5 Nov
Bienvenue dans mon chantier :)
Enfin, voilà , je suis enfin prête à vous présenter la toute petite entrée de notre nouvelle maison. Elle a beau être petite, c’est une pièce importante, où ont lieu des transactions cruciales: c’est là qu’on reçoit les livreurs de pizza :)
Le lambris foncé sur les murs et au plafond et le papier-peint-texturé-vomi-de-bébé rendaient cette pièce plus oppressante qu’elle ne l’est réellement.

Après beaucoup de grattage (pas tant que ça… le papier peint s’enlevait étonnamment bien… sa seule qualité), pas mal de sablage, 5 couches de peinture, un rouleau de papier peint, un pot de colle qui ne colle pas, des tringles à rideaux aimantées, un peu de couture et bien du niaisage, je crois avoir réussi à rajeunir cette entrée et à l’avoir grandement rafraîchie. En tout cas, c’est comme ça que je l’imaginais dès que je l’ai vu, alors je suis satisfaite :)

- Peinture: Blanc nébuleux, Benjamin Moore
- Papier peint: Woods, Cole & Son
- Rideau: Panneau de chez Ikea
Je vous ai déjà parlé de mon expérience douloureuse avec le papier peint, mais je n’avais pas élaboré sur le sujet. Même si je suis maintenant capable d’apprécier le fruit de cet effort, je dois dire que j’ai des spasmes juste à l’idée de devoir recommencer…
J’ai acheté mon rouleau chez Fabrics and Papers, une entreprise située en Angleterre. Le prix d’un rouleau était semblable à ce qu’il y avait sur les autres sites européens, mais les frais d’envois pour un seul rouleau étaient bien plus bas que partout ailleurs: ça ne m’a coûté que 13$! (si je voulais plus d’un rouleau, c’était pas loins de 50$, toutefois… bizarre) Et comme j’ai eu la chance de ne pas payer de frais de douanes, le coût total du rouleau s’est élevé à environ 130 CAD.
C’est un très bon prix, si on compare avec la boutique Rose and Radish, dont le prix de détail pour un rouleau de Woods est de 195$ US. Si j’avais voulu me procurer ce papier peint localement, la boutique Empire à Montréal (selon mes recherches, les seuls distributeurs grand public de la marque Cole and Son au Québec) m’offrait de commander un rouleau pour 275 CAD. Je suis folle dingue de ce papier peint, mais ces prix me font grincer des dents…
Bon à savoir lorsqu’on compare les prix: quand on parle de papier peint, on parle souvent de “double-roll”. Eh bien sachez qu’un “double-roll” n’est pas nécessairement le double d’un rouleau. Généralement, tous les papiers peints viennent en rouleau double, puisque ça permet d’avoir de plus grandes longueurs sans coupures. Comme c’est pas mal la norme, plusieurs boutiques ne mentionnent pas le “double”. Ainsi donc, Rose and Radish vend un double rouleau de 33 pieds, tandis que Fabrics and Papers vend un rouleau de 10 m. Lequel est plus avantageux? Les deux sont exactement de la même longueur! Je tenais à le mentionner, parce que j’ai vu plusieurs personnes, sur le blog de Decor8, entre autres, faire l’erreur de croire qu’ils achetaient un rouleau plus long…
Lorsque j’ai reçu mon rouleau (à peine 10 jours plus tard), je me suis mise à la recherche de colle pour l’appliquer. Sur le site de Cole and Son, on conseille l’utilisation d’une colle à base d’amidon. J’ai fait plusieurs magasins (magasins spécialisés en décoration et grandes surfaces pour la rénovation), mais le choix était très pauvre (exactement la seule et même marque partout). J’ai finalement opté pour une colle à la cellulose, qui semblait être la plus douce. Bien qu’elle n’ait pas abîmé le papier peint, elle collait très peu, ce qui a rendu la pose vraiment infernale. Je regrette de ne pas avoir fait plus de démarche (auprès d’Empire, par exemple) pour me procurer la colle exacte.
Enfin, ce qui n’a pas aidé mon calvaire, c’est d’avoir acheté une quantité trop juste de papier peint. J’en avais suffisamment pour couvrir mon mur, mais étant donné la grosseur du motif, il y avait des pertes, et j’ai dû rabouter quelques bouts. À un endroit, on peut voir que j’ai collé cinq morceaux (CINQ!) pour couvrir une longueur de mur. Personne n’a vraiment remarqué (ou personne n’a osé faire de commentaires, étant donné le trémolo dans ma voix et les veines de mon cou qui palpitent chaque fois que le sujet de mon papier peint est abordé…), mais c’est là . JE le sais. Cinq morceaux. CINQ! Et puis, même s’il vaut mieux commencer dans un petit espace, poser du papier dans l’équivalent d’une cabine téléphonique a tendance à accentuer la moindre tendance claustrophobe (vous saviez que l’adjectif claustrophobique n’existe pas? Je trouve pourtant que ça sonne bien).
