Petit hibou dodu

Si vous recherchez un petit projet de couture à faire avec des retailles de tissus, je vous invite à essayer le tutoriel de Moonstitches pour la fabrication de petits hiboux. Le tutoriel est en anglais, mais les images sont très faciles à comprendre et les étapes sont simples. Il s’agit d’un modèle qu’elle a trouvé dans un livre de bricolage japonais.

L’année dernière, j’en ai fait un rose pour compléter un panier-cadeau au thème “rose” pour ma petite sÅ“ur, et un vert (sur la photo… il a peut-être les yeux un peu trop décollés… mais les imperfections font partie du charme ^_~) pour compléter une boîte-cadeau au thème “forêt enchantée” pour Emma. J’aime bien faire des cadeaux concepts autour d’un thème… Mon cerveau fonctionne comme ça: si je trouve un cadeau sympa, je ne peux m’empêcher de penser à plein de petits extras qui l’accompagneraient bien (une bonne façon de défoncer un budget… mais avec un peu de créativité, on peut se débrouiller).

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Le prix d’une courtepointe

Hier, je me suis mise à analyser le coût d’une courtepointe à partir d’un patron d’Amy Butler qu’on retrouve dans le livre In Stitches. C’est craqué mental:

  • 2 verges (de 44″ de largeur) de coton
  • 1 verge (de 44″ de largeur) chaque de 9 tissus coordonnés (elle précise qu’il y aura des restes pour d’autres projets… mais quand même, NEUF!)
  • 3 verges et 1/4 (de 44″ de largeur) de mousseline pour la base
  • 4  verges et 1/2 de coton pour le dos de la courtepointe

Après avoir fait quelques recherches sur les prix, je crois qu’on peut affirmer qu’une verge de tissu coûte environs 9$ et la mousseline 5$. Ça fait donc un total de… 155,75 $. Et là je ne compte même pas le molleton et le reste…

Et si on utilise du tissu qualité “Home decor”, comme elle le suggère dans le livre, on arrive à 248,50 $.

C’est un des gros défauts des projets d’Amy Butler: ils nécessitent une quantité folle de matériel. Par comparaison, les projets présentés dans le livre de Denyse Schmidt sont un peu moins coûteux.

Si on considère le prix du matériel et le temps que représente la confection, ça fait de la courtepointe un cadeau d’une immense valeur. Disons qu’on en fera pas à tout le monde, hein?

(Je sais que le prix inclut également le plaisir de fabriquer quelque chose… mais quand même… Est-ce que c’est moi qui est cheap?)

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Joies de propritétaires…

Quatre mois après le déménagement, il est temps que je fasse une pause pour réfléchir à tout ce qui s’est passé dans les derniers mois. Notre emménagement dans la nouvelle maison n’a pas été de tout repos, et on a testé nos limites (limite de caractère, limites de notre couple, limite de notre énergie, limite de crédit), et tout ce qu’on m’avait dit et que je ne voulais croire s’est révélé vrai (”vous allez voir, c’est dur pour le couple, les rénovations”, “vous verrez, la première année c’est la plus difficile pour les finances”, “vous ne serez pas capable de tout faire en même temps”, et un million d’autres trucs plates à entendre, mais oh! combien réalistes…).

De notre cuisine et notre salle de bain à refaire, on s’est finalement concentré sur la cuisine. L’horrible salle de bain bleue et moisie que je qualifiais d’absolument intolérable est “vivable”, en fin de compte, et on l’endurera le temps qu’il faut pour régénérer notre porte-feuille. La cuisine a été toute une aventure, et on est très heureux de ne pas avoir entrepris les deux projets en même temps.

Parlons-en de la cuisine. Je n’ai pas encore pris les photos (on a terminé de peinturer dimanche seulement, je posais les rideaux ce soir, et il manque encore la touche “déco”…), mais j’y cuisine déjà depuis le début de juillet. J’avais une revanche à prendre, après 2 mois de resto et de take-out (et quelques livres en plus, ne se le cachons pas). Le résultat? Presque tout ce que j’avais souhaité. Niveau fonctionnalité, c’est pratiquement parfait. Je l’ai réfléchie tellement longtemps! Mais bon, il fallait faire avec le budget (qui nous limitait au préfabriqué), les disponibilités, notre talent limité (dans certains cas), et notre peu d’expérience. Elle est bien belle, mais disons qu’après tant d’effort (et d’argent, bordel!), on est un peu plus critique. Et puis Ikea a le don de sortir de nouveaux items juste comme on vient d’installer notre dernière acquisition. Peut-être que j’écoute trop d’émission de déco et que ça me rend un peu folle. Peut-être aussi qu’il faudra un peu de temps pour ressentir la simple fierté d’avoir monté cette cuisine à partir de rien, plutôt que de revivre le stress et la fatigue de cette épreuve chaque fois que je pose les yeux dessus…

En plus de la cuisine, il y a eu le semi-aménagement de notre chambre: on y a installé un super système de garde-robe qui fait tout le mur… Depuis le temps qu’on en rêvait, après le minuscule garde-robe qu’on partageait dans notre ancien appartement. C’est le meuble le plus difficile que j’aie monté de ma vie. Ça a pris 4 jours! Le meuble était trop gros pour être monté sur le sol, puis redressé: on a dû l’assembler debout! Des heures de plaisirs (et de sacres, et de soupirs). Merci à Fred et Karine pour leur aide ;)

Puis il y a eu la peinture des plafonds de l’entrée et du couloir (cinq couches chaque, oui madame!).

