Rock Papier Ciseaux

Preview de ma 1re collection de bijoux textile

Je veux absolument mettre la touche finale à ma 3e collection avant de me lancer dans l’aventure d’Etsy, mais aujourd’hui j’ai pris quelques photos pour ma 1re collection, et je n’ai pu résister à l’envie de vous en montrer un petit aperçu. Il y a tellement longtemps que j’ai publié des créations sur ce site que je devais remédier à la situation avant de devoir changer le titre!

J’ai nommé ma collection Lady Grey, à cause de la couleur dominante et des détails féminins particuliers à cette collection, comme les fleurs et l’utilisation de chaînes délicates. Le Lady Grey est aussi une variation plus parfumée du thé Earl Grey, c’est pourquoi j’ai choisi de la présenter avec un ensemble de service à thé (merci Emma pour le prêt, je te remets ta tasse bientôt!).

Bijoux textile - Collection Lady Grey

Cette collection a été créée à partir d’une camisole ballon en jersey gris très doux et fluide, auquel j’ai ajouter des boutons et des perles (je crois que ce sont des perles de jade, mais je ne mettrais pas ma main au feu) vert menthe et rose pâle. En tout, la collection comprend 5 pairs de boucles d’oreille et 17 colliers. Bien sûr, je vais prendre des photos sur mannequin, pour donner une meilleure idée des proportions et de la façon dont ça tombe…

Honnêtement, c’est bien du travail. Ça ne sera jamais rentable. Je commence à comprendre pourquoi il y a peu de gens qui font des bijoux en tissus… C’est tellement long à faire! Heureusement que j’ai eu du plaisir et que ça m’a permis d’écouter des livres audio :)

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Critiques et impressions : La Collection, épisode 2

Arf… Je dois avouer tout de suite que j’ai détesté la première partie de l’émission : le défi bricolage pour habiller des chiens (définitivement un des pires moments de télévision que je me sois tapée dernièrement… j’ai cherché des photos pour vous montrer à quelle point c’était pathétique de voir les designers fabriquer des lunettes en cure-pipe et coller des perles et des pompoms sur des petites capes en lamée… come on!); le chic hôtel Delta (pas exactement un haut-lieu du design…); le souper avec Chantal Lacroix (Heidi Klum ne s’impose pas autant!); le gnangnan avec la blonde de Patrice et l’orientation sexuelle de Guillaume; les commentaires toujours aussi insipides de tout le monde; le mandat; l’artiste invitée; les tissus imposés pour le mandat; le fait que le vêtement doit être vendable à La Baie… Ouf! Je me suis même demandé si je voulais vraiment faire un billet pour chaque épisode d’une émission aussi cucul.

Je n’ai pas de double standard pour le Québec : je m’attends à ce qu’on produise la même qualité qu’ailleurs… Bien sûr, je ne m’attends pas à voir débarquer Sarah Jessica Parker, mais la culture québécoise ne tourne pas autour de Marie-Chantal Toupin et Chantal Lacroix, tout comme l’industrie de la mode ne s’arrête pas à Marie St-Pierre (point positif : je suis contente qu’on ce soit évité Jean Airoldi pour le moment… touchons du bois!).

Puis, le défilé a commencé. Ce n’est pas que j’aie été époustouflée par les créations (au contraire, c’était encore plus plate que la semaine dernière), mais qui peut rester insensible à tant de travail? Moi, la créativité (même si on peut discuter du niveau de créativité présent), ça m’anime. Je vais donc me concentrer sur la seule chose valable de cette émission : les défilés. Off le niaisage, On with what really matters : clothing!

Le mandat de cette semaine : créer pour Marie-Chantal Toupin un vêtement pour sortir dans les clubs. Encore une fois, les designers sont divisés en deux équipes, et l’équipe du gagnant sera sauvée (je trouve cette pratique idiote, ça n’aide pas à élaguer le pool de talent). Le même choix de tissus était imposé à tous les designers (plusieurs tissus noirs, un seul tissu imprimé et coloré), ce qui a donné un défilé sans surprise et sans saveur. Pas de quoi écrire à notre mère… ou aux lecteurs de notre blog.