Et est-ce que je vous ai dit que tout ce temps, mon amoureux jouait sur la PlayStation juste à côté de moi? Eh! Il a bien voulu m’aider quelques fois, mais, vous savez, les hommes ne font pas de très bons assistants. Si moi je dois me taper des heures à rester plantée près de lui pour tenir des clous et passer des outils, lui, en revanche, avait bien du mal à rester debout pour “seulement” veiller à ce que le papier peint ne me tombe pas dessus… Mais je le comprends: il valait mieux se tenir loin de moi ce jour-là ;) Pour sa défense, il avait pris congé du boulot afin de se reposer. Il a travaillé tellement fort sur le reste de la maison… Et le papier peint, c’était MON idée et MON projet. Je ne lui en veux donc pas, même si sa présence détendue et joyeuse était irritante sur le moment.
Ouf! Merci de m’avoir écoutée. Je ne pensais pas qu’il m’en restait autant sur le cÅ“ur après autant de temps (ça fait deux mois, quand même…). Est-ce que je vais reposer du papier peint? Oui, sûrement. C’est trop beau. Mais je crois que je vais m’en tenir à couvrir des fonds de bibliothèques, des paravents, ou des trucs du genre.
Et si vous venez chez moi: pas de doigts sur les murs de mon entrée, compris? :D
15 Oct
Pas de titre pour éviter les clichés
avec le mot “bonbon”
Commençons par la fin: Ça m’a pris une journée (presque entière!) pour trouver la boîte dans laquelle se cachait la petite boîte dans laquelle se cachait mon filtre polarisant pour ma caméra -_- Il reste encore quelques boîtes de trucs qu’on n’utilise pas tous les jours, et plus le temps passe, moins on se souvient de ce qu’elles contiennent >_<
Bon. Rewind.
L’automne dernier, j’ai découvert une série de photos par Craig Kanarick mettant en vedette mes amis les bonbons. Oh! So pretty! Oh! :( So pricy! À 1000$ la reproduction, on s’entend que s’était à des kilomètres de mon budget. Mais le concept a continué à me hanter… Bien sûr, je n’ai pas l’équipement ni les connaissances pour prendre des photos aussi chouettes… Mais j’étais pas mal bonne dans les collages de macaronis à la maternelle!
Je me suis donc rendue avec mon amie Emma (toujours prête à se sacrifier pour ce genre de causes) dans un magasin de bonbons à Boucherville. Ici, je me suis complètement laissé avoir par le nom. “Dépot Bons Bons”, ça doit forcément être immense avec du choix à tout casser! Petite déception en arrivant au minuscule magasin… Mais il y avait pas mal de choix, et je suis partie avec un sac plein (PLEIN!) de bonbons (et ça ne m’a coûté que 12$). (La vendeuse devait me trouver un peu weird… J’échappais plein de bonbons par terre et je les mettais tout de même dans mon sac!) On était comme deux petites filles dans un magasin de bonbons. Mieux: on était deux grandes filles avec une carte de crédit et personne pour nous empêcher d’acheter tout ce qu’on voulait :D
La suite n’est pas très compliquée: j’ai séparé mes bonbons par couleur (Gros défi: ne pas manger les bonbons au fur et à mesure. Encore plus gros défi: empêcher son chum de manger les bonbons au fur et à mesure!); j’ai vaporiser du vernis sur mes bonbons; j’ai eu mal à la tête; j’ai reverni encore une fois parce que les bonbons restaient mous; j’ai re-eu mal à la tête; j’ai accepté que mes bonbons resteraient mous (j’ai bon espoir que le vernis permettra au moins d’éloigner les bibittes); je les ai collés avec de la colle époxy 5 minutes (fantastique produit découvert en rénovant notre cuisine…); je les ai placés dans des cadres Ribba (9,99$ chez IKEA); et… Tadam!
C’était tellement amusant à faire, je vous conseille d’essayer! Si vous êtes trop “vieux” pour les accrocher dans votre salon, il y a sûrement des enfants dans votre entourage qui apprécieront votre talent ;)
Joyeuse Halloween (d’avance)!
3 Sep
Joies de propritétaires…
