Critiques et impressions : La Collection, épisode 2

Arf… Je dois avouer tout de suite que j’ai détesté la première partie de l’émission : le défi bricolage pour habiller des chiens (définitivement un des pires moments de télévision que je me sois tapée dernièrement… j’ai cherché des photos pour vous montrer à quelle point c’était pathétique de voir les designers fabriquer des lunettes en cure-pipe et coller des perles et des pompoms sur des petites capes en lamée… come on!); le chic hôtel Delta (pas exactement un haut-lieu du design…); le souper avec Chantal Lacroix (Heidi Klum ne s’impose pas autant!); le gnangnan avec la blonde de Patrice et l’orientation sexuelle de Guillaume; les commentaires toujours aussi insipides de tout le monde; le mandat; l’artiste invitée; les tissus imposés pour le mandat; le fait que le vêtement doit être vendable à La Baie… Ouf! Je me suis même demandé si je voulais vraiment faire un billet pour chaque épisode d’une émission aussi cucul.

Je n’ai pas de double standard pour le Québec : je m’attends à ce qu’on produise la même qualité qu’ailleurs… Bien sûr, je ne m’attends pas à voir débarquer Sarah Jessica Parker, mais la culture québécoise ne tourne pas autour de Marie-Chantal Toupin et Chantal Lacroix, tout comme l’industrie de la mode ne s’arrête pas à Marie St-Pierre (point positif : je suis contente qu’on ce soit évité Jean Airoldi pour le moment… touchons du bois!).

Puis, le défilé a commencé. Ce n’est pas que j’aie été époustouflée par les créations (au contraire, c’était encore plus plate que la semaine dernière), mais qui peut rester insensible à tant de travail? Moi, la créativité (même si on peut discuter du niveau de créativité présent), ça m’anime. Je vais donc me concentrer sur la seule chose valable de cette émission : les défilés. Off le niaisage, On with what really matters : clothing!

Le mandat de cette semaine : créer pour Marie-Chantal Toupin un vêtement pour sortir dans les clubs. Encore une fois, les designers sont divisés en deux équipes, et l’équipe du gagnant sera sauvée (je trouve cette pratique idiote, ça n’aide pas à élaguer le pool de talent). Le même choix de tissus était imposé à tous les designers (plusieurs tissus noirs, un seul tissu imprimé et coloré), ce qui a donné un défilé sans surprise et sans saveur. Pas de quoi écrire à notre mère… ou aux lecteurs de notre blog.

Mon vêtement préféré de la semaine est celui de Patrice. À mon avis, c’est celui qui faisait le moins “5 à 7″, le seul dans lequel je clubberais (si j’avais les jambes de son mannequin et que je clubbais…) et le seul qui avait un certain esprit rock. Pour l’originalité, toutefois, on repassera. À peu près toutes les créations auraient pu se retrouver aisément dans un catalogue Victoria’s Secret.

La création de Patrice

J’ai trouvé la robe de Guillaume sans rapport avec le mandat, et totalement May Day, une des James Bond Girls les plus bad ass, mais aussi la plus mal habillée (les juges ont d’ailleurs tout de suite dit “Grace Jones!”).

La robe de Guillaume versus May Day

J’ai trouvé les juges un peu plus réalistes et pertinents cette semaine, mais ils devraient s’engager des scripteurs pour leur écrire des commentaires amusants. Je crois qu’une partie de ce qu’ils reprochent aux designers aurait pu être évitée s’ils avaient eu la visite d’un mentor comme Tim Gunn. En création, on a besoin de recul et, dans un si court laps de temps, parfois seule une autre personne peut avoir l’objectivité pour nous mettre sur la bonne piste. Aussi, je trouve totalement ridicule qu’on demande une finition intérieur soignée aux designers. En 10 h, ils devraient pouvoir se concentrer sur le DESIGN et le look final sur la passerelle. Ça leur permettrait peut-être enfin de nous montrer quelque chose d’intéressant… C’est un show de télévision, après tout!

La robe de Geneviève, perdante de la semaine

C’est finalement Geneviève qui a remporté le mandat cette semaine. Sa robe sera produite à grande échelle, et distribuée dans les magasins La Baie un peu partout au Québec. Elle est bien mignonne Geneviève, elle me fait penser à Kristen Dunst et elle a sautillé en réalisant que sa robe avait gagnée. Mais comme dans tous les défis qui promettent une commercialisation du vêtement gagnant, c’est rarement le meilleur qui gagne. Sa robe s’est juste avérée la plus facile à réaliser et la plus susceptible de plaire (et de bien faire) au plus grand nombre. Ce qui n’est quand même pas rien, finalement. Juste peut-être pas ce qu’on veut voir sur un SHOW DE TÉLÉVISION!

