27 May
Critiques et impressions : La Collection à TVA, épisode 4
Ce que j’aime dans Project Runway, c’est qu’on ne ressent pas le besoin de nous faire pleurer. L’émission est énergique, plutôt joyeuse, un brin bitch, souvent drôle, et définitivement intéressante. Comme une bonne amie, quoi. C’est ça qu’on recherche lorsqu’on écoute une émission de ce genre-là . Mais à La Collection, on force les moments touchy-feely et on cherche à provoquer l’ÉMOTION en majuscule. Et la seule émotion qui mérite des majuscules, c’est celle qui nous fait larmoyer. J’aimerais tellement que les réalisateurs de télé-réalités québécoises se rendent compte qu’il y a d’autres registres à explorer…
Quand un designer est éliminé, je veux bien qu’on lui accorde un peu de temps pour faire ses adieux à sa façon. Mais qu’on ne s’éternise pas sur la réaction des uns et des autres à coup d’entrevue percutante du genre “Comment tu t’es senti?” “Vraiment triste.” “C’était un choc.” (Je n’écoute jamais Star Academie, mais quand j’en ai attrapé des bouts, les seules questions que Julie Snyder semblait capable de poser étaient “Qu’est-ce que ça te fait?” et “Es-tu contente?” Laissez-moi vous dire que ça ne donne pas des réponses très intéressantes.)
Le designer “remercié” de la semaine dernière est Natasha. Elle est partie sans faire de chichi, mais les producteurs ont cru bon beurrer épais et sortir les violons.
Cette semaine, chacun des designers est jumelé à une femme ayant gagné un concours de métamorphose beauté organisé par La Baie. Ils devront travailler avec leur cliente afin de lui créer une tenue professionnelle sur mesure. Pas de défi bricolage, on passe tout de suite au sérieux. Comme la deuxième semaine, l’ensemble gagnant sera produit et distribué dans les magasins La Baie, ce qui signifie qu’un choix de tissus totalement ennuyant est imposé à tout le monde. Je n’ai rien contre les contraintes, mais le but premier devrait être de donner un bon show, et un défilé brun-blanc-beige n’est pas exactement ce qu’on fait de mieux à la télé.
Après un défilé plutôt assommant, les juges ont choisi l’ensemble de Geneviève (création de gauche) comme design gagnant de la semaine. C’est la deuxième fois qu’on promet de commercialiser le design du gagnant, et c’est la deuxième fois qu’on choisi celui de Geneviève. Ce qui n’a pas plu à Marylin (création de droite), déçue que l’ensemble le plus simple l’emporte encore.