Mon vêtement préféré de la semaine est celui de Patrice. À mon avis, c’est celui qui faisait le moins “5 à 7″, le seul dans lequel je clubberais (si j’avais les jambes de son mannequin et que je clubbais…) et le seul qui avait un certain esprit rock. Pour l’originalité, toutefois, on repassera. À peu près toutes les créations auraient pu se retrouver aisément dans un catalogue Victoria’s Secret.

La création de Patrice

J’ai trouvé la robe de Guillaume sans rapport avec le mandat, et totalement May Day, une des James Bond Girls les plus bad ass, mais aussi la plus mal habillée (les juges ont d’ailleurs tout de suite dit “Grace Jones!”).

La robe de Guillaume versus May Day

J’ai trouvé les juges un peu plus réalistes et pertinents cette semaine, mais ils devraient s’engager des scripteurs pour leur écrire des commentaires amusants. Je crois qu’une partie de ce qu’ils reprochent aux designers aurait pu être évitée s’ils avaient eu la visite d’un mentor comme Tim Gunn. En création, on a besoin de recul et, dans un si court laps de temps, parfois seule une autre personne peut avoir l’objectivité pour nous mettre sur la bonne piste. Aussi, je trouve totalement ridicule qu’on demande une finition intérieur soignée aux designers. En 10 h, ils devraient pouvoir se concentrer sur le DESIGN et le look final sur la passerelle. Ça leur permettrait peut-être enfin de nous montrer quelque chose d’intéressant… C’est un show de télévision, après tout!

La robe de Geneviève, perdante de la semaine

C’est finalement Geneviève qui a remporté le mandat cette semaine. Sa robe sera produite à grande échelle, et distribuée dans les magasins La Baie un peu partout au Québec. Elle est bien mignonne Geneviève, elle me fait penser à Kristen Dunst et elle a sautillé en réalisant que sa robe avait gagnée. Mais comme dans tous les défis qui promettent une commercialisation du vêtement gagnant, c’est rarement le meilleur qui gagne. Sa robe s’est juste avérée la plus facile à réaliser et la plus susceptible de plaire (et de bien faire) au plus grand nombre. Ce qui n’est quand même pas rien, finalement. Juste peut-être pas ce qu’on veut voir sur un SHOW DE TÉLÉVISION!

La robe de Julie, perdante de la semaine

Les juges ont choisi d’éliminer Julie, et j’étais d’accord avec leur choix. Ça robe n’était pas particulièrement bien coupée, en plus d’être bien trop sévère pour le mandat. Il y avait de la recherche dans les détails des bretelles et le bas de la jupe, mais l’effet n’était pas particulièrement bien réussi à mon avis.

Ah! Ça donne le goût de déménager dans un autre pays, tout ça.

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Critiques et impressions : La Collection à TVA, épisode 1

Je suis un peu en retard, mais j’ai décidé de faire un billet d’opinion pour chaque épisode de la nouvelle émission La Collection, présentée à TVA. La Collection reprend le concept de l’émission américaine Project Runway, diffusée sur Bravo. Je suis fan de Project Runway depuis des années, vous m’excuserez donc ma tendance à comparer les 2 émissions. Si vous les avez ratés, vous pouvez commander les épisodes de La Collection gratuitement grâce à Illico sur demande. Profitez-en pour prendre un petit cocktail et relaxer pendant que les designers courent comme des malades à l’écran… Vous verrez, c’est très thérapeutique :)

La suite de ce billet révèle des punch

Premières impressions en vrac

La musique d’intro est digne d’une émission de fin d’après-midi (quel était le titre de l’émission de Lise Watier, déjà?). Le titre est peu évocateur et manque de “glitz”. On dirait qu’on vise un public cible de matante… et comme c’est à TVA, c’est probablement le cas. Le choix de l’animatrice confirme mon hypothèse : Chantal Lacroix est bien jolie et sûrement très sympathique, mais quel est le rapport avec la mode? L’émission avait besoin de quelqu’un de plus jeune (et je ne parle pas d’âge, ici), plus branché, plus glamour… quelqu’un qui incarne l’esprit de la mode. Pas Mme Tout-le-monde-il-est-fin-tout-le-monde-il-est-gentil.