La robe de Julie, perdante de la semaine

Les juges ont choisi d’éliminer Julie, et j’étais d’accord avec leur choix. Ça robe n’était pas particulièrement bien coupée, en plus d’être bien trop sévère pour le mandat. Il y avait de la recherche dans les détails des bretelles et le bas de la jupe, mais l’effet n’était pas particulièrement bien réussi à mon avis.

Ah! Ça donne le goût de déménager dans un autre pays, tout ça.

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Critiques et impressions : La Collection à TVA, épisode 1

Je suis un peu en retard, mais j’ai décidé de faire un billet d’opinion pour chaque épisode de la nouvelle émission La Collection, présentée à TVA. La Collection reprend le concept de l’émission américaine Project Runway, diffusée sur Bravo. Je suis fan de Project Runway depuis des années, vous m’excuserez donc ma tendance à comparer les 2 émissions. Si vous les avez ratés, vous pouvez commander les épisodes de La Collection gratuitement grâce à Illico sur demande. Profitez-en pour prendre un petit cocktail et relaxer pendant que les designers courent comme des malades à l’écran… Vous verrez, c’est très thérapeutique :)

La suite de ce billet révèle des punch

Premières impressions en vrac

La musique d’intro est digne d’une émission de fin d’après-midi (quel était le titre de l’émission de Lise Watier, déjà?). Le titre est peu évocateur et manque de “glitz”. On dirait qu’on vise un public cible de matante… et comme c’est à TVA, c’est probablement le cas. Le choix de l’animatrice confirme mon hypothèse : Chantal Lacroix est bien jolie et sûrement très sympathique, mais quel est le rapport avec la mode? L’émission avait besoin de quelqu’un de plus jeune (et je ne parle pas d’âge, ici), plus branché, plus glamour… quelqu’un qui incarne l’esprit de la mode. Pas Mme Tout-le-monde-il-est-fin-tout-le-monde-il-est-gentil.

J’admets avoir été impressionnée par le prix de 100 000 $. Je ne sais pas quelles sont les conditions attachées à ce “100 000 $ pour créer une collection exclusive à La Baie”, mais 100 000$, dans une émission québécoise, c’est très respectable. J’ai également été agréablement surprise par la sélection de candidats. Une amie, Patricia Jodoin des Créations Encore, avait été invitée à participer, mais avait refusée, sceptique à propos de la qualité des candidats et du traitement qu’on en ferait. Lorsque la recherchiste termine son “pitch” de vente en disant “Si t’es bitch dans la vie, on veut que tu sois bitch à la télé!”, ça donne l’impression qu’on cherche des personnages plus que des talents… Mais les 10 candidats qu’on nous a (très brièvement) présentés avaient l’air humains et talentueux (évidemment, beaucoup des extraits de portfolios présentés faisaient “travaux d’école”, mais c’était du bon travail).

Le premier mandat

Pour ce premier épisode, on a demandé aux designers de créer une robe de gala que Chantal Lacroix porterait au Gala Artis. Une robe faite avec des couches de bébés? Non. Avec le contenu d’un panier d’épicerie? Non plus. Vous ne me croirez pas, mais pour ce défi, les participants pouvaient utiliser du TISSU! Je comprends que Chantal Lacroix n’avait pas envie de se ramasser sur le tapis rouge dans une confection en pneus de bicyclette, mais j’espère que les prochains défis seront plus originaux! Ce qui est amusant, c’est de voir les designers sortir de leur zone de confort :D

Les designers (ou devrais-je dire, les disaillegneux… comme on le dit si bien à cette émission) sont divisés en deux équipes, mais chacun sera jugé individuellement, et on annonce que 2 designers seront éliminés cette semaine. L’équipe du designer de la robe gagnante sera immunisée, et c’est un défi d’équipe qui déterminera quelle équipe choisira ses tissus en premier.

