideau, Club Tissus, 30 $. Papier peint, Fern Living, 170 $. Tiroir pour clavier, Bureau en gros, 65 $. Cadres FANAHOLM, de 5.99 $ à 12.99 $, + 15 $ pour la peinture noire satinée en aérosol. Reproductions d’Å“uvres par Anne-Julie Aubry (une Française!), Art & Ghosts et Heisuke Kitazawa, moins de 50 $ pour l’ensemble. Cage d’oiseau, Home Sense, 18 $. Pot, champignon et plantes artificielles, Scarderra, 30 $. Escabeau BEKVÄM, IKEA, 19.99 $, + 13 $ pour la canne de peinture (j’aurais dû utiliser une peinture en aérosol). Tapis de protection pour le sol (pas très déco, mais…), Bureau en gros, 35 $.
Coin rangement
Console TROLLSTA, IKEA, 449 $. Modules BESTA, IKEA, 165 $ pour les 3. Portes TOMBO, IKEA, 60 $ pour les deux. Cadre FANAHOLM, 18.99 $. Reproduction, Heisuke Kitazawa, 30 $. Boites KASSETT, IKEA, de 6.99 $ Ã 11.99 $ par pairs. Range-revues KASSETT, IKEA, 4.99 $.
Coin avec les portes et le cadre
Cadre “Keep Calm And Carry On”, BluLima, 15 $. Vous ne voyez pas la poignée,mais elle est bien belle…
Remerciements
Certaines personnes m’ont extorqué des remerciements, alors voici :
Merci maman, Jeanine, Nicole, Emmanuelle et Alex. Vous avez de bonnes idées, vous êtes forts, vous êtes les meilleurs! :D
5 Nov
Bienvenue dans mon chantier :)
Enfin, voilà , je suis enfin prête à vous présenter la toute petite entrée de notre nouvelle maison. Elle a beau être petite, c’est une pièce importante, où ont lieu des transactions cruciales: c’est là qu’on reçoit les livreurs de pizza :)
Le lambris foncé sur les murs et au plafond et le papier-peint-texturé-vomi-de-bébé rendaient cette pièce plus oppressante qu’elle ne l’est réellement.

Après beaucoup de grattage (pas tant que ça… le papier peint s’enlevait étonnamment bien… sa seule qualité), pas mal de sablage, 5 couches de peinture, un rouleau de papier peint, un pot de colle qui ne colle pas, des tringles à rideaux aimantées, un peu de couture et bien du niaisage, je crois avoir réussi à rajeunir cette entrée et à l’avoir grandement rafraîchie. En tout cas, c’est comme ça que je l’imaginais dès que je l’ai vu, alors je suis satisfaite :)

- Peinture: Blanc nébuleux, Benjamin Moore
- Papier peint: Woods, Cole & Son
- Rideau: Panneau de chez Ikea
Je vous ai déjà parlé de mon expérience douloureuse avec le papier peint, mais je n’avais pas élaboré sur le sujet. Même si je suis maintenant capable d’apprécier le fruit de cet effort, je dois dire que j’ai des spasmes juste à l’idée de devoir recommencer…
J’ai acheté mon rouleau chez Fabrics and Papers, une entreprise située en Angleterre. Le prix d’un rouleau était semblable à ce qu’il y avait sur les autres sites européens, mais les frais d’envois pour un seul rouleau étaient bien plus bas que partout ailleurs: ça ne m’a coûté que 13$! (si je voulais plus d’un rouleau, c’était pas loins de 50$, toutefois… bizarre) Et comme j’ai eu la chance de ne pas payer de frais de douanes, le coût total du rouleau s’est élevé à environ 130 CAD.