J’admets avoir été impressionnée par le prix de 100 000 $. Je ne sais pas quelles sont les conditions attachées à ce “100 000 $ pour créer une collection exclusive à La Baie”, mais 100 000$, dans une émission québécoise, c’est très respectable. J’ai également été agréablement surprise par la sélection de candidats. Une amie, Patricia Jodoin des Créations Encore, avait été invitée à participer, mais avait refusée, sceptique à propos de la qualité des candidats et du traitement qu’on en ferait. Lorsque la recherchiste termine son “pitch” de vente en disant “Si t’es bitch dans la vie, on veut que tu sois bitch à la télé!”, ça donne l’impression qu’on cherche des personnages plus que des talents… Mais les 10 candidats qu’on nous a (très brièvement) présentés avaient l’air humains et talentueux (évidemment, beaucoup des extraits de portfolios présentés faisaient “travaux d’école”, mais c’était du bon travail).

Le premier mandat

Pour ce premier épisode, on a demandé aux designers de créer une robe de gala que Chantal Lacroix porterait au Gala Artis. Une robe faite avec des couches de bébés? Non. Avec le contenu d’un panier d’épicerie? Non plus. Vous ne me croirez pas, mais pour ce défi, les participants pouvaient utiliser du TISSU! Je comprends que Chantal Lacroix n’avait pas envie de se ramasser sur le tapis rouge dans une confection en pneus de bicyclette, mais j’espère que les prochains défis seront plus originaux! Ce qui est amusant, c’est de voir les designers sortir de leur zone de confort :D

Les designers (ou devrais-je dire, les disaillegneux… comme on le dit si bien à cette émission) sont divisés en deux équipes, mais chacun sera jugé individuellement, et on annonce que 2 designers seront éliminés cette semaine. L’équipe du designer de la robe gagnante sera immunisée, et c’est un défi d’équipe qui déterminera quelle équipe choisira ses tissus en premier.

Mini défi

Ce défi était un peu plus intéressant : les équipes de designers devaient habiller un mannequin vivant en ne magasinant que dans une… quincaillerie! (On ne pétera pas des records d’originalité, mais quand même…) Les deux équipes ont choisie de faire des robes (prévisible, mais compréhensible) :

  • une création nommée Azure (hum hum), en bâche bleue (le genre dont on se sert en camping), avec un bas de jupe de type sirène année 80, des fioritures blanches sur la poitrine, une grosse ceinture blanche et un chapeau totalement ridicule.
  • une deuxième nommée Chicken Queen parce qu’elle est faite en broche à… poule (et autres grillages métalliques). L’équipe a utilisé du ruban à peinture jaune (enfin, je crois que c’était ça) pour créer un motif sur la jupe.

Je ne sais pas si c’est à cause de l’utilisation du gris et du jaune, mais j’ai préféré la robe de la 2e équipe. La forme me semblait plus intéressante, et le chapeau légèrement moins ridicule (mais un conseil aux deux équipes : laissez faire les accessoires, concentrez-vous sur les vêtements). Toutefois, c’était les employés du magasin (non, je ne le nommerai pas! pas de placement de produit chez moi!) qui votaient, et ils ont choisi Azure… Évidemment que si on fait voter n’importe qui, c’est toujours les créations les plus moches qui vont gagner… Mais pour la défense des employés du magasin, sous la robe en grillage de la 2e équipe, on pouvait voir le t-shirt et les jeans que le mannequin portait en dessous. Il fallait peut-être un peu beaucoup d’imagination pour en faire abstraction.

