Livre: Guide de la couleur en patchwork

Guide de la couleur en patchworkJ’achèterais un nouveau livre de bricolage toutes les semaines: j’adore ça! Mais je dois être raisonnable… Heureusement, qu’il y a la bibliothèque. Leur sélection n’est pas toujours à jour, mais parfois, on tombe sur de bons ouvrages. C’est le cas pour le Guide de la couleur en patchwork, écrit par les gens de FunQuilt.

Les 25 premières pages du livre sont consacrées à des explications théoriques sur la couleur (dit comme ça, ça paraît pas, mais c’est intéressant et pragmatique). Dans les pages suivantes, ils analysent en détail 15 courtepointes d’artistes divers et leur utilisation de la couleur. Pour chaque courtepointe, ils dégagent la palette de couleurs et montrent ensuite des variations possibles à partir de cette même palette. Chaque analyse est accompagnée d’une activité d’exploration pour stimuler notre inspiration et nous faire porter un regard différent sur les couleurs. Enfin, le livre se termine avec une galerie de courtepointes.

J’aime beaucoup l’approche créative proposée dans ce livre. Souvent, le design d’une courtepointe se fait à partir d’un tissu principal, auquel on ajoute des tissus complémentaires. Pour les auteurs, la fabrication d’une courtepointe est une véritable démarche artistique. Plutôt que d’un tissu, on part d’une “idée” (une émotion, une ambiance, un souvenir, etc.) et on choisit la palette de couleurs qui exprimera cette idée. On ne néglige pas les détails: les motifs des tissus, les motifs de surpiquage, la bordure… tout s’accorde pour exprimer cette “idée”.

Une des courtepointes présentées dans le livreLe livre donne le goût d’expérimenter et d’être plus audacieux dans nos choix de couleurs. Toutefois, leur approche n’est pas unique. J’y étais familière grâce à mes cours de design multimédia, mais aussi grâce à l’atelier de création de bijoux Tricks of the Trade de la boutique BeadShop. Que ce soit pour les courtepointes, ou les bijoux, le principe reste un peu le même…

En bref, un bon complément pour toute bibliothèque de “courtepointeux” (j’ai déjà entendu « courtepointière », mais je ne veux pas être sexiste… au risque d’inventer des mots tordus…), mais pas essentiel. Je suis contente de l’avoir loué et non acheté (car en plus, il est plutôt dispendieux, même en anglais).

En passant, les auteurs bloguent occasionnellement sur whipup.net.


Obsession: Courtepointe!

Je n’en ai encore jamais fait; personne n’en fait dans ma famille (à ce que je sache); je ne sais pas d’où ça me vient mais ces temps-ci, je ne pense qu’à ça!

Je me suis commandé le livre de Denyse Schmidt en me disant que ce serait une bonne introduction, mais là, ça fait des semaines que je l’attends! Je n’ose pas commencer avant de l’avoir… Je me retiens tellement que je crains une explosion de quilts quand je vais pouvoir enfin m’y mettre.

En attendant, je voulais partager une sélection québecoise de liens spécialisés dans la courtepointe (leur approche semble un peu plus traditionnelle que ce vers quoi je tends, mais au moins, c’est québécois):

  • Courtepointes boréales, un site Web personnel avec pleins de conseils, des techniques, des patrons, etc. J’aime particulièrement ses trucs pour repasser le tissu: le faire alors que le tissu est encore humide, ça fait un beau “pshhhh” et c’est satisfaisant… C’est tellement vrai :D L’enthousiasme de l’auteur est contagieux.
  • Magasin La vie en quilt, à Beaconsfield
  • Magasin Courtepointe Claire, à Pointe-Claire (notez le fantastique jeu de mot…)
  • Magasin la Maison de Calico, à Pointe-Claire, qui offre du magasinage en ligne
  • Magasin Idées de soie, à St-Hubert, où l’on peut aussi faire du magasinage en ligne

Bon, c’est presque tous des magasins, ça montre à quel point il y a peu de sites québécois sur le sujet…

Aussi, jusqu’au 18 mars, au musée du costume et du textile à St-Lambert, il y a une exposition de courtepointes: 100 ans de courtepointe étoilées. Encore une fois, on est dans la courtepointe traditionnelle, mais une dose d’histoire, ça ne fait pas de mal.


Comment fabriquer des fleurs Kanzashi

Kanzashi tutoriel

Je n’avais pas assez de temps pour un gros projet ce week-end et un article sur le site de craftzine m’a donné l’idée de m’essayer à faire des fleurs kanzashi. Il s’agit d’une technique japonaise pour fabriquer des fleurs en tissus. Elles peuvent être assemblées en montages assez complexes, où tout simplement accrochées sur ce que vous voulez. Quant à moi, j’ai l’intention de les utiliser pour décorer mes emballages-cadeaux… je vais en fabriquer plusieurs à l’avance en prévision des fêtes!

Voici comment s’y prendre :

Vous aurez besoin de 5 carrés de tissus de 7 cm de côtés (vous pouvez varier la grandeur et le nombre des pétales), d’un bouton pour faire le centre, d’épingles et d’une aiguille enfilée (la couleur du fil est sans importance, on ne le verra pas).

Prenez d’abord un carré et pliez-le en deux sur la diagonale (1a et 1b).

Kanzashi tutoriel

Ramenez ensuite les deux extrémités de la base du triangle vers le sommet (2a, 2b et 2c).