Mini défi

Ce défi était un peu plus intéressant : les équipes de designers devaient habiller un mannequin vivant en ne magasinant que dans une… quincaillerie! (On ne pétera pas des records d’originalité, mais quand même…) Les deux équipes ont choisie de faire des robes (prévisible, mais compréhensible) :

  • une création nommée Azure (hum hum), en bâche bleue (le genre dont on se sert en camping), avec un bas de jupe de type sirène année 80, des fioritures blanches sur la poitrine, une grosse ceinture blanche et un chapeau totalement ridicule.
  • une deuxième nommée Chicken Queen parce qu’elle est faite en broche à… poule (et autres grillages métalliques). L’équipe a utilisé du ruban à peinture jaune (enfin, je crois que c’était ça) pour créer un motif sur la jupe.

Je ne sais pas si c’est à cause de l’utilisation du gris et du jaune, mais j’ai préféré la robe de la 2e équipe. La forme me semblait plus intéressante, et le chapeau légèrement moins ridicule (mais un conseil aux deux équipes : laissez faire les accessoires, concentrez-vous sur les vêtements). Toutefois, c’était les employés du magasin (non, je ne le nommerai pas! pas de placement de produit chez moi!) qui votaient, et ils ont choisi Azure… Évidemment que si on fait voter n’importe qui, c’est toujours les créations les plus moches qui vont gagner… Mais pour la défense des employés du magasin, sous la robe en grillage de la 2e équipe, on pouvait voir le t-shirt et les jeans que le mannequin portait en dessous. Il fallait peut-être un peu beaucoup d’imagination pour en faire abstraction.

Confection de la robe de gala

A suivi l’étape du choix des tissus, dans un festival de commentaires insignifiants (”c’est super!”, “c’est vraiment quelque chose!”, “Vraiment capotant!”) et de clichés (”on était comme des enfants dans un magasin de bonbons”). Je ne crois pas que c’est à La Collection qu’on va entendre des perles telles qu’en sortaient Jay McCarroll, Santino, et d’autres participants flamboyants de Project Runway… *Soupirs* Moi aussi, je suis de la génération du Club des 100 watts, mais ce n’est pas une raison pour ne pas en sortir une bonne de temps en temps.

Les designers ont ensuite débuté la confection, et on a pu se faire une meilleure idée de la personnalité de chacun. Certains sont rapidement tombés dans la spirale de la pensée négative, de la défensive et des idées d’abandon… Patrice, quant à lui, s’est vite fait étiqueté d’antisocial, à cause de son silence et de son refus de luncher avec les autres. Quant à moi, je lui donne l’étoile de la soirée pour avoir osé dire que les conversations des autres designers n’étaient pas toujours pertinentes… “Tellement vrai!”, pour parler comme les participants. Près du décompte final, Mélissa s’est blessée avec sa machine à coudre. C’est Patrice qui l’a aidé à terminer sa robe. Je crois qu’il s’est racheté dans le coeur des autres designers…

J’ai été déçue de voir qu’il n’y aurait pas d’équivalent de Tim Gunn à La Collection : quelqu’un qui a du métier, pour guider les participants et remettre en question certains de leurs choix. À la place, on a eu droit à la visite du directeur des marques chez La Baie, qui est venu leur dire ce qu’ils recherchaient chez le gagnant… Ah! Ils ont une idée bien précise de l’image de la collection qu’ils ont envie de mettre en marché, et ça influencera forcément le choix du gagnant. Project Runway n’a jamais eu peur de faire gagner des designers moins mainstream, comme Jay McCarroll et Jeffrey Sebelia… est-ce possible dans une émission commanditée par La Baie? Je ne crois pas que c’est avec la cuvée de cette année qu’on le saura…

Le défilé

Fast-foward sur quelques bouts : Bla bla bla… Habillage des mannequins (super plogue pour une autre émission de TVA)… Bla bla bla… Maquillage et coiffure pour lesquels les designers ne semblaient pas avoir leur mot à dire… Bla bla bla… Un petit pep talk de Chantal Lacroix qui s’adressait plus à des enfants dans une colonie de vacances…

Et, enfin, le défilé, commenté tout au long par les juges. Je dois dire que j’ai toujours rêvé d’entendre ce que Micheal Kors, Nina Garcia et Heidi Klum se disaient pendant les défilés. Les juges de la version québécoise? Pas tellement. Dick Walsh essayait d’être snarky, mais n’était pas drôle (en gros, les robes étaient soit moches, soit pas trop moches). Marie St-Pierre ne pouvait s’empêcher de dire ce qu’ELLE elle aurait fait. Quant à Isabelle Racicot, elle magasinait pour elle ;) Pas de commentaires illuminés, illuminants, ou simplement amusants.

