18 Oct
Le prix d’une courtepointe
Hier, je me suis mise à analyser le coût d’une courtepointe à partir d’un patron d’Amy Butler qu’on retrouve dans le livre In Stitches. C’est craqué mental:
- 2 verges (de 44″ de largeur) de coton
- 1 verge (de 44″ de largeur) chaque de 9 tissus coordonnés (elle précise qu’il y aura des restes pour d’autres projets… mais quand même, NEUF!)
- 3 verges et 1/4 (de 44″ de largeur) de mousseline pour la base
- 4 verges et 1/2 de coton pour le dos de la courtepointe
Après avoir fait quelques recherches sur les prix, je crois qu’on peut affirmer qu’une verge de tissu coûte environs 9$ et la mousseline 5$. Ça fait donc un total de… 155,75 $. Et là je ne compte même pas le molleton et le reste…
Et si on utilise du tissu qualité “Home decor”, comme elle le suggère dans le livre, on arrive à 248,50 $.
C’est un des gros défauts des projets d’Amy Butler: ils nécessitent une quantité folle de matériel. Par comparaison, les projets présentés dans le livre de Denyse Schmidt sont un peu moins coûteux.
Si on considère le prix du matériel et le temps que représente la confection, ça fait de la courtepointe un cadeau d’une immense valeur. Disons qu’on en fera pas à tout le monde, hein?
(Je sais que le prix inclut également le plaisir de fabriquer quelque chose… mais quand même… Est-ce que c’est moi qui est cheap?)
7 Jun
Vendre son art, pas son âme
Je crois que c’est immanquable, à un moment ou un autre, tous les bricoleurs envisagent de vendre leurs confections. Il y a plusieurs raisons pour cela:
- parce qu’on a un espace limité pour tout entreposer nos créations (et que nos proches en ont déjà suffisamment reçu en cadeaux!);
- parce que les matériaux de base engendrent beaucoup de dépenses (et qu’on en veut toujours plus!);
- parce qu’on veut voir nos créations « vivre », être portées, appréciées;
- parce qu’on rêve de vivre de notre loisir préféré…
L’entrepreneuriat m’a toujours intéressé. De 2002 à 2003, j’ai tenu une petite boutique en ligne avec une copine. On y vendait des vêtements que nous concevions de A à Z. Malheureusement, on a dû abandonner le projet quand il s’est mis à prendre trop d’ampleur. Alors étudiantes, nous n’avions ni les moyens, ni les ressources, ni le temps nécessaires pour permettre à notre entreprise de suivre l’évolution qui s’imposait. Néanmoins, ce fut une expérience qui m’a beaucoup appris (enrichissante personnellement, à défaut de pécuniairement).
Dernièrement, l’envie de vendre mes créations a recommencé à me titiller. Je me suis remise à lire sur le sujet… Les choses ont changé depuis 2003! Les ressources pour la vente en ligne sont beaucoup plus nombreuses et il y a de plus en plus de gens qui tentent l’aventure…
J’ai donc eu l’idée de préparer une série d’articles sur la commercialisation de l’artisanat. Ces articles présenteront des trucs, des idées, des interviews avec des entrepreneurs, et des ressources. J’ai l’intention de sortir ces articles au compte d’un par semaine, disons le jeudi (le jour de la paye!).
Inspirez-vous, prenez ce qui vous convient, laissez de côté ce qui ne vous convient pas; et si vous avez quelque chose à partager, j’espère que vous ne vous gênerez pas à écrire dans les commentaires ou à m’envoyer un courriel! Mon but est d’en apprendre plus (évidemment) et de partager l’information que je trouve (en espérant que ça puisse être utile), mais aussi de susciter une réflexion sur le sujet (au moins dans ma tête).
Je commencerai donc par une question ouverte à tous les artisans-entrepreneurs: au départ, qu’est-ce qui a motivé votre décision de vendre vos créations? (Est-ce que c’était dans vos projets dès le début? Est-ce vos proches qui vous y ont poussé?)
31 May
Le bricolage, secret du bonheur?
Je travaillais dernièrement sur la mise en page d’un document traitant d’un phénomène en psychologie que l’on appelle The Flow, et ça m’a fait réfléchir à mes loisirs créatifs.
Le flow, c’est un état d’absorption totale dans une activité qui donne l’impression que le temps s’est arrêté autour de nous. Se perdre ainsi dans une activité, ne faire qu’un avec elle, c’est aussi un concept qui revient beaucoup en spiritualité: les pratiquants du Zen Bouddhisme appliquent un concept similaire pour atteindre la maîtrise de certaines formes d’art, comme l’Ikebana.
Personnellement, c’est quelque chose que je ressens quand je bricole, que ce soit un projet de couture, une maquette de site Internet, un texte, ou un dessert (jamais en faisant le souper). Il y a un moment où je suis tellement absorbée dans ce que je fais que je peux oublier de manger, tant je ne vois pas le temps passer – j’en oublis de nourrir mon chat, aussi, mais elle me le rappelle rapidement (avec insistance). C’est habituellement dans ces moments-là que mon meilleur travail se fait.
Selon Mihaly Csikszentmihalyi, le psychologue qui a proposé le concept et qui l’a documenté, c’est une des expériences les plus agréables qu’un humain peut vivre. J’ai toujours su que mes hobbys me faisaient du bien, mais de savoir qu’il y a une théorie qui rapproche mes activités d’une expérience “spirituelle” aux effets bénéfiques… Disons que je n’aurais pas osé faire le rapprochement moi-même, mais que c’est un excellent argument pour y consacrer autant de temps (et, je l’avoue, négliger la vaisselle que je devrais laver…).