Quatre mois après le déménagement, il est temps que je fasse une pause pour réfléchir à tout ce qui s’est passé dans les derniers mois. Notre emménagement dans la nouvelle maison n’a pas été de tout repos, et on a testé nos limites (limite de caractère, limites de notre couple, limite de notre énergie, limite de crédit), et tout ce qu’on m’avait dit et que je ne voulais croire s’est révélé vrai (”vous allez voir, c’est dur pour le couple, les rénovations”, “vous verrez, la première année c’est la plus difficile pour les finances”, “vous ne serez pas capable de tout faire en même temps”, et un million d’autres trucs plates à entendre, mais oh! combien réalistes…).
De notre cuisine et notre salle de bain à refaire, on s’est finalement concentré sur la cuisine. L’horrible salle de bain bleue et moisie que je qualifiais d’absolument intolérable est “vivable”, en fin de compte, et on l’endurera le temps qu’il faut pour régénérer notre porte-feuille. La cuisine a été toute une aventure, et on est très heureux de ne pas avoir entrepris les deux projets en même temps.
Parlons-en de la cuisine. Je n’ai pas encore pris les photos (on a terminé de peinturer dimanche seulement, je posais les rideaux ce soir, et il manque encore la touche “déco”…), mais j’y cuisine déjà depuis le début de juillet. J’avais une revanche à prendre, après 2 mois de resto et de take-out (et quelques livres en plus, ne se le cachons pas). Le résultat? Presque tout ce que j’avais souhaité. Niveau fonctionnalité, c’est pratiquement parfait. Je l’ai réfléchie tellement longtemps! Mais bon, il fallait faire avec le budget (qui nous limitait au préfabriqué), les disponibilités, notre talent limité (dans certains cas), et notre peu d’expérience. Elle est bien belle, mais disons qu’après tant d’effort (et d’argent, bordel!), on est un peu plus critique. Et puis Ikea a le don de sortir de nouveaux items juste comme on vient d’installer notre dernière acquisition. Peut-être que j’écoute trop d’émission de déco et que ça me rend un peu folle. Peut-être aussi qu’il faudra un peu de temps pour ressentir la simple fierté d’avoir monté cette cuisine à partir de rien, plutôt que de revivre le stress et la fatigue de cette épreuve chaque fois que je pose les yeux dessus…
En plus de la cuisine, il y a eu le semi-aménagement de notre chambre: on y a installé un super système de garde-robe qui fait tout le mur… Depuis le temps qu’on en rêvait, après le minuscule garde-robe qu’on partageait dans notre ancien appartement. C’est le meuble le plus difficile que j’aie monté de ma vie. Ça a pris 4 jours! Le meuble était trop gros pour être monté sur le sol, puis redressé: on a dû l’assembler debout! Des heures de plaisirs (et de sacres, et de soupirs). Merci à Fred et Karine pour leur aide ;)
Puis il y a eu la peinture des plafonds de l’entrée et du couloir (cinq couches chaque, oui madame!).
Et le tab%&?@?$&*@$?* de papier peint importé pas précollé que j’ai posé dans l’entrée (plus jamais!).
Et les deux (on s’est arrêté là , mais il y aurait pu en avoir plus, j’en suis certaine) machines d’air conditionné qui ont: 1) cessé de fonctionné; 2) brisé 2 de nos fenêtres (une belle infiltration d’eau nous laisse avec un beau travail de joints et de peinture à refaire).
Et les fenêtres fantômes du sous-sol: d’anciennes fenêtres qui ont été condamnées en broche à foin par un cabochon. Résultat: l’eau ruisselle sur les murs… en arrière de nos boîtes électriques!!!
Pleins de surprises, d’apprentissages et de leçons. Je sais que tous ceux qui ont déjà passé par là on le sourire en coin et se disent “ils n’ont encore rien vu!”. Je ne tiens pas à le savoir, merci bien. Il faut ménager le peu d’enthousiasme et de naïveté qu’il nous reste.
Un sentiment amer/heureux à la fois. On espère se reposer cet hiver (on n’a pas eu de vacances cet été). Croisons nos doigts pour que le ciel ne nous tombe pas sur… non, je suis mieux de ne rien dire pour ne pas nous attirer de malheurs!
(Un soir, on a réécouté le vieux film “La foire aux malheurs” (”The Money Pit”), avec Tom Hanks. Ce n’est pas très bon, mais ça faisait du bien du voir pire que nous. Même si on riait jaune parfois…)
(Et puis, est-ce que je suis normale si, même si je suis totalement écoeurée des rénovations, j’ai envie de recommencer ailleurs en sachant tout ce que je sais maintenant? On devrait avoir droit à un coup de pratique!)
21 Jul
Pour mes rideaux, j’ai commandé…

