7 May
Blueprint, un nouveau magazine par Martha
Ça fait maintenant deux issues que je me procure et je crois que je peux me prononcer: j’aime ce nouveau magazine. Pas parce qu’il est révolutionnaire, ni épais comme un dictionnaire; je l’aime simplement parce qu’il me ressemble et qu’il n’est pas cher (je l’ai déjà dit, au prix que coûte un livre en anglais, les magazines à 10$: très peu pour moi).
Il est plutôt mince, rapide à lire, et ne deviendra pas une référence que je consulterai 20 fois dans le reste du mois. Mais le feuilleter me procure autant de plaisir que de manger de la tarte au citron une belle journée d’été (ou boire une limonade assise sur le balcon… vous voyez le principe). Et d’ailleurs, puisque je peux très bien le lire sur mon balcon en mangeant une tarte au citron et en sirotant une limonade, je peux multiplier les plaisirs. Yé!
On y parle d’un peu de tout: décoration intérieure (et extérieur), mode, business (entrevues d’entrepreneurs-créateurs, etc.), bouffe, organisation d’évènements, toujours de façon simple, pratique et enthousiaste.
J’aime particulièrement leur approche culinaire: dans les deux issues que j’ai lues, il y avait au moins un article qui donnait des idées de cuisine, mais sans imposer de recettes… plutôt en présentant des aliments et leurs bienfaits; de quoi nous aider à faire des choix, nous donner de nouvelles idées, et nous mettre en appétit pour des aliments sains et simples (pas de transformation, excessive: on mise sur le naturel, les couleurs, les nutriments).
Le stylisme des photos est superbe (comme dans tous les magazines de Martha), et la présentation graphique me plaît beaucoup. Outre les photos d’aliments pour l’article “Build a Better Salad”, j’ai adoré le look fifties des pages mode présentant 8 modèles de robes (j’ai été tout excité une fraction de seconde: je croyais qu’on donnait les patrons pour les réaliser… je prend souvent mes rêves pour la réalité…). Il y avait aussi un article qui visitait la maison de la propriétaire de Purlbee et des photos de ses deux magasins à New York (Purl et Purl Patchwork).
J’aime bien aussi la petite chronique “How not to…” qui s’attarde sur certaines mauvaises habitudes qu’on a (”constantly complaint”, “check my email every 97 seconds”). C’est sans prétention, mais ça fait réfléchir un peu.
À 4,50$, c’est une petite dose de plaisir que je vais me permettre souvent :)
14 Apr
Hikaru Dorodango: l’alchimie de la terre
Découvert dans le magazine Craft: hier seulement, je suis fascinée par cet art. Il s’agit de sphères créées uniquement à partir de terre et d’eau. Le processus de fabrication est lent: couche par couche, on compacte la terre autour d’un noyau et on la fait durcir en retirant son humidité.
Le site Dorodango présente une galerie de sphères créées à partir de terre d’un peu partout dans le monde; les résultats sont très différents, mais tous superbes! Quel souvenir de voyage magnifique! La terre est déjà un symbole fort; transformée ainsi elle devient magique… Comme on le dit sur le site, “le processus est simple, mais le résultat fait penser à de l’alchimie”.
Dans un essai sur les Dorodango, William Gibson (auteur que j’aime bien) écrit ceci: “[A]n artifact of such utter simplicity and perfection that it seems it must be either the first object or the last…” C’est exactement le sentiment que ça évoque en moi.
Par ici pour la technique. Je ne manquerai pas de tenter l’expérience cet été, et de vous faire part des résultats.
13 Apr
Troisième numéro du magazine Craft:
C’est sous le thème “Japanese Style” qu’est paru le dernier numéro du magazine Craft:. Je n’avais pas prévu me le procurer, mais ils m’ont eu par les sentiments: j’aime les bricolages japonais. J’ai lu que le magazine commençait à peine à être distribuer au Canada, et on ne parlait que de l’Ontario pour le moment; quant à moi, je me le procure en ligne, bien sûr!