Quant à moi, la robe que j’ai préférée est celle de Marilyn. J’ai trouvé la coupe actuelle, les couleurs à croquer, et que le détail sur l’épaule ajoutait quelque chose à la robe plutôt qu’être de trop. Est-ce que je voyais Chantal Lacroix la porter lors d’un gala? Pas vraiment… Selon moi, la robe de Patrice était celle qui répondait le mieux au mandat. Elle manquait peut-être un peu d’audace, mais la confection avait l’air sublime, la coupe était flatteuse, la couleur était riche, tout à fait appropriée à un tapis rouge et parfaite pour complimenter les cheveux et le teint de la cliente.

La robe de Marilyn et celle de Patrice

Parmi les robes que j’ai moins aimées, on retrouve :

La robe de Natasha et celle de Geneviève

…la robe de Natasha (couleurs moches, pas fan des jabots, mauvaise longueur pour ce type d’évènement) et celle de Geneviève (je crois que Geneviève n’a pas compris le mandat de la semaine… les mots clé étaient “Chantal Lacroix” et “Gala”, pas “Eurotrash” et “professionnelle”)…

La robe de Mélissa et celle d'Arielle

…celle de Mélissa (Ishhh… C’était pourtant une robe que j’avais hâte de voir : la couleur est magnifique, et c’est le genre de coupe qui me plaît. Une robe qui pendouille tenue par des cordes? J’ai tout de suite pensé à la petite sirène.)…

La robe d'Éric et celle de Guillaume

… la robe d’Éric (un halter top, c’est pour moi synonyme de paresse… attaché par une corde noire en plus?! Et puis même si j’adore les verts chartreuse et autres trucs radioactifs, cette couleur ne fonctionnait pas) et celle de Guillaume (cette robe, c’est comme un voyage : les couleurs font “Acapulco Sunset”, et le carré de tissu? Hello Bollywood!).

Le gagnant de la semaine? Guillaume! Il me semble que la robe n’allait pas du tout à Chantal Lacroix…

Toujours est-il que l’équipe du gagnant a évité l’élimination et a pu sauver quelqu’un dans l’équipe perdante. La délibération s’est faite dans le calme plat, alors que tout ce que nos très volubiles designers ont trouvé à dire sur les robes de leurs pairs est qu’elles étaient “belles” ou alors “classiques”. Ils ont finalement choisi la robe de Natasha (la soeur d’une des designers de l’équipe gagnante, quelle coïncidence!).

Les designers en danger ont ensuite pu défendre leur création, et c’était assez pénible à entendre. Les vêtements devraient parler pour eux-mêmes.

Les designers “remerciés” (quel euphémisme plate!) : Kristel et…QUOI?! La suite la semaine prochaine?! Une gimmick minable de la part de TVA… Comme j’ai écouté l’émission en reprise, je peux vous dire tout de suite que le 2e designer “remercié” est Éric. Je suis assez d’accord avec le verdict, même si je crois que certains designers ont été sauvés par la victoire de Guillaume. J’espère qu’ils ne feront pas d’équipes trop souvent!

Rendez-vous un peu plus tard pour le 2e épisode ;)

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Livre de couture japonais : My Own Handmade Room Shoes

Il y a quelque temps que j’ai les yeux sur des boutiques etsy qui vendent des pantoufles adorables. Mais comme je ne peux me décider sur une couleur ou un modèle, je me suis dit qu’il valait mieux investir dans un livre qui m’offre plusieurs tutoriels pour réaliser mes propres chaussons. Après tout, je travaille à la maison, et je passe mes journées en chaussettes… Autant ajouter un peu de chic à ma garde-robe de travail ;)

Après plusieurs recherches, j’ai choisi un livre japonais rempli de patrons de modèles différents, de la ballerine girly au chausson unisexe. J’ai numérisé pour vous une image de tous les modèles que vous trouverez dans le livre “My Own Handmade Room Shoes” (je suis pas mal certaine que cette boutique ebay est l’endroit le moins cher pour se le procurer).