Voilà pour ceux qui considèrent ce genre de passe-temps comme une futile perte de temps!
Parlant de futile perte de temps, est-ce que la télévision peut conduire à un état semblable? Bien qu’elle soit une excellente source de relaxation et de divertissement, j’ai bien peur que non. Pour arriver au flow, il doit y avoir un équilibre entre la difficulté de la tâche et notre degré de compétence; bref, il doit y avoir un certain défi. (Je suis quand même certaine de retirer beaucoup de bonheur de mon marathon Veronica Mars en fin de semaine…)
Alors, allez-y! Jardinez, cuisinez, bricolez: c’est bon pour vous :)
3 Feb
Métro Boulot Brico
Quand on travaille à temps plein (on ne parlera pas des cours et de toutes ces choses obligatoires qu’il faut faire pour mener une vie saine), le temps libre devient une denrée rare. C’est pourquoi il est important de l’optimiser si on veut avoir du temps pour bricoler…
Un peu moins de télé (écouter les reprises d’émission de bricolage sur HGTV et Canal Vie n’est PAS une activité créative…), un peu moins de niaisage sur internet: tout à coup, on a pas mal plus de temps pour réaliser les projets qu’on dorlote depuis longtemps.
Organiser son espace de travail, ça aussi, ça peut faire une différence. S’il faut se nettoyer un coin à chaque fois, c’est l’enfer. S’il faut aller chercher son matériel dans le fond du garage aussi…
Il faut également se choisir des projets qui vont avec notre mode de vie. Certaines « disciplines » sont mieux que d’autres pour le bricolage-minute:
- Le tricot : se fait bien dans les transports en communs, sur l’heure du lunch, dans le lit avant de dormir… certains peuvent le faire devant la télé, mais moi je dois absolument regarder ce que je fais si je ne veux pas rater une maille… (Et pour ceux qui sont aussi mauvais que moi, il y a aussi le tricot-doigt!)
- Le feutrage à l’aiguille : un peu de laine, une aiguille à feutrer et un petit coussin, c’est tout ce qu’il faut. Le procédé est peut-être long, mais il peut se faire presque partout! Ça devient même un stress relief device que vous pouvez avoir toujours sous la main ;)
- Le gribouillage : un carnet, un crayon, c’est tout ce qu’il faut. On peut même le faire dans les transports, et prétendre que les lignes croches font partie de notre style.
Pour un projet de courtepointe, de peinture sur bois, de feutrage mouillé, mieux vaut planifier à l’avance et se réserver une bonne journée.
Overclocker son cerveau peut être une bonne idée, aussi (on a toujours besoin d’un « processeur » plus rapide). Ce que j’aimerais trouver, c’est un livre qui m’apprendrait comment éliminer graduellement le sommeil (quelle perte de temps!) de ma vie (sauf la fin de semaine…).
Si mon copain lit ça, il est en train de se dire “r’garde donc qui est-ce qui parle…” Je lui répondrai ceci: “Hey le grand, c’est mon espace ici. Pis tout est organisé dans ma tête, il ne reste qu’à appliquer mes méthodes…” :p
19 Jan
IKEA, Oh! IKEA…
Dans ma chambre de bébé, j’avais des meubles IKEA – c’était à l’époque où les collections n’étaient pas changées tous les ans et où leur marchandise était solide et durable. IKEA a meublé mon enfance et mon premier appartement aussi (et le deuxième…). J’ai tellement de meubles IKEA chez moi, que c’est plus simple de nommer ceux qui ne le sont pas (un vieux fauteuil brun, un bureau d’ordi, quelques chaises, un classeur et une commode…).
Pas qu’un magasin de meubles, IKEA, dans ma famille, ça a toujours été rassembleur. Quand il n’y avait qu’une succursale à ville St-Laurent, on organisait des excursions avec mes cousines et mes tantes. Quand ils ont ouvert une succursale sur la Rive-Sud, on a continué d’organiser des excursions (pourquoi lâcher de si belles habitudes?) – elles étaient juste plus fréquentes. Je me souviens de déjeuners intergénérationnels à 99 cennes, en attendant que le magasin ouvre. On discutait tactiques et plans d’attaques (« cette fois, on commence par le bas, on est toujours trop fatiguées quand on arrive dans les accessoires… »).
Même mon père aime IKEA (« Leurs chips sont écœurantes! Pis leur cappuccino est à volonté! Leurs brioches… as-tu goûté leurs brioches? »). Personnellement, je suis folle de leur gâteau Daim aux amandes et au chocolat.
Mais, bon, en vieillissant, j’ai commencé à entendre des avis discordants. Comme quoi le style IKEA était devenu générique à force d’être partout. Même si je trouve la plupart de leurs designs réussis, je dois admettre que ça manque de personnalité. Dois-je pour autant abandonner cette source de bonheur infini (et surtout de meubles bon marché)?
NON!
Les meubles IKEA sont des canevas merveilleux pour la créativité : avec un peu d’outils et de l’imagination, les possibilités de modifications sont infinies (et leurs prix enlèvent bien de la pression). Le site IkeaHacker propose des idées et présente les créations de plusieurs internautes qui s’adonnent à cette forme d’art que je compte bien essayer cette année.
Voici quelques-unes de mes sélections préférés :

Un fourre-tout pratique
Un support à trousseaux de clés
Une station de jeu pour les chats (mon chat capoterait!)
Une lampe modifiée avec des post-it
Des petites tablettes en forme de cube
Une table à café recouverte de mosaïque
Une lampe décorée de parasols à cocktail :)
Un panneaux diviseur fleurie
Pour terminer, voici un petit article (et des photos) sur une exposition qui présentait des produits IKEA modifiés.