C’est un très bon prix, si on compare avec la boutique Rose and Radish, dont le prix de détail pour un rouleau de Woods est de 195$ US. Si j’avais voulu me procurer ce papier peint localement, la boutique Empire à Montréal (selon mes recherches, les seuls distributeurs grand public de la marque Cole and Son au Québec) m’offrait de commander un rouleau pour 275 CAD. Je suis folle dingue de ce papier peint, mais ces prix me font grincer des dents…
Bon à savoir lorsqu’on compare les prix: quand on parle de papier peint, on parle souvent de “double-roll”. Eh bien sachez qu’un “double-roll” n’est pas nécessairement le double d’un rouleau. Généralement, tous les papiers peints viennent en rouleau double, puisque ça permet d’avoir de plus grandes longueurs sans coupures. Comme c’est pas mal la norme, plusieurs boutiques ne mentionnent pas le “double”. Ainsi donc, Rose and Radish vend un double rouleau de 33 pieds, tandis que Fabrics and Papers vend un rouleau de 10 m. Lequel est plus avantageux? Les deux sont exactement de la même longueur! Je tenais à le mentionner, parce que j’ai vu plusieurs personnes, sur le blog de Decor8, entre autres, faire l’erreur de croire qu’ils achetaient un rouleau plus long…
Lorsque j’ai reçu mon rouleau (à peine 10 jours plus tard), je me suis mise à la recherche de colle pour l’appliquer. Sur le site de Cole and Son, on conseille l’utilisation d’une colle à base d’amidon. J’ai fait plusieurs magasins (magasins spécialisés en décoration et grandes surfaces pour la rénovation), mais le choix était très pauvre (exactement la seule et même marque partout). J’ai finalement opté pour une colle à la cellulose, qui semblait être la plus douce. Bien qu’elle n’ait pas abîmé le papier peint, elle collait très peu, ce qui a rendu la pose vraiment infernale. Je regrette de ne pas avoir fait plus de démarche (auprès d’Empire, par exemple) pour me procurer la colle exacte.
Enfin, ce qui n’a pas aidé mon calvaire, c’est d’avoir acheté une quantité trop juste de papier peint. J’en avais suffisamment pour couvrir mon mur, mais étant donné la grosseur du motif, il y avait des pertes, et j’ai dû rabouter quelques bouts. À un endroit, on peut voir que j’ai collé cinq morceaux (CINQ!) pour couvrir une longueur de mur. Personne n’a vraiment remarqué (ou personne n’a osé faire de commentaires, étant donné le trémolo dans ma voix et les veines de mon cou qui palpitent chaque fois que le sujet de mon papier peint est abordé…), mais c’est là . JE le sais. Cinq morceaux. CINQ! Et puis, même s’il vaut mieux commencer dans un petit espace, poser du papier dans l’équivalent d’une cabine téléphonique a tendance à accentuer la moindre tendance claustrophobe (vous saviez que l’adjectif claustrophobique n’existe pas? Je trouve pourtant que ça sonne bien).
Et est-ce que je vous ai dit que tout ce temps, mon amoureux jouait sur la PlayStation juste à côté de moi? Eh! Il a bien voulu m’aider quelques fois, mais, vous savez, les hommes ne font pas de très bons assistants. Si moi je dois me taper des heures à rester plantée près de lui pour tenir des clous et passer des outils, lui, en revanche, avait bien du mal à rester debout pour “seulement” veiller à ce que le papier peint ne me tombe pas dessus… Mais je le comprends: il valait mieux se tenir loin de moi ce jour-là ;) Pour sa défense, il avait pris congé du boulot afin de se reposer. Il a travaillé tellement fort sur le reste de la maison… Et le papier peint, c’était MON idée et MON projet. Je ne lui en veux donc pas, même si sa présence détendue et joyeuse était irritante sur le moment.
Ouf! Merci de m’avoir écoutée. Je ne pensais pas qu’il m’en restait autant sur le cÅ“ur après autant de temps (ça fait deux mois, quand même…). Est-ce que je vais reposer du papier peint? Oui, sûrement. C’est trop beau. Mais je crois que je vais m’en tenir à couvrir des fonds de bibliothèques, des paravents, ou des trucs du genre.
Et si vous venez chez moi: pas de doigts sur les murs de mon entrée, compris? :D
3 Sep
Joies de propritétaires…
Quatre mois après le déménagement, il est temps que je fasse une pause pour réfléchir à tout ce qui s’est passé dans les derniers mois. Notre emménagement dans la nouvelle maison n’a pas été de tout repos, et on a testé nos limites (limite de caractère, limites de notre couple, limite de notre énergie, limite de crédit), et tout ce qu’on m’avait dit et que je ne voulais croire s’est révélé vrai (”vous allez voir, c’est dur pour le couple, les rénovations”, “vous verrez, la première année c’est la plus difficile pour les finances”, “vous ne serez pas capable de tout faire en même temps”, et un million d’autres trucs plates à entendre, mais oh! combien réalistes…).