Son commentaire n’est pas totalement bête, puisque les émissions de ce type récompensent habituellement la créativité. Mais à quoi s’attendre d’une émission commanditée par La Baie dont le but est de donner un contrat de designer pour La Baie? Eh… C’est ça, la télé-réalité québécoise : les commanditaires gâchent tout. Je comprends qu’il en faille, mais je ne suis pas sûre qu’ils gagnent tant que ça à être le centre et le moteur de l’émission. On ne peut pas dire que les commanditaires de Project Runway soient invisibles : on les mentionne à tour de bras, et on montre leurs logos aussi souvent qu’on le peut. Mais l’émission n’est pas construite comme un véhicule pour leurs marques. Toujours est-il que le design de Geneviève était parmi les meilleurs de la soirée, et que le design de Marilyn était non seulement laid, mais il ne tenait aucunement compte de l’aspect “commercial” du défi.
Et ce n’est pas comme si la “simplicité” était le chemin le plus facile. Au contraire, ça demande au designer de réfléchir à l’impact de ses choix et d’éditer son travail. Je ne dis pas que le minimalisme est supérieur, simplement qu’il est plus facile de cacher son manque de vision avec du tape à l’oeil, des détails inutiles ou de la provocation gratuite. Et je crois que c’est ce que Marilyn fait… Elle a de bonnes idées, mais elle en fait trop.
Mélissa et Catherine évitent l’élimination grâce à la victoire de Geneviève, ce qui laisse donc les juges avec la possibilité d’éliminer Patrice, Guillaume ou Marilyn. Est-ce que Patrice et Guillaume méritaient d’être derrière Mélissa et Catherine? Peut-être pas, mais who cares, puisque la designer ayant commis le pire vêtement de la soirée se trouve en danger? Les juges sauvent Patrice à l’unanimité. Reste Guillaume et Marilyn. Le choix n’est pas difficile. Lisez sur mes lèvres… M-A-R-I-L-Y-N
(Ici je vais déborder un peu sur l’épisode 5, puisque je trouve totalement navrant qu’on ne donne pas les résultats dans le même épisode.)
Marie St-Pierre est catégorique, Marilyn ne doit pas s’en aller : c’est la seule qui a une démarche créative. Maybe, maybe not. Ce qui n’enlève rien au fait que son ensemble était FUGLY! Et Isabelle Racicot semble pas mal d’accord avec moi. Mais Marie St-Pierre, un air bête naturel, est plutôt épeurante lorsqu’elle se fâche. Résultat? Marilyn est sauvée!
Eh ben!
Mais vous ne savez pas la meilleure? Guillaume est sauvé aussi!
C’est donc ben n’importe quoi! C’est quoi ces juges poches de plates là ?
S’il y a une chose qui rend une télé-réalité encore plus mauvaise, c’est lorsqu’on se met à changer les règles. Un minimum de rigueur, s’il vous plaît. Pour reparler de Project Runway (encore!), de très bons designers se sont fait “remercier” à cause d’une seule erreur de parcours. On ne prend pas en considération ce qui a été fait dans les émissions précédentes : on juge les vêtements, et c’est le créateur du moins réussi qui s’en va. Parfois c’est choquant, mais c’est juste et constant.
Ne manquez pas la semaine prochaine : tous les designers éliminés reviennent et ils sont tous déclarés grands gagnants! Yé!
Je crois avoir dit ce qu’il y avait à dire sur cette émission, et comme je ne veux pas passer le reste de mes récapitulatifs à enfoncer les designers qui ont accepté de se prêter au jeu, j’ai décidé que j’allais m’en tenir là . Je ne voudrais pas donner l’impression que je passe ma vie à écouter des émissions nulles ;)
Merci de m’avoir lue!
25 May
Et la saison des rénovations est commencée…
J’en ai déjà glissé un mot dans quelques billets, mais là on peut dire que c’est officiel : on est dans les rénovations jusqu’au genou (pour le moment). On a déjà parlé à plusieurs entrepreneurs, on a passé les deux derniers week-ends dans des quincailleries et des centres de rénovation… Youppi! ;)
Malgré de très mauvaises surprises (un plancher qui devra être changé complètement, parce que boursouflé par une infiltration causée par une toiture qu’il faut réparer… Youppi again!), j’ai espoir que cette saison se déroule mieux que la dernière. Le gros des travaux sera entrepris par des professionnels, ce qui devrait être beaucoup moins stressant et demandant pour mon amoureux et moi.
Jusqu’à présent, le magasinage pour la nouvelle salle de bain s’est fait dans la joie (quelques sourires jaunes lorsqu’on passe à la caisse, mais quand même) et dans la bonne entente. Nous avons réussi à respecter notre budget sans compromettre notre style (j’ai dû mettre une croix sur les superbes mosaïques de verre, mais je m’y attendais) :
- de belles tuiles pour le plancher et pour la douche en bas de 4 $ le pied carré (je ne croyais pas que c’était possible!);
- un bain très profond aux lignes ultras modernes à un prix très raisonnable (oh! après un an à me sentir comme une géante lorsque je prends des bains (moi qui mesure un gros 5′3″), j’ai tellement hâte de relaxer dans notre énorme bain-cuve de style zen… mmmmmmm… J’ai gardé toutes les bombes de bain et bains moussants luxueux que j’ai reçus à Noël pour ce moment… je crois que ma baignoire va en faire une overdose :D);
- une vanité de salle de bain moderne, étonnamment bien faite et abordable (de la nouvelle collection GODMORGON, chez IKEA… Il était vraiment temps qu’ils sortent une collection de salle de bain digne de ce nom, leur sélection précédente laissant drôlement à désirer. Avez-vous magasiné pour une vanité dernièrement? C’est incroyable de vendre des petits meubles en mélamine pour 2000 $!!!);
- une toilette écolo qui ne nous ruinera pas (il n’y a pas que les vieux riches qui veulent faire leur part… les détaillants semblent parfois oublier qu’écolo ne devrait pas nécessairement rimer avec luxe);
- un ensemble de robinetterie vraiment chouette, mais qui ne coûte pas les yeux de la tête (on a beau dire que ce sont les “joyaux” de la salle de bain, je trouve inconcevable de payer une fortune pour des machins qui seront couverts de taches de savon dans le temps de le dire. Bleh!).
(Bon, j’ai l’impression de beaucoup parler d’argent, ce n’est pas très élégant… Mais si vous être propriétaire, si vous avez déjà fait des rénovations, vous savez sûrement que la question monétaire est une préoccupation de tous les instants…)
Pour les murs de la douche, nous avons choisi de larges tuiles métro blanches mates (3″x13″) avec un coulis gris pâle, et j’hésite sur le motif à utiliser… Une opinion sur le sujet?