Confection de la robe de gala

A suivi l’étape du choix des tissus, dans un festival de commentaires insignifiants (”c’est super!”, “c’est vraiment quelque chose!”, “Vraiment capotant!”) et de clichés (”on était comme des enfants dans un magasin de bonbons”). Je ne crois pas que c’est à La Collection qu’on va entendre des perles telles qu’en sortaient Jay McCarroll, Santino, et d’autres participants flamboyants de Project Runway… *Soupirs* Moi aussi, je suis de la génération du Club des 100 watts, mais ce n’est pas une raison pour ne pas en sortir une bonne de temps en temps.

Les designers ont ensuite débuté la confection, et on a pu se faire une meilleure idée de la personnalité de chacun. Certains sont rapidement tombés dans la spirale de la pensée négative, de la défensive et des idées d’abandon… Patrice, quant à lui, s’est vite fait étiqueté d’antisocial, à cause de son silence et de son refus de luncher avec les autres. Quant à moi, je lui donne l’étoile de la soirée pour avoir osé dire que les conversations des autres designers n’étaient pas toujours pertinentes… “Tellement vrai!”, pour parler comme les participants. Près du décompte final, Mélissa s’est blessée avec sa machine à coudre. C’est Patrice qui l’a aidé à terminer sa robe. Je crois qu’il s’est racheté dans le coeur des autres designers…

J’ai été déçue de voir qu’il n’y aurait pas d’équivalent de Tim Gunn à La Collection : quelqu’un qui a du métier, pour guider les participants et remettre en question certains de leurs choix. À la place, on a eu droit à la visite du directeur des marques chez La Baie, qui est venu leur dire ce qu’ils recherchaient chez le gagnant… Ah! Ils ont une idée bien précise de l’image de la collection qu’ils ont envie de mettre en marché, et ça influencera forcément le choix du gagnant. Project Runway n’a jamais eu peur de faire gagner des designers moins mainstream, comme Jay McCarroll et Jeffrey Sebelia… est-ce possible dans une émission commanditée par La Baie? Je ne crois pas que c’est avec la cuvée de cette année qu’on le saura…

Le défilé

Fast-foward sur quelques bouts : Bla bla bla… Habillage des mannequins (super plogue pour une autre émission de TVA)… Bla bla bla… Maquillage et coiffure pour lesquels les designers ne semblaient pas avoir leur mot à dire… Bla bla bla… Un petit pep talk de Chantal Lacroix qui s’adressait plus à des enfants dans une colonie de vacances…

Et, enfin, le défilé, commenté tout au long par les juges. Je dois dire que j’ai toujours rêvé d’entendre ce que Micheal Kors, Nina Garcia et Heidi Klum se disaient pendant les défilés. Les juges de la version québécoise? Pas tellement. Dick Walsh essayait d’être snarky, mais n’était pas drôle (en gros, les robes étaient soit moches, soit pas trop moches). Marie St-Pierre ne pouvait s’empêcher de dire ce qu’ELLE elle aurait fait. Quant à Isabelle Racicot, elle magasinait pour elle ;) Pas de commentaires illuminés, illuminants, ou simplement amusants.

Quant à moi, la robe que j’ai préférée est celle de Marilyn. J’ai trouvé la coupe actuelle, les couleurs à croquer, et que le détail sur l’épaule ajoutait quelque chose à la robe plutôt qu’être de trop. Est-ce que je voyais Chantal Lacroix la porter lors d’un gala? Pas vraiment… Selon moi, la robe de Patrice était celle qui répondait le mieux au mandat. Elle manquait peut-être un peu d’audace, mais la confection avait l’air sublime, la coupe était flatteuse, la couleur était riche, tout à fait appropriée à un tapis rouge et parfaite pour complimenter les cheveux et le teint de la cliente.