Et le tab%&?@?$&*@$?* de papier peint importé pas précollé que j’ai posé dans l’entrée (plus jamais!).

Et les deux (on s’est arrêté là, mais il y aurait pu en avoir plus, j’en suis certaine) machines d’air conditionné qui ont: 1) cessé de fonctionné; 2) brisé 2 de nos fenêtres (une belle infiltration d’eau nous laisse avec un beau travail de joints et de peinture à refaire).

Et les fenêtres fantômes du sous-sol: d’anciennes fenêtres qui ont été condamnées en broche à foin par un cabochon. Résultat: l’eau ruisselle sur les murs… en arrière de nos boîtes électriques!!!

Pleins de surprises, d’apprentissages et de leçons. Je sais que tous ceux qui ont déjà passé par là on le sourire en coin et se disent “ils n’ont encore rien vu!”. Je ne tiens pas à le savoir, merci bien. Il faut ménager le peu d’enthousiasme et de naïveté qu’il nous reste.

Un sentiment amer/heureux à la fois. On espère se reposer cet hiver (on n’a pas eu de vacances cet été). Croisons nos doigts pour que le ciel ne nous tombe pas sur… non, je suis mieux de ne rien dire pour ne pas nous attirer de malheurs!

(Un soir, on a réécouté le vieux film “La foire aux malheurs” (”The Money Pit”), avec Tom Hanks. Ce n’est pas très bon, mais ça faisait du bien du voir pire que nous. Même si on riait jaune parfois…)

(Et puis, est-ce que je suis normale si, même si je suis totalement écoeurée des rénovations, j’ai envie de recommencer ailleurs en sachant tout ce que je sais maintenant? On devrait avoir droit à un coup de pratique!)

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Livre: La maison, un espace à vivre

Ma mère est une mordue de décoration (elle réarrange son salon tous les 2-3 mois), et dernièrement, elle s’est procuré un beau livre d’inspiration intitulé La Maison : un espace à vivre. Avec l’achat de ma nouvelle maison, j’étais bien sûr la première à qui elle l’a prêtée. Il s’agit d’un recueil des livres de la collection “Pottery Barn Design Library”, une série de livres publiée par la chaîne américaine de meubles et accessoires Pottery Barn.

Les décors que le livre présente portent la griffe de la compagnie, mais il s’agit d’un style classique et intemporel qui peut être reproduit avec des meubles de partout, neufs ou antiques. Bien sûr, il manque un peu de “fou” et de “jeune” dans tout ça, mais à chacun d’adapter à sa personnalité (et puis la base est assez sobre pour être adaptée à toutes les sauces)… De toute façon, au-delà du style, ce sont les informations pratiques et les idées qui font la force de ce livre.

Le livre est séparé en 11 chapitres: votre maison, la pièce à vivre, la salle à manger, la cuisine, la chambre, La salle de bains, le bureau, l’espace loisirs, la couleur, l’éclairage, les matériaux. Si certains chapitres sont un peu décevants (la salle de bain: on s’entend que c’est assez facile d’aménager une salle de bain grande comme une chambre à coucher… Et puis bon, le coup des serviettes enroulées et du pot-pourri, merci, je connais. Et puis, franchement: une salle de bain d’invité?! QUI a ça? À part Martha Stewart, je veux dire.), d’autres sont très intéressants:

  • Dans La pièce à vivre, plusieurs idées sur la disposition des bibelots, sur la présentation de nos collections, sur la disposition des cadres et sur l’aménagement des bibliothèques;
  • Dans La salle à manger, des idées de décorations de table pour les occasions spéciales, et même une section sur les repas en plein air;
  • Dans La cuisine, un tas d’infos pour aider à faire les plans d’une nouvelle cuisine;
  • Dans L’éclairage, on parle autant des lampes et des chandelles que des fenêtres et des rideaux;
  • Dans la section des matériaux, on parle de toutes les sortes de revêtements pour le sol, les comptoirs, les murs; les sortes de tapis; les matériaux pour les meubles d’intérieurs et d’extérieurs; et plus encore…

Pour chaque pièce, on propose des plans d’aménagement, et on nous aide à élaborer les nôtres avec des conseils sur l’espace, la circulation, le flot avec les autres pièces, etc. Pour chaque décor, un encadré détaille les éléments qui font la réussite de la pièce, pour nous aider à reproduire l’effet dans notre décor.