17 May
Critiques et impressions : La Collection à TVA, épisode 3
Dans cet épisode de La Collection, le mandat des designers était de créer un vêtement pour une comédienne de taille forte. Ça m’a pris 3 épisodes pour piger le concept. Pas de mandats super originaux, que des artistes invités. Bon.
C’est dans une garderie que les designers se sont rendus pour le petit défi de la semaine, où on leur a demandé de fabriquer une robe de princesse en papier. Écouter Chantale Lacroix s’adresser à des enfants s’est révélé être une épreuve plus pénible encore que de l’écouter s’adresser à des adultes. Avec sa gestuelle exagérée… pitié… je me sentais devant un épisode cauchemardesque d’Enfant Forme (ils étaient tous cauchemardesques, mais disons un des pires). L’équipe de Geneviève, Marilyn et Catherine a remporté l’épreuve haut la main, avec une jolie robe blanche et rose bonbon.
Franchement, ces défis hebdomadaires sont totalement superflus. Les tâches sont peu intéressantes, et avec le temps et les ressources à leur disposition pour les réaliser, pas étonnant que les résultats le soient tout autant. Les gagnantes ont eu droit à 45 secondes d’avance sur l’autre équipe pour choisir leurs tissus, mais elles ont tellement hésité que les membres de l’autre équipe n’ont pas eu de mal à obtenir les tissus qu’ils voulaient.
Les designers se sont ensuite mis à la tâche, et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que les frustrations jaillissent et que la grogne se fasse entendre. C’est que les designers n’étaient pas contents de travailler avec des “grosses” (tellements pas content que les euphémismes ont fini par prendre le bord). Écoute, des mannequins taille forte en plus des restrictions de temps… “C’est injuste! Snif snif! C’est vraiment trop injuste”, s’est exclamé Caliméro (oups!) se sont exclamés Guillaume et Marilyn, dans un vidéo adressé à la production. C’était tellement triste, jusqu’au chef de pompier qui pleurait dans son casque (OK, celle-là est vieille, j’ai habité avec mon grand-père toute ma jeunesse). J’admets qu’on aurait dû leur fournir les mesures des mannequins dès le début, mais il faut savoir travailler avec ce qu’on a…
Et c’était possible, puisqu’à l’essayage du lendemain, le vêtement de Patrice fittait son mannequin à merveille, alors que plusieurs autres ont dû découdre ce qu’ils avaient fait. En passant, lors de la confection, j’ai vu des designers utiliser des patrons. Ça m’a surpris, puisque c’est totalement interdit dans Project Runway. Il me semble qu’un des défis est de se débrouiller sans patron… Ce ne sont pas des couturières, mais bien des designers… Enfin…
Lorsque le décompte est arrivé à zéro, seul Patrice avait terminé son vêtement. On a alors accordé aux designers 2 heures de plus dans l’atelier le lendemain. Bien d’accord pour que les mannequins ne défilent pas toutes nues, mais les designers n’ayant pas respecté la limite de temps auraient dû être perdants par défaut. Un deadline, c’est un deadline. Ça me faisait tellement chi** à l’école lorsque les profs donnaient des extensions alors que moi, petite dinde, j’avais travaillé comme une folle pour répondre aux exigences… Grrr.
Le défilé
(Beaucoup de mots pour en venir à l’essentiel, hein?)
J’ai trouvé le défilé de cette semaine plus intéressant : les formes, les coupes, les couleurs différaient d’un designer à l’autre… ça faisait du bien. Et ça avait beau être un épisode consacré aux “rondes”, les mannequins étaient loin d’être les femmes ordinaires qu’on a vu défiler à Project Runway lors d’un épisode semblable. Les designers ont eu droit à de vraies mannequins tailles fortes, jeunes et jolies et avec d’assez belles proportions…

On peut dire que Catherine a peut-être forcé la dose avec ses couleurs et que le résultat n’est pas le plus flatteur qu’on ait vu cette semaine, mais j’ai tout de même trouvé sa création rafraîchissante. Pas de camouflage, pas de compromis.

Le travail avec les diagonales était une bonne idée, mais la réalisation a souffert du manque d’expérience et d’organisation du temps de Geneviève. Même si elle n’était pas parfaitement ajustée, ça reste tout de même un des meilleurs vêtements de la soirée.