Le stylisme du livre est très sobre, et les pantoufles sont toutes confectionnées dans des couleurs neutres ou douces, mais les possibilités pour adapter les modèles à vos goûts sont énormes. Les grandeurs peuvent aussi s’adapter pour en faire des pantoufles pour enfants. Je crois qu’il s’agit d’une excellente idée pour des cadeaux faits à la main :)

C’est exactement le genre de projet de couture dont j’ai besoin : rapide à faire, pas besoin de beaucoup de tissus, et utile!

My Own Handmade Room Shoes, publié par Ondori Sha (mai 2006), 55 pages
ISBN-10: 4277430775
ISBN-13: 9784277430777
Les explications sont en japonais, mais les étapes sont imagées et simples à comprendre.

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Défi photo : jour 11

Tout a commencé avec ces trois simples mots. Deluxe Limited Edition.

Puis, la couverture extraordinaire imaginée par Coralie Bickford-Smith, son design intemporel, ses couleurs riches, ses motifs métallisés… Ouf! Des frissons…

Ensuite, j’ai ressenti l’excitation ultime de toucher à un objet merveilleux. Un objet qui est encore bien plus qu’un bel objet. Un trésor. Quelque chose qu’on doit mentionner dans son testament.

Après, il y a eu le déclic. La réalisation que j’avais payer ce prix-là pour un livre (en trois volumes, mais quand même). Mais quel beau caprice, n’est-ce pas? Je pourrais presque le faire passer dans mes dépenses d’entreprise tellement ça fera beau dans la bibliothèque de mon bureau ;)

Chacun ses vices, le mien un des miens, c’est les livres.

J’espère que cette nouvelle traduction sera aussi fantastique que la présentation. J’ai lu ce livre pour la première fois en 6e année, dans une édition française que j’avais louée à la bibliothèque. Je ne me souviens plus de quelle édition il s’agissait, et je n’en ai jamais retrouvé une aussi bonne. Il y a longtemps que je cherche l’ULTIME ÉDITION des Mille et une nuits.

Je crois que si je pouvais n’emmener qu’un seul livre sur une île déserte, c’est celui que j’emmènerais. Il est assez dense et riche pour survivre à mille et une lectures…

Vous pouvez baver un peu plus sur le site de Penguin, et si vous êtes aussi dingue que moi, vous trouverez le meilleur prix pour cette édition par ici (et la livraison est gratuite! Mais le prix semble varier de temps en temps, car je l’ai payé 10£ moins cher la semaine dernière).

Je ne sais pas ce que je donnerais pour avoir ces livres, dont les couvertures ont été créées par la même artiste. Je les prendrais tous, mais au moins les Jane Austen… et Dickens… et Dostoevsky. Ahhhh….!

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Bienvenue dans mon chantier :)

Enfin, voilà, je suis enfin prête à vous présenter la toute petite entrée de notre nouvelle maison. Elle a beau être petite, c’est une pièce importante, où ont lieu des transactions cruciales: c’est là qu’on reçoit les livreurs de pizza :)

Le lambris foncé sur les murs et au plafond et le papier-peint-texturé-vomi-de-bébé rendaient cette pièce plus oppressante qu’elle ne l’est réellement.

Après beaucoup de grattage (pas tant que ça… le papier peint s’enlevait étonnamment bien… sa seule qualité), pas mal de sablage, 5 couches de peinture, un rouleau de papier peint, un pot de colle qui ne colle pas, des tringles à rideaux aimantées, un peu de couture et bien du niaisage, je crois avoir réussi à rajeunir cette entrée et à l’avoir grandement rafraîchie. En tout cas, c’est comme ça que je l’imaginais dès que je l’ai vu, alors je suis satisfaite :)

  • Peinture: Blanc nébuleux, Benjamin Moore
  • Papier peint: Woods, Cole & Son
  • Rideau: Panneau de chez Ikea

Je vous ai déjà parlé de mon expérience douloureuse avec le papier peint, mais je n’avais pas élaboré sur le sujet. Même si je suis maintenant capable d’apprécier le fruit de cet effort, je dois dire que j’ai des spasmes juste à l’idée de devoir recommencer…

J’ai acheté mon rouleau chez Fabrics and Papers, une entreprise située en Angleterre. Le prix d’un rouleau était semblable à ce qu’il y avait sur les autres sites européens, mais les frais d’envois pour un seul rouleau étaient bien plus bas que partout ailleurs: ça ne m’a coûté que 13$! (si je voulais plus d’un rouleau, c’était pas loins de 50$, toutefois… bizarre) Et comme j’ai eu la chance de ne pas payer de frais de douanes, le coût total du rouleau s’est élevé à environ 130 CAD.