Comme exemple de conseils concrets, j’ai trouvé géniale l’idée d’essayer les couleurs de peintures sur un plan de la maison afin de voir si ça forme un tout cohérent et harmonieux.

Enfin bref, c’est une bonne base pour aborder la décoration de la maison. Rien d’hyper créatif, mais tout est de bon goût (sans tomber dans le pompeux et le dégoulinant de traditionalisme et de “faux luxe” tellement typique du style nord-américain).

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Décorer avec les livres

Un peu écoeurés de contourner des boîtes et aussi pour nous encourager (créer une illusion de progression), on s’est mis à défaire des boîtes. On a commencé par le plus facile: les boîtes de livres. L’avantage? On ne se demande pas pendant des heures où on va les ranger (–> dans une bibliothèque) et le rapport de désencombrement/effort est assez élevé.

Mais en alignant mes livres dans ma bibliothèque, j’ai eu un flash de mon ancien appartement. J’étais en train de tout replacer pratiquement de la même façon. Pourtant, les livres peuvent être des objets de décorations… même qu’à bien y penser, ils passent bien plus de temps exposés dans ma bibliothèque qu’ouverts entre mes mains.

Il y a matière à exploration, je suis sûr qu’il existe des façons plus créatives de les présenter.

Le spectrum de livres

Spectrum de livres

Très beau, mais la simple idée de mêler des livres aux genres complètement différents me fait ratatiner par en dedans. Aussi, pour que l’effet soit intéressant, il faut beaucoup de livres. Et lorsqu’on a beaucoup de livres, il est préférable d’avoir un meilleur système pour les retrouver aisément, non?

Comme dans une librairie

Comme dans une librairie

Mettre certains livres en vedettes, en présentant la couverture plutôt que l’épine. On peut faire une rotation, et changer les livres vedettes. Toutefois, contrairement aux librairies, je n’ai qu’une copie de chacun de mes bouquins, et il est hors de question que je cache des livres derrière la couverture d’un autre. Il faudrait que je place des blocs derrière les livres pour que les livres présentés de face ne soient pas complètement au fond.

On peut aussi identifier des sections!

Identification pour bibliothèque

Oh-mon-dieu-j’adore! La bibliothécaire en moi a les jambes toutes molles. (C’est sûr que c’est encore plus fancy quand tu as une section “Botanical studies”… Moi se serait plutôt “SF”, “Fantasy”, “Lectures scolaires obligatoires”, “Livre empruntés”…)

Agrémentés d’objets thématiques

Avec objets thématiques

Je trouve géniale cette idée pour présenter les livres de cuisines. Ça peut être adapté de plusieurs façons. Pour certains types de livres, c’est difficile d’être thématique, mais il est possible de simplement les agrémenter de beaux objets. Il suffit de composer un effet équilibré, qui met en valeur les livres, plutôt que de leur voler la vedette.

Recouverts d’une fausse couverture

Couvertures de livres uniformes

Ça, c’est, pour les maniaques de design minimaliste et épuré. Il suffit de recouvrir chaque livre d’une fausse couverture (une feuille aux bonnes dimensions, pliée pour se coincer à l’intérieur du livre). On peut réécrire les titres à la main, ou faire imprimer des étiquettes… Ça demande beaucoup de travail, mais l’uniformité ainsi créée peut aider à diminuer l’impression d’encombrement souvent associée aux bibliothèques. (Désolé, je n’ai pas trouvé de meilleure image pour illustrer cette idée… Ce n’est pas obligé d’être aussi drabe.)

Parfois, le secret est dans la bibliothèque, pas dans les livres qu’elle contient. Comme beaucoup de gens, mes livres sont rangés dans des Billys… Si elles sont loin d’être originales, elles ont l’avantage de ne pas être très chères, et d’être facilement modifiables. Ma bibliothèque ressemble à un trou noir, mais en peinturant le fond d’une couleur vive, ou en y appliquant du papier peint, je suis certaine que mes livres y paraîtraient mieux.

Bibliothèque peinturer, dans Domino

Sur le site d’Ikeahacker, j’ai trouvé ce petit truc pour placer les DVD ou les livres tout égaux: placer une bande de carton ou une planche sur lesquels les livres iront s’accoter. Ça peut aussi servir si, comme moi, vous avez des bibliothèques très profondes, mais que vous lisez surtout des livres de poche.

Et vous, vous en faites quoi, de vos livres?

Psss! Certaines des idées présentées ci-dessus on été tirées du livre “La maison, un espace pour vivre”, dont je ferai une critique bientôt.

(Bon, je n’ai pas envie de me réviser… je publie tel quel.)

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