Guillaume n’a pas dû se mettre dans la peau de sa cliente très longtemps pour penser qu’elle aurait envie de porter des leggings. Je suis sûre que les filles de tailles fortes sont heureuses de laisser ça aux maigres! Et quelle idée innovatrice que d’ajouter une longue veste pour couvrir “tout ce qu’on ne veut pas voir”, hein! Encore plus novateur : ajouter un paquet de tissus pour que les gens confondent le volume de la femme avec le volume du vêtement.

Ce n’est pas parce qu’une idée est audacieuse qu’elle est bonne… À ce que je sache, les filles très minces ne se bousculent pas pour porter des jumpers lorsqu’on annonce (à tous les 3 ans) leur retour en force. Un des avantages à être de taille forte c’est de ne pas avoir à s’en faire avec des modes aussi ridicules (dans la même catégorie : le pantalon MC Hammer). Le top qui découvre les épaules est joli : c’est un bon moyen de montrer de la peau en cachant le gras du bras qui en gêne plus d’une. Pour le reste, merci, mais non merci.

On dirait une vieille femme riche qui s’en va à une course hippique pour parader avec les autres femmes riches, pendant que leurs maris fument le cigare et parlent chevaux. Ou encore la veuve qui se tient au country club pour se dénicher un 2e mari. Ou encore, une mauvaise copie d’un ensemble de la Première dame en vente chez Target. Je pourrais continuer comme ça longtemps à propos de l’ensemble de Mélissa…

J’admire le choix de couleur qui fait un peu vintage chic. Mais c’est tout ce que j’ai de bien à dire à propos de la création de Natasha. On dirait quelqu’un qui a essayé de suivre les conseils de Clinton et Stacy, mais qui a tout compris de travers. Désolée.

Le mannequin de Patrice avait peut-être l’air “ronde” à côté des grandes slaques du banquier, mais elle était à peine enrobée comparée aux autres filles sur la passerelle (je ne suis pas sûre qu’on puisse attribuer la différence uniquement aux vertus amincissantes de la coupe de son trench). Est-ce que ça explique la facilité avec laquelle il a effectué le mandat de cette semaine? Comme le trench faisait presque aussi bien à l’invitée de la semaine (dont le nom m’échappe) et que son design était le plus original et le mieux réalisé, j’ai l’impression que le mannequin n’a pas grand chose à voir dans sa victoire.
Patrice est donc le gagnant de la semaine. Pour connaître le designer “remercié”, il faudra attendre l’épisode 4 (qui a été diffusé la semaine dernière… je crois réussir à rattraper mon retard cette semaine… ouf!).
14 May
Preview de ma 1re collection de bijoux textile
Je veux absolument mettre la touche finale à ma 3e collection avant de me lancer dans l’aventure d’Etsy, mais aujourd’hui j’ai pris quelques photos pour ma 1re collection, et je n’ai pu résister à l’envie de vous en montrer un petit aperçu. Il y a tellement longtemps que j’ai publié des créations sur ce site que je devais remédier à la situation avant de devoir changer le titre!
J’ai nommé ma collection Lady Grey, à cause de la couleur dominante et des détails féminins particuliers à cette collection, comme les fleurs et l’utilisation de chaînes délicates. Le Lady Grey est aussi une variation plus parfumée du thé Earl Grey, c’est pourquoi j’ai choisi de la présenter avec un ensemble de service à thé (merci Emma pour le prêt, je te remets ta tasse bientôt!).