Tournez le carré de l’autre côté. Pliez les cotés jusqu’au centre pour former la figure 3c (3a, 3b et 3c).

Kanzashi tutoriel

Pliez la forme en deux sur le sens de la longueur (4a et 4b). Épinglez la forme en prenant bien soin d’épingler dans toutes les épaisseurs du tissu (4c).

Kanzashi tutoriel

Coupez le surplus pour former un angle droit (5). Répétez ces étapes pour le nombre de pétales que vous désirez.

Assemblez ensuite les pétales en les cousant ensemble (6). Comme avec l’épingle, prenez soin de piquer à travers toutes les épaisseurs de tissu.

Kanzashi tutoriel

Nouez les deux bouts de fils solidement pour refermer la fleur (7). Vous devriez avoir une fleur plutôt rachitique. Il vous reste à ouvrir les pétales et à les placer à votre goût (8). À l’aide de colle chaude, placez un bouton pour faire le centre. Au besoin, vous pouvez aussi coller un morceau de feutre au dos.

Kanzashi tutoriel

Si certaines étapes vous ont échappées, vous pouvez toujours consulter la version détaillée du tutoriel sur flickr, ou encore regarder ces petits vidéos sur youtube qui font la démonstration du pliage d’un pétale et de l’assemblage de la fleur. Pour voir un maître à l’œuvre, il y a quelques vidéos ici.

Ce projet est parfait pour récupérer des retailles de tissus, mais si vous le voulez, il est possible d’acheter des retailles de kimono pour faire plus authentique (bah! C’est quand même de la récupération!).


Métro Boulot Brico

Quand on travaille à temps plein (on ne parlera pas des cours et de toutes ces choses obligatoires qu’il faut faire pour mener une vie saine), le temps libre devient une denrée rare. C’est pourquoi il est important de l’optimiser si on veut avoir du temps pour bricoler…

Un peu moins de télé (écouter les reprises d’émission de bricolage sur HGTV et Canal Vie n’est PAS une activité créative…), un peu moins de niaisage sur internet: tout à coup, on a pas mal plus de temps pour réaliser les projets qu’on dorlote depuis longtemps.

Organiser son espace de travail, ça aussi, ça peut faire une différence. S’il faut se nettoyer un coin à chaque fois, c’est l’enfer. S’il faut aller chercher son matériel dans le fond du garage aussi…

Il faut également se choisir des projets qui vont avec notre mode de vie. Certaines « disciplines » sont mieux que d’autres pour le bricolage-minute:

  • Le tricot : se fait bien dans les transports en communs, sur l’heure du lunch, dans le lit avant de dormir… certains peuvent le faire devant la télé, mais moi je dois absolument regarder ce que je fais si je ne veux pas rater une maille… (Et pour ceux qui sont aussi mauvais que moi, il y a aussi le tricot-doigt!)
  • Le feutrage à l’aiguille : un peu de laine, une aiguille à feutrer et un petit coussin, c’est tout ce qu’il faut. Le procédé est peut-être long, mais il peut se faire presque partout! Ça devient même un stress relief device que vous pouvez avoir toujours sous la main ;)
  • Le gribouillage : un carnet, un crayon, c’est tout ce qu’il faut. On peut même le faire dans les transports, et prétendre que les lignes croches font partie de notre style.

Pour un projet de courtepointe, de peinture sur bois, de feutrage mouillé, mieux vaut planifier à l’avance et se réserver une bonne journée.

Overclocker son cerveau peut être une bonne idée, aussi (on a toujours besoin d’un « processeur » plus rapide). Ce que j’aimerais trouver, c’est un livre qui m’apprendrait comment éliminer graduellement le sommeil (quelle perte de temps!) de ma vie (sauf la fin de semaine…).

Si mon copain lit ça, il est en train de se dire “r’garde donc qui est-ce qui parle…” Je lui répondrai ceci: “Hey le grand, c’est mon espace ici. Pis tout est organisé dans ma tête, il ne reste qu’à appliquer mes méthodes…” :p


Soupirs, apitoiement et… Project Runway!

Project RunwayJ’ai manqué deux jours de boulot cette semaine à cause d’une grosse grippe. Là, je suis de retour, mais je me sens comme un vieux bâton de colle qu’on a laissé sècher.

Deux jours de congé, ç’aurait pu être l’occasion de faire du bricolage tranquillement à la maison, mais je n’avais même pas de assez de force pour ça. Dans cette terrible situation, je n’ai pas eu d’autre choix que d’entamer (et de finir…) la saison 3 de Project Runway que j’avais réservée dans le but de l’écouter en gang (ça fait une super soirée de filles, avec des grignotines et quelques cocktails).

Pour ceux qui ne connaissent pas le concept, c’est une émission de téléréalité américaine où 15 designers de mode sont en compétitions pour présenter une collection Project Runwayà la semaine de la mode de New York. Chaque semaine, ils doivent relever des défis créatifs dans un délai restreint et, bien sûr, le plus poche est éliminé.

La série est très bien faite, on est très loin des téléréalités québécoises ici. Même ceux qui sont allergiques à ce genre de shows peuvent adorer. Les défis sont toujours originaux et intéressants, et on met l’accent sur la démarche des designers plus que sur leurs chicanes internes (la plupart du temps).

Et c’est inspirant! Ça donne le goût de créer! bref, mettez la main là-dessus, vous ne le regretterez pas.

Je ne dirai pas que ça vaut la peine à écouter juste pour Tim Gunn, mais je vais le penser très fort, ok?