Comme il n’est pas facile de tenir un blog à jour avec le travail et les études, j’ai offert à une amie d’écrire des billets en temps que blogueuse invitée. Je vous présente la première contribution d’Emma, amie d’enfance, amatrice de Doritos, de bonbons et de mode, et qui est d’ailleurs designer de mode.

Ayant toutes les deux des formations en design, on accorde beaucoup d’importance à la présentation… Cette déformation professionnelle (en fait, ça remonte à bien plus loin que ça) a des avantages: un travail scolaire bien présenté est un travail scolaire bien noté (!); et des inconvénients: on dépense parfois autant pour emballer un cadeau que pour le cadeau lui-même. Voici donc:

Emballage de magazine recyclés
Pour ceux et celles qui se sentent concernés par la cause environnementale ou qui, tout simplement, aiment faire preuve d’originalité, je vous propose le papier d’emballage recyclé. Vous pouvez le faire à partir de plusieurs matières, j’ai ici opté pour les magazines puisque j’en ai plusieurs qui trainent à la maison… après les avoir feuilletées et avoir déchiré mes pages préférées, je ne peux jamais me résigner à m’en débarrasser.

Pour emballer ce cadeau destiné à mon neveu, j’ai tout d’abord découpé toutes les images jolies et enfantines que j’ai pu trouver. Ensuite, je les ai assemblés à la machine à coudre pour former une bande (pour ceux et celles qui ne sont pas très à l’aise avec la couture, un peu de colle peut faire le même travail).

On peut ensuite emballer le cadeau avec le papier assemblé, mais, comme mon cadeau était volumineux, j’ai pour ma part décidé de m’en servir comme bande décorative pour égayer un emballage basique fait de papier craft. Il suffit ensuite d’un peu de raphia et le tour est joué… un emballage-cadeau personnalisé!

I Took The Handmade Pledge! BuyHandmade.orgJanick, du blog Creativadoration (anciennement Fonétik), invitait tout le monde dernièrement à prendre le “Handmade Pledge” et à acheter des cadeaux de Noël faits à la main. C’est une très belle initiative à laquelle je vais tenter d’adhérer cette année, en ajoutant une petite twist: faire une partie de ces cadeaux avec mes propres mains…

Si vous voulez vous aussi confectionner quelques cadeaux, voici une petite compilation de tutoriels pour des objets qui s’offrent bien.

Vous pouvez partager vos liens si vous en connaissez d’autres… on n’en a jamais de trop.

Oh! J’oubliais… Joyeuse Halloween! ;)

Avez-vous vu des ventes de garage ce week-end? Il me semble qu’il y en avait à tous les coins de rue… Malheureusement, un examen à préparer et des engagements sociaux m’ont empêché d’y faire un tour. J’espère pouvoir me reprendre au cours du mois de juin, parce que c’est une occasion rêvée pour mettre la main sur des matériaux uniques pour pas cher (plus, la récupération: c’est bon).

Quelques suggestions d’achats:

  • Des tissus (n’oubliez pas, les jupes et les rideaux sont d’excellentes sources de tissus!)
  • Des pulls de laine à faire feutrer (attention, il faut un minimum de 80% de laine pour que le feutrage fonctionne… Bonne nouvelle: vous n’avez pas à vous soucier des trous de mites!)
  • De vieux colliers (pour en récupérer les perles)
  • De la vaisselle (pour essayer la peinture sur céramique)
  • De vieux bibelots, ou de vieilles figurines (ils font d’excellents sujets de photos)
  • Des cadres (ça se passe d’explication: les cadres = toujours utile pour pleins d’affaires)
  • Du vieux matériel électronique (ok, peut-être que ça ne fait pas les bijoux les plus fashion, mais j’aime ça! Je suis une nerd nostalgique…)
  • Divers outils d’artisanats (j’ai déjà trouvé un moule à chapeaux chauffant (désolée, je ne sais pas comment ça s’appelle) et un métier à tisser…)

Évidemment, comme il est impossible de prévoir ce que l’on y trouvera, il vaut mieux y aller l’esprit (et l’oeil) ouvert. Bonne chasse!

Exemple de dorodangoDécouvert dans le magazine Craft: hier seulement, je suis fascinée par cet art. Il s’agit de sphères créées uniquement à partir de terre et d’eau. Le processus de fabrication est lent: couche par couche, on compacte la terre autour d’un noyau et on la fait durcir en retirant son humidité.

Le site Dorodango présente une galerie de sphères créées à partir de terre d’un peu partout dans le monde; les résultats sont très différents, mais tous superbes! Quel souvenir de voyage magnifique! La terre est déjà un symbole fort; transformée ainsi elle devient magique… Comme on le dit sur le site, “le processus est simple, mais le résultat fait penser à de l’alchimie”.