Cette collection a été créée à partir d’une camisole ballon en jersey gris très doux et fluide, auquel j’ai ajouter des boutons et des perles (je crois que ce sont des perles de jade, mais je ne mettrais pas ma main au feu) vert menthe et rose pâle. En tout, la collection comprend 5 pairs de boucles d’oreille et 17 colliers. Bien sûr, je vais prendre des photos sur mannequin, pour donner une meilleure idée des proportions et de la façon dont ça tombe…
Honnêtement, c’est bien du travail. Ça ne sera jamais rentable. Je commence à comprendre pourquoi il y a peu de gens qui font des bijoux en tissus… C’est tellement long à faire! Heureusement que j’ai eu du plaisir et que ça m’a permis d’écouter des livres audio :)
13 May
Critiques et impressions : La Collection, épisode 2
Arf… Je dois avouer tout de suite que j’ai détesté la première partie de l’émission : le défi bricolage pour habiller des chiens (définitivement un des pires moments de télévision que je me sois tapée dernièrement… j’ai cherché des photos pour vous montrer à quelle point c’était pathétique de voir les designers fabriquer des lunettes en cure-pipe et coller des perles et des pompoms sur des petites capes en lamée… come on!); le chic hôtel Delta (pas exactement un haut-lieu du design…); le souper avec Chantal Lacroix (Heidi Klum ne s’impose pas autant!); le gnangnan avec la blonde de Patrice et l’orientation sexuelle de Guillaume; les commentaires toujours aussi insipides de tout le monde; le mandat; l’artiste invitée; les tissus imposés pour le mandat; le fait que le vêtement doit être vendable à La Baie… Ouf! Je me suis même demandé si je voulais vraiment faire un billet pour chaque épisode d’une émission aussi cucul.
Je n’ai pas de double standard pour le Québec : je m’attends à ce qu’on produise la même qualité qu’ailleurs… Bien sûr, je ne m’attends pas à voir débarquer Sarah Jessica Parker, mais la culture québécoise ne tourne pas autour de Marie-Chantal Toupin et Chantal Lacroix, tout comme l’industrie de la mode ne s’arrête pas à Marie St-Pierre (point positif : je suis contente qu’on ce soit évité Jean Airoldi pour le moment… touchons du bois!).
Puis, le défilé a commencé. Ce n’est pas que j’aie été époustouflée par les créations (au contraire, c’était encore plus plate que la semaine dernière), mais qui peut rester insensible à tant de travail? Moi, la créativité (même si on peut discuter du niveau de créativité présent), ça m’anime. Je vais donc me concentrer sur la seule chose valable de cette émission : les défilés. Off le niaisage, On with what really matters : clothing!
Le mandat de cette semaine : créer pour Marie-Chantal Toupin un vêtement pour sortir dans les clubs. Encore une fois, les designers sont divisés en deux équipes, et l’équipe du gagnant sera sauvée (je trouve cette pratique idiote, ça n’aide pas à élaguer le pool de talent). Le même choix de tissus était imposé à tous les designers (plusieurs tissus noirs, un seul tissu imprimé et coloré), ce qui a donné un défilé sans surprise et sans saveur. Pas de quoi écrire à notre mère… ou aux lecteurs de notre blog.
Mon vêtement préféré de la semaine est celui de Patrice. À mon avis, c’est celui qui faisait le moins “5 à 7″, le seul dans lequel je clubberais (si j’avais les jambes de son mannequin et que je clubbais…) et le seul qui avait un certain esprit rock. Pour l’originalité, toutefois, on repassera. À peu près toutes les créations auraient pu se retrouver aisément dans un catalogue Victoria’s Secret.

J’ai trouvé la robe de Guillaume sans rapport avec le mandat, et totalement May Day, une des James Bond Girls les plus bad ass, mais aussi la plus mal habillée (les juges ont d’ailleurs tout de suite dit “Grace Jones!”).

J’ai trouvé les juges un peu plus réalistes et pertinents cette semaine, mais ils devraient s’engager des scripteurs pour leur écrire des commentaires amusants. Je crois qu’une partie de ce qu’ils reprochent aux designers aurait pu être évitée s’ils avaient eu la visite d’un mentor comme Tim Gunn. En création, on a besoin de recul et, dans un si court laps de temps, parfois seule une autre personne peut avoir l’objectivité pour nous mettre sur la bonne piste. Aussi, je trouve totalement ridicule qu’on demande une finition intérieur soignée aux designers. En 10 h, ils devraient pouvoir se concentrer sur le DESIGN et le look final sur la passerelle. Ça leur permettrait peut-être enfin de nous montrer quelque chose d’intéressant… C’est un show de télévision, après tout!

C’est finalement Geneviève qui a remporté le mandat cette semaine. Sa robe sera produite à grande échelle, et distribuée dans les magasins La Baie un peu partout au Québec. Elle est bien mignonne Geneviève, elle me fait penser à Kristen Dunst et elle a sautillé en réalisant que sa robe avait gagnée. Mais comme dans tous les défis qui promettent une commercialisation du vêtement gagnant, c’est rarement le meilleur qui gagne. Sa robe s’est juste avérée la plus facile à réaliser et la plus susceptible de plaire (et de bien faire) au plus grand nombre. Ce qui n’est quand même pas rien, finalement. Juste peut-être pas ce qu’on veut voir sur un SHOW DE TÉLÉVISION!

Les juges ont choisi d’éliminer Julie, et j’étais d’accord avec leur choix. Ça robe n’était pas particulièrement bien coupée, en plus d’être bien trop sévère pour le mandat. Il y avait de la recherche dans les détails des bretelles et le bas de la jupe, mais l’effet n’était pas particulièrement bien réussi à mon avis.
Ah! Ça donne le goût de déménager dans un autre pays, tout ça.