- Salon et salle à manger: Ginseng de Joel Dewberry
- Cuisine: Midwest Modern par Amy Butler
- Bureau: Hollywood par Alexander Henry
Bientôt en photos ;)
Pas encore commandé parce que je n’arrive pas à me brancher:

- Excentrique/exotique: Drawing Room par Anna Maria Horner
- Gris/jaune: PATRICIA chez IKEA
8 Jul
Décorer avec les livres
Un peu écoeurés de contourner des boîtes et aussi pour nous encourager (créer une illusion de progression), on s’est mis à défaire des boîtes. On a commencé par le plus facile: les boîtes de livres. L’avantage? On ne se demande pas pendant des heures où on va les ranger (–> dans une bibliothèque) et le rapport de désencombrement/effort est assez élevé.
Mais en alignant mes livres dans ma bibliothèque, j’ai eu un flash de mon ancien appartement. J’étais en train de tout replacer pratiquement de la même façon. Pourtant, les livres peuvent être des objets de décorations… même qu’à bien y penser, ils passent bien plus de temps exposés dans ma bibliothèque qu’ouverts entre mes mains.
Il y a matière à exploration, je suis sûr qu’il existe des façons plus créatives de les présenter.
Le spectrum de livres
Très beau, mais la simple idée de mêler des livres aux genres complètement différents me fait ratatiner par en dedans. Aussi, pour que l’effet soit intéressant, il faut beaucoup de livres. Et lorsqu’on a beaucoup de livres, il est préférable d’avoir un meilleur système pour les retrouver aisément, non?
Comme dans une librairie

Mettre certains livres en vedettes, en présentant la couverture plutôt que l’épine. On peut faire une rotation, et changer les livres vedettes. Toutefois, contrairement aux librairies, je n’ai qu’une copie de chacun de mes bouquins, et il est hors de question que je cache des livres derrière la couverture d’un autre. Il faudrait que je place des blocs derrière les livres pour que les livres présentés de face ne soient pas complètement au fond.
On peut aussi identifier des sections!

Oh-mon-dieu-j’adore! La bibliothécaire en moi a les jambes toutes molles. (C’est sûr que c’est encore plus fancy quand tu as une section “Botanical studies”… Moi se serait plutôt “SF”, “Fantasy”, “Lectures scolaires obligatoires”, “Livre empruntés”…)
Agrémentés d’objets thématiques

Je trouve géniale cette idée pour présenter les livres de cuisines. Ça peut être adapté de plusieurs façons. Pour certains types de livres, c’est difficile d’être thématique, mais il est possible de simplement les agrémenter de beaux objets. Il suffit de composer un effet équilibré, qui met en valeur les livres, plutôt que de leur voler la vedette.
Recouverts d’une fausse couverture
Ça, c’est, pour les maniaques de design minimaliste et épuré. Il suffit de recouvrir chaque livre d’une fausse couverture (une feuille aux bonnes dimensions, pliée pour se coincer à l’intérieur du livre). On peut réécrire les titres à la main, ou faire imprimer des étiquettes… Ça demande beaucoup de travail, mais l’uniformité ainsi créée peut aider à diminuer l’impression d’encombrement souvent associée aux bibliothèques. (Désolé, je n’ai pas trouvé de meilleure image pour illustrer cette idée… Ce n’est pas obligé d’être aussi drabe.)
Parfois, le secret est dans la bibliothèque, pas dans les livres qu’elle contient. Comme beaucoup de gens, mes livres sont rangés dans des Billys… Si elles sont loin d’être originales, elles ont l’avantage de ne pas être très chères, et d’être facilement modifiables. Ma bibliothèque ressemble à un trou noir, mais en peinturant le fond d’une couleur vive, ou en y appliquant du papier peint, je suis certaine que mes livres y paraîtraient mieux.

Sur le site d’Ikeahacker, j’ai trouvé ce petit truc pour placer les DVD ou les livres tout égaux: placer une bande de carton ou une planche sur lesquels les livres iront s’accoter. Ça peut aussi servir si, comme moi, vous avez des bibliothèques très profondes, mais que vous lisez surtout des livres de poche.
Et vous, vous en faites quoi, de vos livres?
Psss! Certaines des idées présentées ci-dessus on été tirées du livre “La maison, un espace pour vivre”, dont je ferai une critique bientôt.
(Bon, je n’ai pas envie de me réviser… je publie tel quel.)