C’est un très bon prix, si on compare avec la boutique Rose and Radish, dont le prix de détail pour un rouleau de Woods est de 195$ US. Si j’avais voulu me procurer ce papier peint localement, la boutique Empire à Montréal (selon mes recherches, les seuls distributeurs grand public de la marque Cole and Son au Québec) m’offrait de commander un rouleau pour 275 CAD. Je suis folle dingue de ce papier peint, mais ces prix me font grincer des dents…

Bon à savoir lorsqu’on compare les prix: quand on parle de papier peint, on parle souvent de “double-roll”. Eh bien sachez qu’un “double-roll” n’est pas nécessairement le double d’un rouleau. Généralement, tous les papiers peints viennent en rouleau double, puisque ça permet d’avoir de plus grandes longueurs sans coupures. Comme c’est pas mal la norme, plusieurs boutiques ne mentionnent pas le “double”. Ainsi donc, Rose and Radish vend un double rouleau de 33 pieds, tandis que Fabrics and Papers vend un rouleau de 10 m. Lequel est plus avantageux? Les deux sont exactement de la même longueur! Je tenais à le mentionner, parce que j’ai vu plusieurs personnes, sur le blog de Decor8, entre autres, faire l’erreur de croire qu’ils achetaient un rouleau plus long…

Lorsque j’ai reçu mon rouleau (à peine 10 jours plus tard), je me suis mise à la recherche de colle pour l’appliquer. Sur le site de Cole and Son, on conseille l’utilisation d’une colle à base d’amidon. J’ai fait plusieurs magasins (magasins spécialisés en décoration et grandes surfaces pour la rénovation), mais le choix était très pauvre (exactement la seule et même marque partout). J’ai finalement opté pour une colle à la cellulose, qui semblait être la plus douce. Bien qu’elle n’ait pas abîmé le papier peint, elle collait très peu, ce qui a rendu la pose vraiment infernale. Je regrette de ne pas avoir fait plus de démarche (auprès d’Empire, par exemple) pour me procurer la colle exacte.

Enfin, ce qui n’a pas aidé mon calvaire, c’est d’avoir acheté une quantité trop juste de papier peint. J’en avais suffisamment pour couvrir mon mur, mais étant donné la grosseur du motif, il y avait des pertes, et j’ai dû rabouter quelques bouts. À un endroit, on peut voir que j’ai collé cinq morceaux (CINQ!) pour couvrir une longueur de mur. Personne n’a vraiment remarqué (ou personne n’a osé faire de commentaires, étant donné le trémolo dans ma voix et les veines de mon cou qui palpitent chaque fois que le sujet de mon papier peint est abordé…), mais c’est là. JE le sais. Cinq morceaux. CINQ! Et puis, même s’il vaut mieux commencer dans un petit espace, poser du papier dans l’équivalent d’une cabine téléphonique a tendance à accentuer la moindre tendance claustrophobe (vous saviez que l’adjectif claustrophobique n’existe pas? Je trouve pourtant que ça sonne bien).

Et est-ce que je vous ai dit que tout ce temps, mon amoureux jouait sur la PlayStation juste à côté de moi? Eh! Il a bien voulu m’aider quelques fois, mais, vous savez, les hommes ne font pas de très bons assistants. Si moi je dois me taper des heures à rester plantée près de lui pour tenir des clous et passer des outils, lui, en revanche, avait bien du mal à rester debout pour “seulement” veiller à ce que le papier peint ne me tombe pas dessus… Mais je le comprends: il valait mieux se tenir loin de moi ce jour-là ;) Pour sa défense, il avait pris congé du boulot afin de se reposer. Il a travaillé tellement fort sur le reste de la maison… Et le papier peint, c’était MON idée et MON projet. Je ne lui en veux donc pas, même si sa présence détendue et joyeuse était irritante sur le moment.

Ouf! Merci de m’avoir écoutée. Je ne pensais pas qu’il m’en restait autant sur le cÅ“ur après autant de temps (ça fait deux mois, quand même…). Est-ce que je vais reposer du papier peint? Oui, sûrement. C’est trop beau. Mais je crois que je vais m’en tenir à couvrir des fonds de bibliothèques, des paravents, ou des trucs du genre.

Et si vous venez chez moi: pas de doigts sur les murs de mon entrée, compris? :D

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