La robe de Marilyn et celle de Patrice

Parmi les robes que j’ai moins aimées, on retrouve :

La robe de Natasha et celle de Geneviève

…la robe de Natasha (couleurs moches, pas fan des jabots, mauvaise longueur pour ce type d’évènement) et celle de Geneviève (je crois que Geneviève n’a pas compris le mandat de la semaine… les mots clé étaient “Chantal Lacroix” et “Gala”, pas “Eurotrash” et “professionnelle”)…

La robe de Mélissa et celle d'Arielle

…celle de Mélissa (Ishhh… C’était pourtant une robe que j’avais hâte de voir : la couleur est magnifique, et c’est le genre de coupe qui me plaît. Une robe qui pendouille tenue par des cordes? J’ai tout de suite pensé à la petite sirène.)…

La robe d'Éric et celle de Guillaume

… la robe d’Éric (un halter top, c’est pour moi synonyme de paresse… attaché par une corde noire en plus?! Et puis même si j’adore les verts chartreuse et autres trucs radioactifs, cette couleur ne fonctionnait pas) et celle de Guillaume (cette robe, c’est comme un voyage : les couleurs font “Acapulco Sunset”, et le carré de tissu? Hello Bollywood!).

Le gagnant de la semaine? Guillaume! Il me semble que la robe n’allait pas du tout à Chantal Lacroix…

Toujours est-il que l’équipe du gagnant a évité l’élimination et a pu sauver quelqu’un dans l’équipe perdante. La délibération s’est faite dans le calme plat, alors que tout ce que nos très volubiles designers ont trouvé à dire sur les robes de leurs pairs est qu’elles étaient “belles” ou alors “classiques”. Ils ont finalement choisi la robe de Natasha (la soeur d’une des designers de l’équipe gagnante, quelle coïncidence!).

Les designers en danger ont ensuite pu défendre leur création, et c’était assez pénible à entendre. Les vêtements devraient parler pour eux-mêmes.

Les designers “remerciés” (quel euphémisme plate!) : Kristel et…QUOI?! La suite la semaine prochaine?! Une gimmick minable de la part de TVA… Comme j’ai écouté l’émission en reprise, je peux vous dire tout de suite que le 2e designer “remercié” est Éric. Je suis assez d’accord avec le verdict, même si je crois que certains designers ont été sauvés par la victoire de Guillaume. J’espère qu’ils ne feront pas d’équipes trop souvent!

Rendez-vous un peu plus tard pour le 2e épisode ;)

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Le meilleur des deux mondes, ou comment les livres audio me permettent de vivre deux passions en même temps

Si vous lisez mon blog depuis quelque temps, vous savez déjà que je suis une mordue de lecture. J’aime tellement la lecture, que je peux rester plongée le nez dans mes livres sans aucune notion du temps qui passe autours de moi. Et si vous savez lire entre les lignes de mon blog, vous savez aussi que je suis toujours à la poursuite du temps perdu, toujours à essayer d’optimiser mes activités pour être la plus productive possible, intolérante envers les secondes qui s’écoulent inutilement.

On pourrait me croire vouée à la déception, obligée de délaisser mes lectures pour me consacrer à des activités plus constructives (même si, pour être honnête, je considère qu’étoffer ma culture EST constructif… simplement pas très utile), ou alors d’oublier toutes mes ambitions pour me laisser ennivrer par l’appel des livres (oui oui! C’est un appel, aussi clair et puissant que le chant des sirènes!).

Mais la technologie est bonne pour les gens comme moi.

Mesdames et messieurs, j’ai trouvé le secret du bonheur. Le graal qui assouvi le cerveau gauche et le cerveau droit. La recette alchimique permettant de mêler productivité ET escapade. La pierre philosophale qui multiplie le temps par deux (l’immortalité ne saurait tarder).

Un secret si important qu’il fallait le garder bien à l’abris, là où personne ne s’attendrait à le trouver : à la vue de tous sur Amazon et ITune. Une ruse machiavélique dont j’ai été dupe longtemps… trop longtemps.

Si longtemps que je dois maintenant la révéler à tous, incapable de perpétuer le secret qui aurait pu causer ma perte…

Le secret qui se résume à deux mots…

(Je suis consciente que j’ai déjà donné le punch dans mon titre, mais je m’amuse, OK?)