Dans un essai sur les Dorodango, William Gibson (auteur que j’aime bien) écrit ceci: “[A]n artifact of such utter simplicity and perfection that it seems it must be either the first object or the last…” C’est exactement le sentiment que ça évoque en moi.

Par ici pour la technique. Je ne manquerai pas de tenter l’expérience cet été, et de vous faire part des résultats.

Kanzashi tutoriel

Je n’avais pas assez de temps pour un gros projet ce week-end et un article sur le site de craftzine m’a donné l’idée de m’essayer à faire des fleurs kanzashi. Il s’agit d’une technique japonaise pour fabriquer des fleurs en tissus. Elles peuvent être assemblées en montages assez complexes, où tout simplement accrochées sur ce que vous voulez. Quant à moi, j’ai l’intention de les utiliser pour décorer mes emballages-cadeaux… je vais en fabriquer plusieurs à l’avance en prévision des fêtes!

Voici comment s’y prendre :

Vous aurez besoin de 5 carrés de tissus de 7 cm de côtés (vous pouvez varier la grandeur et le nombre des pétales), d’un bouton pour faire le centre, d’épingles et d’une aiguille enfilée (la couleur du fil est sans importance, on ne le verra pas).

Prenez d’abord un carré et pliez-le en deux sur la diagonale (1a et 1b).

Kanzashi tutoriel

Ramenez ensuite les deux extrémités de la base du triangle vers le sommet (2a, 2b et 2c).

Tournez le carré de l’autre côté. Pliez les cotés jusqu’au centre pour former la figure 3c (3a, 3b et 3c).

Kanzashi tutoriel

Pliez la forme en deux sur le sens de la longueur (4a et 4b). Épinglez la forme en prenant bien soin d’épingler dans toutes les épaisseurs du tissu (4c).

Kanzashi tutoriel

Coupez le surplus pour former un angle droit (5). Répétez ces étapes pour le nombre de pétales que vous désirez.

Assemblez ensuite les pétales en les cousant ensemble (6). Comme avec l’épingle, prenez soin de piquer à travers toutes les épaisseurs de tissu.

Kanzashi tutoriel

Nouez les deux bouts de fils solidement pour refermer la fleur (7). Vous devriez avoir une fleur plutôt rachitique. Il vous reste à ouvrir les pétales et à les placer à votre goût (8). À l’aide de colle chaude, placez un bouton pour faire le centre. Au besoin, vous pouvez aussi coller un morceau de feutre au dos.

Kanzashi tutoriel

Si certaines étapes vous ont échappées, vous pouvez toujours consulter la version détaillée du tutoriel sur flickr, ou encore regarder ces petits vidéos sur youtube qui font la démonstration du pliage d’un pétale et de l’assemblage de la fleur. Pour voir un maître à l’œuvre, il y a quelques vidéos ici.

Ce projet est parfait pour récupérer des retailles de tissus, mais si vous le voulez, il est possible d’acheter des retailles de kimono pour faire plus authentique (bah! C’est quand même de la récupération!).

Journée bricolage

En fin de semaine, c’était notre première “journée officielle de bricolage”. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas réuni Emmanuelle et moi pour bricoler dans son sous-sol (elle a une salle de couture dédiée! yé!), mais cette année on est censé récidiver au moins une fois par mois.

Le projet qu’on avait choisi pour cette première tentative est un patron gratuit offert par Wee Wonderfuls. Ça faisait des années que je n’avais pas utilisé de machine à coudre, mais j’ai tout de même réussi à tout coudre moi-même (à 99%), sous la supervision d’Emmanuelle (designer de mode et couturière aguerrie). Disons qu’une machine à coudre industrielle, c’est peut-être un peu rapide pour une débutante…

On doit prendre note de quelques modifications à apporter à nos futures journées officielles de bricolage. Tout d’abord, il est préférable de prévoir une période pour magasiner avant la journée officielle: étant des cracks de magasinage, on n’a pas pu résister et, en plein après-midi, on a abandonné nos petits chats pour faire un tour chez Club Tissus. Enfin, il est préférable de se prévoir un lunch… On a “perdu” un bon 2 h au restaurant.

J’ai dû terminer la décoration de mon chat le lendemain, et franchement, le coeur n’y était plus.

Le highlight de la journée va à notre séance de magasinage (eh!). On a découvert un coin complet consacré à la courtepointe chez Club Tissus… Depuis le temps qu’on y va, on n’avait jamais remarqué ça! Aussi, pour 1$, on nous a remis un sac qu’on a pu remplir de boutons (un bon 20 minutes à chercher au-dessus d’un bac plein…). Et puis je me suis acheté un carré de mousse à rembourrage pour me faire un coussin de feutrage à l’aiguille (Emma l’a coupé en 3 avec un couteau électrique = 3 coussins pour 5$).