C’est un magazine très dense qui gagnerait peut-être à être consulté en format papier. J’ai l’impression que j’y reviendrais souvent et trouverais quelque chose de nouveau à chaque fois… Le format électronique, quoique plus écolo, est plus épuisant à consulter: les pages sont très chargées, et bien que la navigation soit bien faite, ce n’est pas aussi agréable que de feuilleter un magazine.
Comme pour les numéros précédents, on y présente beaucoup de portraits de bricoleurs et, surtout, un tas de projets à réaliser (des courts et rapides, et d’autres plus ambitieux). Les projets sont tellement caractéristiques qu’ils tuent parfois l’inspiration… Mais certains sont géniaux: dans ce numéro, on montre comment faire des hikaru dorodango, des boulettes de bouettes travaillées jusqu’à ce qu’elles soient brillantes… Je dois essayer ça!
15 Feb
CRAFT: Magazine
J’ai enfin réussi à mettre la main sur les deux premiers exemplaires de CRAFT:! J’aime beaucoup leur blog, mais j’hésitais à m’abonner: c’est quand même dispendieux. Pour le recevoir au Canada, c’est 40$ US par année (4 numéros); on peut aussi prendre uniquement la version digitale pour 27$ US. On est censé pouvoir se le procurer dans les UrbanOutfitters et j’imagine qu’il est offert dans certains magasins spécialisés en magazines, mais j’ignore le prix de vente pour un numéro individuel.
Après examen des deux premiers numéros, je crois que je vais passer mon tour et me contenter de leur blog. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est un excellent magazine, seulement voilà : c’est un magazine. Les magazines (ça fait beaucoup de fois magazines, je sais…) se doivent de couvrir des sujets variés pour atteindre un plus large public, ce qui a pour effet que plusieurs articles ne m’ont pas intéressé. À près de 10$ l’exemplaire, ça devient problématique. Pour le moment, il y a très peu (pas du tout?) de contenu international, ce qui en diminue encore un peu l’intérêt.
Pour 0$, la panoplie de blogs, de forums et de sites spécialisés comble mes besoins, and then some; et pour quelques dollars de plus (merde, maintenant j’aurai un air de Morricone dans la tête pour le reste de la journée!), les livres spécialisés m’offrent un contenu concentré sur ce qui m’intéresse.
Mais quand même, j’insiste pour dire que c’est un bon magazine.
20 Jan
Premier essais de feutrage à l’aiguille
Je ne pensais jamais avoir autant de plaisir avec le feutrage à l’aiguille! Au départ, le feutrage mouillé m’intéressait beaucoup plus: ça semblait plus instinctif, plus facile, plus amusant. Et puis j’étais sceptique relativement au procédé à l’aiguille: la laine devient compacte juste parce qu’on la pique à répétition avec une aiguille? Me semble…
Mais ça marche! Et c’est exceptionnellement thérapeutique. Piquer ma boule de laine encore et encore avec la petite aiguille: quel bonheur! Pas que je pensais à quelqu’un en particulier, mais les frustrations de la semaine ont disparues à mesure que je voyais ma laine prendre forme.
De plus, c’est assez facile. La laine se sculpte aisément sous les coups d’aiguilles et aussi en la modelant avec les doigts. Le plus dur, ç’a été les moustaches, car je n’avais pas de fil (j’ai finalement défait un bout de chandail noir…). Il faut utiliser les bonnes grosseurs d’aiguilles toutefois. J’avais peur de briser ma petite aiguille, alors j’insistais avec la grosse même si je n’arrivais pas à la faire pénétrer. Résultat: après quelques minutes à peine, ma grosse aiguille était pliée en deux. Ça devient assez dur, la laine (pas pour rien qu’on s’en est déjà servie comme armure), alors dès que l’aiguille n’arrive plus à la percer, il faut passer à une taille plus petite. Je regrette d’ailleurs de ne pas avoir acheté plus d’aiguilles (surtout au prix que c’était). Avec la laine de mérinos, c’était la petite aiguille la plus utile.
Vraiment, j’ai l’impression d’avoir découvert une nouvelle passion…
J’ai trouvé le modèle sur le blog de Craft Magazine. Allez voir la boutique Etsy de l’artiste, elle a de beaux objets en feutre et des trouvailles du Japon (je n’ai pas pu m’empêcher de commander un livre! >_<)