LIVRES AUDIO

(Avez-vous remarqué que, si on le lit à l’envers, ça donne OIDUA SERVIL. Ça ne veut rien dire, mais quand même…)

Les livres audio, c’est la plus belle invention depuis le pain tranché et Internet (non, je ne me considère pas comme une invention ^_~). Ça a changé ma vie!

<Mode témoignage infopub doublé>

Avant les livres audio, je n’arrivais jamais à stimuler mon cerveau autant que mes mains. Je passais mon temps à faire des bijoux en écoutant de la musique, ou à lire des livres en tenant un livre. Puis j’ai lu à propos des livres audio sur un blog de développement personnel.

Au début, j’étais sceptique. Ça ne pouvait pas être aussi facile. Qu’est-ce que j’allais faire sans les pages et les mots et l’odeur du papier? Puis, je me suis dit : “Essaye, tu verras.”

J’ai téléchargé quelques titres, et je n’ai jamais regardé en arrière. Maintenant, je peux écouter les oeuvres des meilleurs et des pires auteurs, tout en développant une ligne de bijoux!

Non seulement je suis plus cultivée et productive, mais je perds du poids! En stimulant mes fonctions motrices et intellectuelles, les livres audio me procurent une sensation de satisfaction sans que j’aie à voir le fond d’un pot de crème glacée!

Et ce n’est pas tout! En plus d’être plus cultivée et plus mince, je m’enrichie! Tout le monde le sait, le temps, c’est de l’argent! Avec deux fois plus de temps à ma disposition, je suis hypothétiquement deux fois plus riche!

J’ai toujours voulu être riche, mince et cultivée. Grâce aux livres audio, c’est possible. Merci, livres audio.

</Mode témoignage infopub doublé>

Voilà, tout est dit :) Je ne sais pas si l’offre est aussi bonne en français qu’en anglais, mais je vous suggère fortement d’essayer. Pourquoi faire un truc quand on peut en faire deux?

Dans les dernières semaines, je me suis tapé quatre livres en développant trois nouvelles collections de bijoux textiles. J’ai hâte de prendre des photos et de vous montrer mes créations! Mais je veux prendre mon temps et bien faire les choses : j’ai l’intention d’ouvrir ma boutique Etsy!

Bien sûr, je partagerai avec vous mes tribulations d’entrepreneur… Mes ambitions sont modestes (je ne vais produire des collections qu’au gré de mes envies), mais je ne fais pas les choses à moitié ;)

Dans un autre ordre d’idée, la saison des rénovations sera bientôt de retour. Cet été, c’est notre salle de bain qui va y goûter! Et je vais sans doute réussir à mettre la touche finale à notre cuisine pour pouvoir enfin vous la montrer…

Psss… Je n’ai pas oublié la 3e partie de mon billet “L’art à bon prix pour vos murs”, mais ça viendra plus tard.

Merci d’être toujours là, vous m’avez manqué :)

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Une alternative aux papiers peints

Anne-Laure, du site Au présent du subjectif, m’a envoyé une question dernièrement, et en tentant d’y répondre, j’ai pensé que l’information pourrait vous intéresser.

Psss! Anne-Laure, j’ai répondu à ma façon habituelle (longue et noyée dans tout ce que j’avais envie de dire), sans m’adresser précisément à toi. J’espère que tu trouveras quelques gemmes d’informations utiles dans tout ça ;)

[...] Parmi mes idées farfelues, il y a celle de tapisser une pièce (ou un mur pour commencer) avec autre chose que du papier peint. Je pensais a priori à des pages de livre. Papier plus épais et qui jaunit moins, il me semble, que du papier journal, mais contenu pas trop dense quand même (pour pas avoir un effet chargé comme avec un mur tapissé de photos). Ça pourrait être des textes étrangers, ou des partitions de musique… pourquoi pas?! ;)

Mais je me demande comment faire ça proprement. [...]

Qu’est-ce que tu penses de ça toi? Tu ferais comment? [...]