Pour ceux qui voudraient s’essayer à faire un pointy kitty, je n’ai que deux conseils: assurez-vous d’utiliser un tissu absolument non extensible (Emma a utilisé un jersey: son chat avait l’air handicapé), et lorsque vous croyez l’avoir assez rembourré, rembourrez-le encore plus (sinon il tient mal debout… comme le mien).

Chat pointu

Sculpt ItJ’ai acheté un gros pot (en blanc, il n’y a qu’une grosseur: 2 livres!) de pâte Sculpt It de Sargent Art avant les fêtes, dans l’idée de faire des poupées de ce genre.

Ben c’est de la crotte c’te pâte là.

Au départ ça semble merveilleux, on nous promet une pâte qui durcit sans cuisson, qui ne rapetisse pas en durcissant, qui ne coûte pas cher (10$ le pot), d’un beau blanc qui se peinture bien… Et en fait ça remplit très bien ces promesses-là (j’ai mal construit mon argumentation ici…), sauf qu’il y a un gros problème: elle se travaille vraiment très très mal.

On dirait de la porcelaine froide (j’ai toujours de la misère avec les traductions… cold porcelain, ça ne peut pas avoir d’autre nom en français, hein?), mais avec un trop gros pourcentage de colle blanche. Ça ne la fait pas juste empester la colle, ça rend la pâte extrêmement résiliente. J’ai essayé de faire une espèce de méduse et mes serpentins ne voulaient rien savoir de resté tortillé comme je les plaçais. Et puis le problème n’est pas seulement pour les petits détails: même faire une sphère n’est pas facile (si on la veut parfaitement lisse).

Je cherche toujours une pâte blanche et sans cuisson (car je veux y intégrer d’autres matériaux qui ne supporteraient pas la cuisson). Je vais sans doute m’essayer avec une recette de porcelaine froide à fabriquer soi-même.

logo ikeahacker

Dans ma chambre de bébé, j’avais des meubles IKEA – c’était à l’époque où les collections n’étaient pas changées tous les ans et où leur marchandise était solide et durable. IKEA a meublé mon enfance et mon premier appartement aussi (et le deuxième…). J’ai tellement de meubles IKEA chez moi, que c’est plus simple de nommer ceux qui ne le sont pas (un vieux fauteuil brun, un bureau d’ordi, quelques chaises, un classeur et une commode…).

Pas qu’un magasin de meubles, IKEA, dans ma famille, ça a toujours été rassembleur. Quand il n’y avait qu’une succursale à ville St-Laurent, on organisait des excursions avec mes cousines et mes tantes. Quand ils ont ouvert une succursale sur la Rive-Sud, on a continué d’organiser des excursions (pourquoi lâcher de si belles habitudes?) – elles étaient juste plus fréquentes. Je me souviens de déjeuners intergénérationnels à 99 cennes, en attendant que le magasin ouvre. On discutait tactiques et plans d’attaques (« cette fois, on commence par le bas, on est toujours trop fatiguées quand on arrive dans les accessoires… »).

Même mon père aime IKEA (« Leurs chips sont écœurantes! Pis leur cappuccino est à volonté! Leurs brioches… as-tu goûté leurs brioches? »). Personnellement, je suis folle de leur gâteau Daim aux amandes et au chocolat.

Mais, bon, en vieillissant, j’ai commencé à entendre des avis discordants. Comme quoi le style IKEA était devenu générique à force d’être partout. Même si je trouve la plupart de leurs designs réussis, je dois admettre que ça manque de personnalité. Dois-je pour autant abandonner cette source de bonheur infini (et surtout de meubles bon marché)?

NON!

Les meubles IKEA sont des canevas merveilleux pour la créativité : avec un peu d’outils et de l’imagination, les possibilités de modifications sont infinies (et leurs prix enlèvent bien de la pression). Le site IkeaHacker propose des idées et présente les créations de plusieurs internautes qui s’adonnent à cette forme d’art que je compte bien essayer cette année.

Voici quelques-unes de mes sélections préférés :

La lampe post-it et les tablettes cubes

Un fourre-tout pratique
Un support à trousseaux de clés
Une station de jeu pour les chats (mon chat capoterait!)
Une lampe modifiée avec des post-it
Des petites tablettes en forme de cube
Une table à café recouverte de mosaïque
Une lampe décorée de parasols à cocktail :)
Un panneaux diviseur fleurie

Pour terminer, voici un petit article (et des photos) sur une exposition qui présentait des produits IKEA modifiés.