De notre cuisine et notre salle de bain à refaire, on s’est finalement concentré sur la cuisine. L’horrible salle de bain bleue et moisie que je qualifiais d’absolument intolérable est “vivable”, en fin de compte, et on l’endurera le temps qu’il faut pour régénérer notre porte-feuille. La cuisine a été toute une aventure, et on est très heureux de ne pas avoir entrepris les deux projets en même temps.
Parlons-en de la cuisine. Je n’ai pas encore pris les photos (on a terminé de peinturer dimanche seulement, je posais les rideaux ce soir, et il manque encore la touche “déco”…), mais j’y cuisine déjà depuis le début de juillet. J’avais une revanche à prendre, après 2 mois de resto et de take-out (et quelques livres en plus, ne se le cachons pas). Le résultat? Presque tout ce que j’avais souhaité. Niveau fonctionnalité, c’est pratiquement parfait. Je l’ai réfléchie tellement longtemps! Mais bon, il fallait faire avec le budget (qui nous limitait au préfabriqué), les disponibilités, notre talent limité (dans certains cas), et notre peu d’expérience. Elle est bien belle, mais disons qu’après tant d’effort (et d’argent, bordel!), on est un peu plus critique. Et puis Ikea a le don de sortir de nouveaux items juste comme on vient d’installer notre dernière acquisition. Peut-être que j’écoute trop d’émission de déco et que ça me rend un peu folle. Peut-être aussi qu’il faudra un peu de temps pour ressentir la simple fierté d’avoir monté cette cuisine à partir de rien, plutôt que de revivre le stress et la fatigue de cette épreuve chaque fois que je pose les yeux dessus…
En plus de la cuisine, il y a eu le semi-aménagement de notre chambre: on y a installé un super système de garde-robe qui fait tout le mur… Depuis le temps qu’on en rêvait, après le minuscule garde-robe qu’on partageait dans notre ancien appartement. C’est le meuble le plus difficile que j’aie monté de ma vie. Ça a pris 4 jours! Le meuble était trop gros pour être monté sur le sol, puis redressé: on a dû l’assembler debout! Des heures de plaisirs (et de sacres, et de soupirs). Merci à Fred et Karine pour leur aide ;)
Puis il y a eu la peinture des plafonds de l’entrée et du couloir (cinq couches chaque, oui madame!).
Et le tab%&?@?$&*@$?* de papier peint importé pas précollé que j’ai posé dans l’entrée (plus jamais!).
Et les deux (on s’est arrêté là , mais il y aurait pu en avoir plus, j’en suis certaine) machines d’air conditionné qui ont: 1) cessé de fonctionné; 2) brisé 2 de nos fenêtres (une belle infiltration d’eau nous laisse avec un beau travail de joints et de peinture à refaire).
Et les fenêtres fantômes du sous-sol: d’anciennes fenêtres qui ont été condamnées en broche à foin par un cabochon. Résultat: l’eau ruisselle sur les murs… en arrière de nos boîtes électriques!!!
Pleins de surprises, d’apprentissages et de leçons. Je sais que tous ceux qui ont déjà passé par là on le sourire en coin et se disent “ils n’ont encore rien vu!”. Je ne tiens pas à le savoir, merci bien. Il faut ménager le peu d’enthousiasme et de naïveté qu’il nous reste.
Un sentiment amer/heureux à la fois. On espère se reposer cet hiver (on n’a pas eu de vacances cet été). Croisons nos doigts pour que le ciel ne nous tombe pas sur… non, je suis mieux de ne rien dire pour ne pas nous attirer de malheurs!
(Un soir, on a réécouté le vieux film “La foire aux malheurs” (”The Money Pit”), avec Tom Hanks. Ce n’est pas très bon, mais ça faisait du bien du voir pire que nous. Même si on riait jaune parfois…)
(Et puis, est-ce que je suis normale si, même si je suis totalement écoeurée des rénovations, j’ai envie de recommencer ailleurs en sachant tout ce que je sais maintenant? On devrait avoir droit à un coup de pratique!)