Il y a un moment déjà que je m’intéresse aux alternatives au papier peint pour tapisser mes murs… Il y a tellement de possibilités créatives et (très important!) économiques. C’est donc avec plaisir que j’ai fait quelques recherches pour répondre à cette question.

Tout d’abord, je me dois de faire une remarque rabat-joie : si vous ne pensez pas rester une éternité dans votre logement, il est important de garder la valeur de revente en tête avant d’entreprendre des projets. Au Québec, c’est très important, et il ne faut rien faire de trop créatif ou extravagant, au risque de faire peur aux acheteurs. Après avoir visionné des centaines de House Hunter, je crois que je peux conclure que les acheteurs ne sont généralement pas emballés par les projets de bricolage des autres :) Peut-être est-ce différent dans d’autres villes, à Paris par exemple, où le marché de l’immobilier semble si saturé que n’importe quoi peut se vendre sans problème… Mais, il me semblait important de soulever ce possible problème ;) Généralement, quand j’ai des idées trop farfelues, mon amoureux me ramène les pieds sur terre.

Méthode suggérée

Si je voulais tapisser une pièce de pages de livres (mais ça pourrait aussi être des partitions de musiques, comme le suggérait Anne-Laure, ou alors du papier d’origami, du papier fin, des cartes du monde, du papier d’emballage, etc.), je m’y prendrais de cette façon :

  • Apprêt : J’appliquerais un apprêt à mur, pour bien préparer la surface (il est important que le mur soit bien blanc, car on verra sûrement la couleur au travers des pages). Si votre mur est déjà blanc et en bon état, vous pourriez remplacer cette étape par l’application d’un apprêt pour colle à papier peint.
  • Colle : J’utiliserais une colle à papier peint (on applique généralement la colle sur les murs, et on colle ensuite le papier).Certaines personnes recommandent un mélange 50/50 de colle acrylique et de colle à papier peint (la colle à papier peint est un peu moins forte que la colle acrylique) lorsqu’on désire coller un autre matériel que le papier peint. On a ainsi une colle qui tient bien (grâce à l’acrylique), et qui est anti-moisissure et tout le fatras des colles à papier peint. Il pourrait être intéressant de tester la colle sur vos pages, pour vous assurer que l’encre ne coule pas…
  • Lissage : Comme lors de la pose de n’importe quelle papier peint, il faut prendre soin de lisser le papier une fois qu’il est au mur pour enlever toutes bulles d’airs. Le procédé devrait être facilité par la petite taille des pages de livres, mais il faudra faire attention pour ne pas abîmer le papier, qui est plus fragile que le papier peint. J’utiliserais un petit rouleau à papier peint, qu’on peut se procurer dans toutes bonnes quincailleries.
  • Attente : J’attendrais que la colle soit bien sèche. Parfois, les bulles d’airs apparaissent tardivement. S’il reste des bulles d’airs, vous devrez les crever à l’aide d’une petite incision, et lisser. Soyez patient, attendez au moins 24 heures.
  • Couche de protection : Je couvrirais ensuite mes pages collées d’un vernis au polyuréthane mat (ou d’un autre fini, dépendant du degré de brillance recherché). Je ferais des tests sur une page du livre avant, question de voir si la couleur de la page change avec le vernis. Certains vernis jauniront la page, ce qui peut donner un effet “antique” intéressant, si c’est ce que vous cherchez. Vous pouvez aussi délibérément choisir un vernis légèrement teinté.

À propos de la colle, Anne-Laure me demandait :

J’ai lu des trucs sur la colle Mod podge, qui permettrait plus ou moins de coller et de vernir en même temps si j’ai bien compris…

Je ne crois pas que ce serait un bon choix pour cette application. Il me semble que ça pourrait coûter cher à utiliser sur une si grande surface. De plus, la colle Mod podge reste toujours collante. Il faut appliquer un produit par-dessus pour enlever cet effet, alors on ne peut pas dire qu’on sauve une étape en collant et vernissant en même temps…

Exemples glanés sur le Web

Voici un exemple d’une pièce qui a été tapissée avec la méthode que j’ai décrite. Le vernis utilisé est ambré (un choix malheureux, à mon avis… mais, vous savez, les goûts et les couleurs…). Évidemment, cette méthode est permanente et promet un beau calvaire aux chanceux qui voudront s’en débarrasser.

Sur Curbly, on a tapissé un mur de pages de journaux. On suggère d’appliquer nos pages à l’aide de papier collant à double face, ou d’un mélange de colle Elmer et d’eau (selon leur dire, ce mélange serait même écologique, puisque cette colle est non toxique!). On ne parle pas de vernis. Facile, mais est-ce que ça tient bien? Est-ce que ça s’entretient bien? Ça me semble être une méthode temporaire, histoire de faire un shooting pour un magazine, ou épater la galerie pour quelques mois. Plus longtemps que ça, ça doit accumuler la poussière et d’autres trucs (je me souviens avoir trouvé de vieilles araignées derrière mes affiches lorsque j’étais ado… beurk!). Avec mes allergie et ma sensibilité à la poussière, ça me semble une méthode moyenne. Mais si ça vous convient, pourquoi pas?

Sur un des sites de Better Homes and Gardens, on suggère d’installer d’abord une doublure à papier peint (je ne suis pas sûre de la traduction, n’ayant pas réussi à trouver le produit en français… En anglais, ils appellent ça “wallpaper lining”). Il s’agit d’une couche de papier à installer avant le papier peint (ou, dans notre cas, nos pages de livres). C’est habituellement utilisé sur les murs avec des imperfections, mais dans le cas d’un projet comme le nôtre, ça faciliterait la tâche au moment d’enlever les pages (parce qu’il viendra, tôt ou tard). L’avantage, c’est que vous n’aurez pas à gratter individuellement chaque page que vous aurez posée. Le désavantage, c’est qu’on perd un peu le principe d’économie et de facilité d’application…

Voici un autre exemple relevé sur le site Apartment Therapy. Aucun détail n’était partagé quant à la méthode utilisée. En tout cas, comme le faisait remarquer quelqu’un dans les commentaires, si vous recouvrez vos murs de salle de bain ainsi, vous ne manquerez jamais de lecture sur le trône ;)

Moi, personnellement, je…

Comme vous pouvez le voir, l’idée est simple, mais les résultats diffèrent. Personnellement, je ne ferais JAMAIS un mur entier. Les méthodes temporaires ne me semblent pas satisfaisantes (question propreté, allergies, et facilité à enlever versus facilité à poser), et les méthodes permanentes (avec vernis) présagent de beaux dégâts au moment d’enlever.

Ce que je tenterais, toutefois, c’est d’essayer cette technique à plus petite échelle (d’autant plus sage si vous n’êtes pas particulièrement bricoleur). Autant on peut être créatifs dans le choix des matériaux, autant on peut l’être dans le choix de la surface sur laquelle appliquer notre papier peint (ou simili papier peint, selon). Quelques idées en vrac (les photos ont été prises sur le site de Martha Stewart) :

  1. Recouvrir un meuble, comme une tête de lit, une bibliothèque, un dessus de table, un coffre, etc.
  2. Recouvrir un support plat de grand format, comme une planche de MDF ou de bois, pour ensuite l’accrocher au mur, ou simplement le déposer contre le mur.
  3. Transformer des portes ordinaires en appliquant un motif sur une section, et en encadrant le motif de cimaises (bordures).

Ces projets me semblent tout indiqués pour apprivoiser la méthode, et ils ont l’avantage de pouvoir vous suivre si vous déménagez :)

Psss!

Avez-vous déjà tenté quelque chose de semblabe? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires!

Est-ce que vous avez une question sur laquelle vous aimeriez connaître mon avis (qui ne vaut pas mieux que celui d’un autre, mais à défaut d’avoir l’autre…)? Vous n’avez qu’à visiter cette page pour trouver mon adresse courriel :)

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